KONG
bourgades populeuses et ses nombreux villages. Les annamites l'avaient soumis à leur autorite et tenaient sous leur dépendance tous les chefs de la famille Nong; des compétitions entre eux motivèrent en 1039 l'intervention de TAnnam contre l'un d'eux nommé Nong Tsuan fou. Sur le point de tomber entre les mains des annamites et craignant que sa femme Ngo-nong (ou A-nùng) ne fiit emmenée en esclavage, il la donna pour épouse à un riche marchand dont elle eut un fils nommé Tche-kao (Trî-cao). Ce Tche-kao tua son père, prit la fiiite et prit par usurpation le nom de famille Nong\ sa mère se remaria en troisième noce avec le chef Nong lEa-king qui était du cercle de T'e-mo ^ ^ , actuellement territoire de la préfecture Yunnanaise de Kouang-nan fou. En 1041, Nong Tche-kao revint dans la province de ï^ng-du ou Tang-yeou ^ et y établit le royaume de Dai-lich ;^ S^. Lft cour d'Annam envoya de nouvelles troupes contre lui. Nong Tche-kao avait en vain fait appel à la Chine et avait grossi son armée de tous les proscrits et de tous les mécontents qu'il avait pu recruter, il fut fait prisonnier avec sa mère. Le roi annamite leur fit grâce et les rétablit dans leur ancien territoire qu'il agrandit même à cette occasion. En 1048 Nong Tche-kao se révolte et se soumet de nouveau. Quatre ans plus tard, après avoir encore une fois proclamé son indépendance et pris le titre d'Empereur de Dai-nam (du grand sud) , il parcourut en vainqueur tous les territoires qui le séparaient de la ville de Canton et mit le siège devant cette place; repoussé enfin par les chinois et complètement défait dans les défilés de Kouen-louen au nord-est de Nan-ningfou dans le Kouang-si, Nong Tche-kao se réfugia par les voies