LES KONG. W
fluviales dans le royaume de Ta-li (Yun-nan). Sa mère, Ngo-nong, voulut du moins défendre le cercle de T'e-mo contre les troupes chinoises victorieuses. Nong Hia-king , son mari, rallia environ trois mille barbares et tenta d'opérer une diversion en ravageant quelques territoires du Céleste Empire, mais on sut profiter de son éloignement pour investir le T'e-mo. La mère et le frère cadet de Nong Tche-kao furent faits prisonniers, envoyés à la capitale et exposés dans une cage de bois à la curiosité populaire. Quant à Nong Tche-kao les chinois envoyèrent de^ émissaires au Yun-nan pour qu'on le leur livrât: à leur arrivée il venait de mourir^.
Un autre membre de la famille Nong , appelé Nong Tsongtan, avait violé en 1067 les frontières de la Chine. Le gouverneur du Kouei-tcheou le fit rentrer dans le devoir par des moyens pacifiques en contractant avec lui un traité d'alliance et en obtenant de la cour qu'un titre honorifique lui fut confié.
En 1062, ce Nong Tsong-tan et ses fils demandèrent que les territoires placés sous leur domination fussent incorporés à l'empire chinois. L'empereur acueillit favorablement cette requête et leur conféra des mandarinats. L'exemple qu'ils avaient donné fut bientôt suivi par les Nong du cercle de T'e-mo
Chez les barbares de Si-youen , dit l'auteur Fan Chi-hou qui écrivait au XII^ siècle, le commun du peuple est désigné sous le nom de Ti-t'o ^ |£^ équivalant à l'expression chinoise les Cent familles. Peu à peu il y
1. Ethnographie de» peuples étrangère de Matouanlin, tradaction du Maxh quia d'Honrey de Saint-Denys» tome 2 p. 236 et soivantes.
Contre d^Hieêoire annamite de M. Petras Tra'o'n^Tinh-ky, tome 1, p. 66 et flniy.