KOUANG-SI, U YTJN-NAN
Ce travail commandé aux Jésuites par un décret de l'empereur Kanghi, daté du 10 Juillet 1708, lui fut présenté terminé en Tannée 1718. Il est encore aujourd'hui la hase des cartes du Céleste Empire ^publiées par les Européens et par les Chinois.
Les cartes des Jésuites sont fiiites au méridien de Péking (1 14® 49' 30" de Paris), projection conique, chaque degi*é est de 200 li soit 10 li pour un mille marin. Le li ainsi compté diffère sensiblement du ^t ordinaire qui est estimé à 400 mètres.
La copie manuscrite de ces cartes par d'Anville, premier géographeMu roi, 1697—1782, se trouve à la Bibliothèque nationale, §2, AMS géogr. mod. 2e partie 3.
Ces cartes de d'Anville sont incomplètes et n'ont pas été très exactement reproduites dans les publications qui en ont été fidtes à La Haye et à Paris. La reproduction de Paris est cependant la meilleure. Voir Bîbl. natle, atlas n*^ 2, § 5, Atlas général de la Chine^ de la Tartarie chinoise et du Thihet par Mr. d'AnviUe, à Paris chez Dezauche, In-folio, 64 planches dont 50 cartes. Le Département des Afiiaâre? Etrangères ne possède que l'édition de La Haye qui est la moins bonne. Voir aussi sur les cartes des Jésuites:
1® Nouvelle géographie de la Chine et de la Tartarie orientale; Ms. du Vme s. papier de Chine, Bibl. natle. Fr. 17242; 40 feuillets de 4 pages in-f®, l'auteur de ce manuscrit, un Jésuite, donne de grands détails sur les cartes dressées par les Missionnaires de sa compagnie.
2® Du Halde, Description de la Chine. Préface.
Xn AVERTISSEMEHT.
3^ Henri Gordier, Bibliotheca sinica, col. 107 à 112. D'après M. Ck>rdier, un viennois aurait, après d'Anville, publié en allemand les cartes des Jésuites sous le titre de: Atlas von China neu^h der Aufnahme der Jésuiten-Missionare Jierausgegeben von Stephan Endlicher. Wien, 1843 in-folio (Fr. Beck*s Universit&tB-Buchhandlung).
4^ Mémoire de Mr. d'Anville, premier géog. du Roi, etc. etc. sur la Chine M. DCC. LXXVI, petit in^^, p.p. 47.
5^ Edouard Biot, Membre de Tlnstitut. — Dictionnaire des Villes de VEmpire chinois^ 1842. Bibl. Nat. On. Aveiiissement , page 111:
« Des observations plus récentes Élites principalement sur les
c6tes méridionales et orientales de la Chine par les officiers des Marines française et anglaise ont indiqué que les longitudes données par les Missionnaires à partir de Péking étaient progressivement trop fortes, ce qui s'explique par l'imperfection des instruments que les Missionnaires employaient, conséquemment les longitudes comptées au méridien de Paris, d'après leurs nombres, sont trop fitibles pour la Chine occidentale et tix>p fortes pour la Chine orientale. Les observations récentes peuvent servir à les rectifier sur les c6tes mais on ne peut étendre ces corrections
dans l'intérieur que par des approximations La carte des Jésuites
est le seul travail topographique sensiblement exact que les chinois possèdent .... »