PREFACE. IX
autres y réclamer comme lui appartenant aucune parcelle des préfectures ou sous-préfectures annamites dont notre appendice nf* 1 donne la liste.
S^. La ligne frontière quont tracée les Jésuites sur leurs cartes des promnces du Kouang-tong ^ du Kouang-si et du Yun-nan est plutôt maxima que minima: au lieu, par exemple y de partager les défilés^ cette ligne semble les déborder pour s^ arrondir au profit de la Chine.
Cest le fleuve TiehAanq kiang que la grande Géographie Impériale chinoise assigne comme limite à la province du Kouang-tong du côté du Tong-king ^ or, les Jésuites ^ sur leur carte, ont avancé vers F ouest cette limite jusquà un cours cCeau quils appellent Ngan-nan kiang {c'est-à-dire fleuve Annamite) et que ne mentionne aucun des textes officiels que nous avons consultés.
Dans la préfecture yunnanaise de Khdi-hoa fou la rivière Tou-tcheou doit y selon la Géographie Impériale, franchir isolément la frontière annamite, or^ les Jésuites ont fait descendre celle-ci au-dessous du confluent de la rivière Toutcheou et de la rivière P" an-long kiang.
Ces erreurs dans le tracé de la frontière yunnanaise peuvent sans doute s'expliquer par ce fait que les Jésuites y mathématiciens de F empereur Kang-hi^ n ayant peut-être pas dépassé dans leurs explorations du Yun-nan les villes les plus méridionales de cette province ^ ont dû préférer tricher en plus qu'en moins lorsqu'ils ont eu à déterminer au sud des places dont ils avaient observé les hauteurs, une ligne frontière pour le tracé approximatif de laquelle ils n'avaient, disentils eux-mêmes j que des indications fournies par quelques voyageurs chinois.
4P. Contrairement à ce que nous montrent la plupart de
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no8 cartes, tous les cours d'eau qui, sortant des provinces annamites de Tt^én-çuanff, Thaï-nguyên et Lang^son^ arrosent la partie nord-est du Tong-king, cest-à-dire kC province de Cao-hangs se rejoignent pour couler dans le bassin chinois où Us forment la rivière Long {appelée aussi Li- Hong); celle-ci déverse ses eaux dans le Tso^kiang ou Rivière de gauche qui elle-même par le Si-hiang ou Fleuve occidental rejoint la mer à Canton.
Long-tcheou, point de concentration des forces chinoises du Kouang-si lors du conflit franco-chinois ^ se trouve donc mis en communication avec Canton par cette série de cours dteau dont aucun ne se déverse dans le Golfe du Tong-king.
5°. Les cartes des Jésuites , telles que les chinois les ont reproduites par leur procédé xylographique ^ sont trop défec* tueuses au point de vue orographique pour qu'il nous ait paru utile de reproduire les montagnes telles qu'elles y figurent» C'est au jugé, cl après la direction des cours dteau^ que d^Jnville y en copiant ces cartes , a pris sur lui de tracer les montagnes qui figurent sur les siennes.
Paris y le SO Mai 1886.
G. DErÉRiA.