‹ La frontière sino-annamite: description géographique et ethnographique d'après des documentsChapitre 76 sur 89 · FofOff* d'gsphraiio* a» Indo-Qùne, Vol. L p · texte numérisé non relu

FofOff* d'gsphraiio* a» Indo-Qùne, Vol. L p

Lm UIm kUM* â ^ ni.

Les Lolos blancs oooapent Le dernier d^ré de l'échelle parmi les barbares étrangers. H y en a dans les préfectures de Tim-nanfou, de Khaî-hoa et de King-tong fou. On les désigne aussi bous les noms de Sak-ma-tou ^ i^ ^ et de 8i-ma ^^\ leurs hordes paient un tribut et des taxes comme les Lolos noirs. Ils habitent dans les montagnes et les forêts de bambous ou bien dans des hameaux.

Les hommes se couvrent la tâte d'un morceau d'étofiê. leur tunique est courte, ils portent en bandoulière une bourse brodée et sont chaussés de souliers de cuir.

Les femmes retroussent leurs cheveux pour en faire un chignon qu'elles recouvrent d'un morceau d'étofiFe noir ou bleu orné de coquillages* et de grelots d'étain. Elles se bandent les pieds, portent des chaussures et sont obligées de travaiUer à la terre.

Lors des mariages les Lolos blancs se font des cadeaux de boeufs et de chevaux. Lorsqu'ils of&ent des sacrifices

1. Vid. mip. p. ISB, et plna loin oe qse dit H. C. Babor des Loloa bbuua. Ounier dît qn'iU sont dângnb tons le nom de T-ldk ^ ^ (bmilles étzMDg&m). Ct Voyag» feiphralioii m Indo-Orne, toI. I, p. G19.

8. Ces coquillages on CMirii que Hsroo Polo appelle pi>»re^ame» (cypies moneta) Mrraieat enoare de monnsie dsna le territoire de Tun-nen fou ta XUIe mbAn. Cee ooquilleges, d'apris le Tojtgoar TJiiitien,TBnMent de l'Inde. Cf. PMtbier, L» Ucrt dt MareoPlA» pp. S89 et S93.

Femme de Lolo blahc.

us LOLos BLAvoa. 139

ils piquent à leur porte, pendant la douzième lune, troia- ' cents branches de l'arbre appelé Tchen 1^ de montagne (Coiylus heterophyla) , ils récitent des prières et font des satuts rituels.

Pour consulter les sorts, les Lolos jettent des grains de blé dans l'eau et tiennent compte de ceux qui surnagent et de ceux qui sont immei^és. Leur langage, leur manière de se nourrir, les impôts fonciers et taxes qu'ils paient sont les mêmes que ceux des populations (chinoises). (T. K. T. Uy. 7. p. 0).

n est à remarquer que dans la planche représentant une femme de Lolo blanc, la manière dont elle porte un &rdeau est celle indiquée par F. Gtamier lorsqu'il décrit les Khas Mou-tse de Muong-lim-. «Quand les femmes portent des &rdeaux elles ajoutent à leur costume déjà si compliqué un plateau en bois qui se place sur les épaules en of&ant au cou une échancrure sufiSsante et auquel on accroche la hotte qui contient les objets à transporter. Ce plateau est retenu en avant par des cordes que l'on attache à la ceinture ou que l'on tient à la main.»

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hes Lolos noirs forment la classe la plus estimable des étrangers qui habitent but le sol junnanais. Les administrateurs indigènes (Tou-kouan -^ ^ ) et les chefs de campements (Ying-tchang <^ -^ ) appartiennent tous à leur race. Ils vivent répandus sur les territoires des préfectures de Tun-nan , Eiu-tsing, Lta-nça», Tch'eng-kîang. Ou-ting, Kouang-si, Tong-tchouen , Tchao-t'ong, Tchou-hiong. Choaen-ning et Mong-hoa fou.

Les Lolos noirs qui habitent sur le t^toire de Hoh-king (dans la prâecture de li-kiangfou) sont surnommés ffea-

«-'«') sîbs-T--

C'est depuis la dynastie des Thang (618—634) qu'ils forent considérés comme appartenant aux tribus des Tsouan orientaox et occidentaux '. Les Mongols (Yuan) s'emparèrent de leur territoire et les répartirent sous radministr»tion des préfectures et des sous-préfectures qu'ils y établirent.

Les habitations des Lolos noirs sont appelées Chan-piem ■Jl' ^ lorsque pour leur constmction ils se sont servi de bois au lieu de briques.

1. MoU-raot: ge»* it fouatt de la m&r. Pmt-ttn 1> mer déaigiift-t-eUe irà le lao S-Mirlho on Si-eurlhal qui Mt i l'est da IVIî, péat-ètra siuai m mot désigne-t-il simpleinnit des pUnea.

S. Vid. np. p. 18£.

LES LOSM H0XB8. 141

Les hommes s'entourent la tête d'un morceau d'étoffe noire ou bien portent un chapeau fait de bambou; sur leurs vêtements de toile ils mettent un manteau de feutre.

Les femmes s'entourent aussi la tête d'un morceau d'étoffe noire et portent des pardessus de peau de mouton , elles se serrent les pieds et portent des chaussures.

Le langage et la nourriture des Lolos noirs (dans le& préfectures précitées) sont à-peu-près les mêmes que ceux de la population (chinoise). Ils sont simples d'esprit et sont bons archers à la chasse. Au jour de l'an ils forment des voeux pour la prospérité du pays et la bonne récolte de l'année; ils se servent à cette occasion (dans leurs sacrifices) de poulets, de vin et de sonnettes à marteau de bois. Les terres qu'ils cultivent produisent du riz et du millet, ils paient consciencieusement les taxes. (T. K. T. liv. 7, p. 7).

ObserTAtion. n^. 1.

Les Lolos pourraient être les Lô-man ^ ou barbares Lô dont parle Ma Touan-lin dans le chapitre qu'il consacre au royaume de Nan-tchao ^. Au temps des Han postérieurs (l'an 224 de notre ère), le général chinois Tchou-ko-leang , canonisé sous le titre de Wou-heou, entra en campagne contre un chef nommé Mong-hou qui avait toute la confiance des barbares du midi et fut ensuite fait prince de Lôtien (principauté ou marche de Lô) ^ >£0 « Ce fut lui qui enseigna aux tribus Kouô-lo :}^ JP| à fiûre usage du feu ^.

Ce nom de Kouô-lo désigne bien vraisemblablement les Lolofl: ^ peut être une altération de ^ analogue à ceUe

1. EtkMOjtrapkiâ d&i pmpka éêrangerê^ tnduotioii de IL le Maïqnia d'Her- T^ de St-Denjs, Vol 2, p. 147, 809.

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