C. Baber. TrateU and BeêMrehes p. 88 et
PEUPLADES DIYEBSBS. Xg5
yaume de Nan-tchao réunit sous sa domination; c'est au YKI* siècle que Y-meou-tsin , roi de Nan-tchao, soumit les Mo-siè ou Mo8Sos>. La Géographie chinoise Fang-yu-ki-yao dit que les Mo-siè ou Mos- SOS sont aussi désignés sous les noms de Mo-cha ^ ^j,- et de Mo-ti ^ 1j^. (LiT. 32f>28).
La signification de Tcha-ghan-djang , nom sous lequel les Mongols ont désigné le territoire de Li-kiang occupé par les Mossos, est donnée par le passage suivant du Yuan-che-lei-pien (11 v. 1, p. 19):
cEn 1255, le général Mongol Ouriangcadaï, venant du Tibet , attaqua
Karadjang ^^ m] ^^ , c'est-à-dire les Ou Man ou barbares noirs
(Yun-nanfou) et Tcha-ghan-djang, c'est-à-dire les PeMan ou bar- «bares blancs.» Kara et Tchagan signifient en effet noir et blanc en mongol. Vid. sup. p. 129, 142.
Les Mossos qui occupent le territoire de la préfecture de Li-kiang
s'appellent tous Ho ^fjU ; les lamas du Tibet viennent recruter des
disciples parmi eux. H y a des Mossos qui étudient et se présentent aux examens chinois *. — Ils ont cependant une éciiture particulière qui n'existe plus qu'entre les mains des tomba ou sorciers. Cette écriture, outre un très grand nombre de signes et de combinaisons comme celle des Lolos et d'anciens caractères chinois, contient, dit M. Terrien de Lacouperie, une quantité de figures mythologiques, divinités , animaux , caractères bouddhiques , etc. Le British Muséum est redevable au capitaine Gill d'un très beau manuscrit Nashi (Mosso) qu'il a eu la bonne fortune de se procurer en passant à proximité de leur pays'.
On lit dans le Nan-man tche : Les Mossos ont une écriture figurative; pour écrire homme ils dessinent un homme, de même aussi ils tracent l'image de l'objet qu'ils veulent désigner. . . . Leurs magiciens s'appellent To-pa ^ Q .
Nous donnons \d un spécimen d'écriture Mosso que M. l'Abbé Desgodin , le missionnaire bien connu , a fait parvenir à M. Girard de Rialle qui a bien voulu nous le communiquer.
1. Ethnographie des pewpUs étrangers , ouvrage déjà cité, vol. II, p. 307. 9. Histoirs du Naniehao, liv. 4, f" 41, et PUyfaiT, loco dUto, p. 98. 3. Travels and Besearehes, p. 14A.
FBUFLADE8 BIYUM».
Fng;ment8 d'an manuacrit M068O.
Les Kou-tsong "j^ ^^ , sur le territoire des préfectures de Ho-king, Li-kiang et King-tongfou. Ils sont une variété de Si-fan (tibétains) et constituaient autrefois une tribu tibétaine (T'ou-fan ut |^ ) établie au nord-ouest du Yun-nan. (T. K. T. Uv. 7, f 67).
D'après rhistoire du Nan-tchao, Kou-tsong serait le nom d'une localité située au nord du pont de fer de Li-kiang. Ce pont de fer est jeté sur le fleuve Kin-chakiang à 30 lieues au nord-ouest de li-kiang (loco dt. liv. 1 , p. 37 ; liv. 4 , p. 2).
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Les Kou-tsong fiont vraisemblablement les Kutung ou Koutong dont parle M. G. Baber : «The mon are of dark reddish complexion , with ratber prominent feature^, above the average height, and well proportioned, dressed in dose-fitting woollen garments, which in some cases we observed to be neatly eut and handsomely embroidered. The chinese hâve not acquired the art of spinning and weaving wool, and the clothes of thèse people never came, it is évident,
firom a European loom The yonger woman vras particularly
remarkable for a peculiarity of her long hair, which was naturally ¥ravy, or «crimped", a feature which is never met with among the chinese. While ^ratching thèse people, I felt in the présence of my own race (Cf. Ttavels cmd Researches^ p. 156).
Les Si-fim 0| ^ (ou Pa-tsiu Q ^), dans les montagnes des préfectures de Yong-pei et de li-kiang. Ce sont des barbares d'au delà des frontières nord-ouest du Yun-nan ; ils ne comprennent pas le chinois. (T. E. T. liv. 7, p. 59).
Si-&n est le nom sous lequel les chinois désignent les peuplades tibétaines qui occupent une partie de la Chine occidentale. Les deux caractères Pa-tsiu peuvent se prononcer et Pa^tcha.
Les Ngo-tchang ||^ g (ou A-tchang p^ g ), dans les montagnes des préfectures de Ta-li et de Yong-tch'ang fou , leur nom de fieunille est La |^J . (Liv. 7, p. 61).
Les Haï Lolos M^^M I ^^ ^^^^ ^^ ^ ^^^* ^ ^V en a que sur le territoire de la préfecture de Kiu-tsing fou. On les appelle aussi Pa Lolos ^H | | ; ils demeurent dans les vaUées plates et y cultivent des champs humides (rizières). Ces champs sont très étendus, les gens du pays les appellent Hat (mer) et aussi Pa. Telle est l'origine du nom de ces Lolos. (Liv. 7, f 63).
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Les gens du pays appellent l'eau Haï et les plaines Pa, (Histoire du Nan-tchao, liv. 7, f« 31).
Les A-tchoLolos plj ^ sur le territoire de la préfecture de Kouang-fii fou. Ils sont de la race des barbcu-es noirs (Ou man) ou Fo ^; orientaux, sous le règne de la famille Muong du royaume de Nan-tchao ; à Tepoque des Thang , ils constituaient les tribus de Che-tsong , Mi-lei et Ouei-mo. Les Mongols les soumirent et firent de leur territoire la marche de Eouang-si qui devint préfecture du même nom sous les Ming. (T. K. T. Liv. 7, T 65).
Che-tsong et Mî-lei sont encore les noms de deux sous préfectures dépendant de Kouang-si fou. Ouei-mo a formé dans le même département une sous préfecture qui n'existe plus. C'est encore aujourd'hui le nom d'une montagne située a 80 /i au nord-est de la ville de Kouang-si.
Les Lou-wouLolos 3§ g, il n'y en a que sur le territoire de Eau-tsing fou ; leur manière de vivre ressemble à celle des Lolos noirs. (Liv. 7, f* 67).
Les Me-tch'a ^ ^ sur le territoire de la préfecture de Ou-ting fou qui , sous la dynastie des Han , faisait partie de la division territoriale appelée Yuê-souei ou Yuê-hi qu'habitaient les P'o ^, les Lou 3(jfe et autres barbai^s dont les Me-tch'a sont une variété. Sous la dynastie des Song , la famille Touan du royaume de Ta-li chargea le barbare noir A-U |5^ ^ d'administrer ce territoire qu'on appela Lo-wou pou ,^ ^ ^ (division ou tribu des Lo-wou). Actuellement on distingue les Me-tch'a des Lo-wou. (Liv. 7, f^ 69.) Vid. sup. p. 162.