CHAPITRE IV
Description Bororoaire de diversee peuplades du Ytin-nan occupant les
Umtoires de préfectures non continues au Tong-kiag: KanLolos,
Tchong-jen ou Tchong-kia, Nou-jen, Kieou-jen, Lo-wou Loloa , Li-mei,
Hiao-tze, Li-sou ou Liesoue, Ho-tch'a, Ho-eiè ou Hoegos, K.ou-Uong,
Tibétains Si-fan, A-tcbang, HaïLoloB, A-tchoLolos, Lou-wou Lotos ,
He-tch'a, Han-tniè, Li-mi, Piao, Yao.
Les KanLolos f^ ^ | ou Lolos secs, dans les préfectures de Yun-nan , Kiu-tsing et Tong-tchouen fou. Us sont de la race des Tdouau orientaux et ne comprennent pas le chinois. ( T. K. T. liv. 7, i° 11).
Ce nom de Lolm secs leur viendrait de ce qu'ils habitent dans les montagnes.
Les Tchong-jen ^4* A < ^'^ ^^ territoire des préfectures de Kiu-tsing et de Tchao-t'ong fou. Ils sont de la même race et de la même espèce que les Miao-tze yunnanais appelés Tchong-Ha ^rjt ^. Ceux de Kiu-tsing constituaient, sous la dynastie des Song , la horde de Mo-mi -0 ^ et ceux de Tchao-t'ong constituaient, vers le X" siècle, la horde de Ou- «>ong ^1^- (I^v. 7, flS).
Les Tchong-jen ou Tcbong-kia seraient venus du territoire du Kouangâ au Xe siècle. Les Tchong-kia comprennent difiérentes peuplades
102 nnTPLADlS DITXBSBB.
I4>pelée8 Lo-mien j^ fgj ^ Me-tch'a ^ ^, Fou-tcha ^ 1 ,
La-mao |^J :^ et Tiè-ma j^ Rl§ . Les La-mao habitent le territoire de ]a pi^fecture de Li-kiang sar les deux rives do Lan-tsaiig kiang, ils portent sur la tète un morceau d'étoffe blanche qui, selon la tradition, est un signe de deuil en souvenir de Tchou Ko-leang (Wou-heou). Cf. V Ethnographie des peuples étrangers^ vol. 2, p. 96. Tchao-tong fou fut appelé, sous les Ming, Ou^nangfau, La horde de Mo-mi occupait le territoire de Kiu-tsing fou.
Les Noa-jen J^ \, dans les préfectuies de Li-kiang et de Ho-king au delà des limites du territoire de la sonspréfecture de Ouei-si; leur tribu réside à dix journées du fleuve Nou kiang (Salween). Ceux qui habitent sur ses rives sont appelés Nou-jen , c'est à dire ^ens du fieuve Nou. (T. K. T. Uv. 7, f* 17).
Les Kieou-jen ^ \ , voisins des précédents , habitent au delà des grandes montagnes neigeuses de la vaUée du Lantsang kiang (haut Mékong). Ce sont des sauvages étrangers des territoires situés à Toocident des préfectures de Li-kiang fou et de Ho-king tcheou. Us ne comprennent pas les dialectes du Yun-nan. (Liv. 7, f^ 29).
Les Lo-wou^ ^ ^^ IP. ^ (^^ LolosLao-wou ^^), sur le territoire des préfectures de Yun-nan, Ta-li, Tchouhiong y Yao-ngan , Yong-tch ang et Eang-tong fou. La famille Touan |g , sous la dynastie des Song, avait créé une direction de la tribu des Lo-wou , (qui occupait le territoire de la préfecture de Ou-ting tcheou). (Liv. 7, f® 31).
C'est en 937 que la famille Touan succéda àla&milleMuongquiayait régné sur le Nan-tchao. En 1252, les Mongols anéantirent Tétat de
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Ta-li que gouveraait les Touan, mais ils continuèrent à charger cette &mille de l'administration générale. En 1383, la dynastie desMing investit héréditairement les Touan de l'administration de la sous-préfecture de Yun-long tcheou dans la préfecture de Ta-li. La dynastie actuelle fit de même pendant quelque temps.
Les Lo-wou dont il est ici parlé pourraient être les Lawas que Francis Gamier mentionne entre Muong-yong et Xieng-tong. (Cf. Voyage S exploration en Indo-Chine , vol. I , p. 391). Toutefois on ne saurait trop se garder des identifications exclusivement basées sur l'analogie des noms et je dois ajouter qu*il existe dans le Sse-tchouen , sur la rive gauche de la nvière Tong supérieure ou Ta ton ho , une agglomération Tibétaine appelée Rapten dont le centre se trouve en un point appelé Lo-wou ouei; c'est peut-être de là que les Lo-wou du Yun-nan sont originaii*es et tirent leur nom. (Cf. C. Baber, TraveU and Researches, p. 9!) et la carte p. 93.) Yid. inf. p. 168.
Les Li-mei i^ ^ ou Sa-mi ^ ^ , peu nombreux au Yun-nan. On n'en Yoit que dans les préfectures de Yunnan et de Eau-tsîng fou , ils ont le visage noir. Il en est parmi eux qui savent écrire. (T. K. T. liv. 7 f ® 41).
Li-mei pourrait être la transcription phonétique de Lemet, nom des sauvages de Xieng-khong, dont la plus grande partie reconnaît l'autorité de Luang-Prabang. La grande tribu des Lemet habite surtout la vallée du Nam-ta sur la rive gauche du Mékong. (Cf. Voyage d*exploration en Indochine ^ vol. I, p. 359).
Les Miao-tze ]|^ -^ , ils se rencontrent dans les provinces du Hou-kouang, du Sse-tchouen et du Yun-nan. Ceux de cette dernière province habitent les territoires des préfectures de Eiu-tsing , Tong-tchouen et Tchao-t'ong. Ils seraient , dit la tradition, de la race de P'an-hou.
Sur Fan-hou et les Miao-tze, vid. sup. p. 92. Il y a, dit Francis Garnier, à Tchao-t'ong une tribu particulière de Miao-tze que Ton nomme Houan-miao. Voyage d'exploration ^ vol. 2, p. 523.
Les li-sou ^^ ^j^ ou lâ-siè ^ ]t{^ , ils ne forment pas d'agglomération particulière au Yun-nan ; ils vivent épars sur
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le territoire des prâTectures de Yao-ngan, li-kiang, Ta-li et Yong-tch'ang fou. Us étaient au Yun-nan dès le IV® siècle av. J. C. lorsque le général chinois Tch'ou Tchouang-kiao pénétra dans cette contrée (T. K. T. liv. 7, f' 47).
Les Li-sou ou Li-siè sont les Lissous dont il est parlé dans le Voyage cTexploratûm en Indo-Chine, vol i, p. 519. Peut-être Lt-sou estil une altération de Losou, nom que se donnent à eux-mêmes les Lolos. Vid. sup. p. 146.
Les Mo-tch'a ^ ^ , sur le territoire des préfectures de Ou-ting, Ta-li et Mong-hoafou. Ils sont de la même race que les Lolos noirs. (Liv. 7, ^ 49).
Les Mo-siè ^ ^ * sur le territoire des préfectures de Li-kiang et de Ho-king. C'est sous la dynastie des Song que leur chef Mong-ts'ou ^ ^ s'empara de Li-kiang. Les Mongols en firent la principauté ou marche de Tchaghandjang ^ ^ ^ . La djmastie des Ming confia les fonctions de prâet à un chef nommé Mou 7(ç . (Liv. 7, f» 55).
Les Mo-siè sont les Mossos ou Moussons. Entre le 27« et le 30« parallèles, entre le Oambodje et le fleure Bleu, dit Frands Gamier, la masse de la population appartient à la l'ace Mosso; elle a formé autrefois un royaume d*abord indépendant puis tributaire de la Chine, dont la capitale était Li-kiang. On doit sans doute rattacher les Mossos au rameau tibétain. Entre A-ten-tze et Ouei-si tous les chefs indigènes sont Mossos et relèvent du mandarin chinois de Ouei-si. ( Voyage d'exploration , vol. 1 , p. 520).
Les Mossos sont appelés Djiung par les Tibétains et Nashi par euxn:èmes. Il existe un poëme tibétain intitulé Djiung ling (division Mosso) qui raconte Tinvasion d'une pai*tie du Tibet par les Mossos. Li-Kiangfou est leur ancienne capitale*. C'est là en effet, ainsi qu'il a été dit plus haut (p. 125, i26), que siégeait le gouvernement de Yue-si tcliao ou Mo-siè tchao , l'un des six états que le ro-