SCÈNE XVIÏ
Les pbécédens , BAZIN (i).
BAZIN , à la cantonnade.
Oui , aussitôt qu'il arrivera , vous me ferez demander... vous entendez , Baptiste? (^Entrant, ) C'est encore moi , mon ami , c'est Bazin, ton sauveur.
madame dervière.
Que dites-vous? {A Léon.) Eh! quoi, c'est monsieur Bazin qui...
BAZIN
Eh! bien, tu as reçu la lettre... comment ça s'est-il passé.? y at-il eu des pleurs, de l'évanouissement?., je crois bien; ces femmes, ça pleure et ça s'évanouit à volonté. Ah ! mon ami, quel service je t'ai rendu-là ! sais-tu qu'un quart-d'heure plus tard^ la famille Darbois était sur la route d'Amiens ? Ils s'en allaient tout tranquillement... je les ai trouvés au milieu des malles et des paquets; heureusement j'avais affaire à trois vieilles de bonne volonté, et ça n'a pas été long... Eh ! bien .f*
MADAME DERVIÈRE.
Eh ! bien , monsieur Bazin, il n'a pas lu la lettre , et elle n'existe plus.
BAZÏN.
Qu'est-ce (jue j'apprends ! îu n'as pas lu la lettre des Darbois , malheureux !
MADAME DERVIÎLIIE , uvec anxiété.
Ah! mon Dieu! qu'est ce que cela signifie?., votre visage a
( I ) Madame Dervière , Bazin et Léon.
changé tout-à-coup; ce qu'on nous a dit serait-il vrai ? Parlez, M. Bazin , parlez... il en est temps encore.
BAZIN
Il en est temps encore!., ah! mon ami, et vous, vénérable aïeule^ rendez grâce à la Providence qui me ramène.