‹ La GalactorrhéeChapitre 28 sur 70 · TES · texte numérisé non relu

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vent incapable de provoquer ou de maintenir la sécrétion lactée chez les animaux hypophysectomisés (Lyons, Chaïkoff, Reichert, 1933 ; Mac Phaïl, 1935 ; Riddle, Bates, Dykshorn, 1933 ; Selye, Collip, Thomson, 1934 ; Houssay, 1935 ; Nelson et Gaunt, 1936-37), alors que les extraits crus de préhypophyse ont cette action. Depuis les travaux de Nelson et Gaunt, 1936- 37, et de Gomez et Turner, 1936-37, il apparaît qu’en addition à la prolactine, l'administration d’hormone cortico-surrénale ou d'hormone adrénotrope préhypophysaire est nécessaire à la lactation chez les animaux hypophysectomisés.

Quoi qu’il en soit, l’action de la prolactine sur la glande mammaire, de même que sur la glande du jabot, est bien une action primaire directe comme le démontrent les expériences de Lyons, qui, injectant de la prolactine dans un seul galactophore, obtint une sécrétion lactée localisée.

Pour certains auteurs (Lyons, 1933-37 ; Nelson, Smelser, 1933), la prolactine, en plus de son action sur la sécrétion lactée, aurait une action sur le développement de la glande mammaire. Lyons et ses collaborateurs obtiennent un développement comparable à celui de la pseudogestation en injectant de la prolactine à des lapines pubères, vierges et ovariectomisées. Ils obtiennent un résultat analogue chez le lapin mâle soumis auparavant à l’action de la folliculine pendant un mois. Et chez le cobaye femelle ovariectomisé pendant l’œstrus.

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