CAS PE
D’après ces expériences confirmant les expériences initiales de Corner de 1930 sur les extraits hypophysaires, la progestérone ne serait donc pas indispensable au développement complet de la glande mammaire ; cependant, il faut remarquer que l’ovariectomie ne signifie pas forcément absence totale de progestérone, il semble bien, en effet, que la cortico-surrénale soit apte à en produire de petites quantités.
C’est à partir de Paction &e la prolactine :
— sur la glande du jabot,
— sur la glande mammaire, que sont établies les méthodes de titrage destinées à doser la prolactine dans un extrait hypophysaire, le sang, les urines, etc.
METHODES DE TITRAGE —- SUR LE JABOT DU PIGEON — SUR LA GLANDE MAMMAIRE 1° SUR LA GLANDE DU JABOT DU PIGEON
La méthode de dosage de la prolactine sur la
glande du jabot du pigeon est la méthode ‘la plus
employée, car la moins sujette aux causes d’erreur, étant donné lindépendance absolue d’avec la fonction ovarienne,
Cependant, toutes les méthodes employées sont sujettes à des variations (Bates, 1937). Ces variations, pour une même dose de prolactine, sont dues :
— à la durée du traitement,
— à la quantité de prolactine injectée par rapport
au nombre des injections,
— au poids et à l’âge du pigeon.
Elles peuvent entraîner des différences, quant à la réponse du jabot, dans la proportion de 1 à 5 ; c’est dire à quel point le titrage de la prolactine est un travail délicat demandant à être effectué dans des conditions absolument constantes. À ce sujet, il faut insister sur l'importance capitale de la race du pigeon, la réceptivité des pigeons pouvant présenter des variations individuelles extrêmement grandes, allant de 1 à 7 dans les races pures et beaucoup plus encore chez les hybrides.
C’est dire qu’on ne pourra jamais compter sur un titrage absolument rigoureux et que la seule facon d'obtenir une réponse aussi juste que possible est de
multiplier le nombre des dosages.
a) La méthode pondérale (Riddle, Bates, Dykshorn). C’est la plus sûre car elle est objective, donc non soumise à des facteurs individuels d’appréciation. Riddle et ses collaborateurs ont pu établir que, chez des animaux de même race, de même poids corporel, et dans les mêmes conditions d’injection, Le poids de la glande du jabot varie en fonction de la dose d'hormone injectée suivant une loi logarithmique qu’on peut représenter graphiquement par une droite en choisissant comme abcisse le logarithme de la dose injectée et comme ordonnée le poids du jàbot. - C'est cette méthode qui a été utilisée pour, détermi-
ner la standardisation internationale de la prolactine.
Wolf (1937), reprenant les expériences de Riddle,
obtient chez des pigeons jeunes des résultats ana-
logues ; les résultats s ’inscrivent sur une droite paral-
lèle à celle de Riddle mais déplacée, car il utilise
des extraits sept fois plus actifs.
Par contre, chez les pigeons adultes, la réaction ne suit plus les mêmes lois, d'où l'importance capitale du choix des pigeons. |
Choïx des pigeons. — Il faut prendre des :
— oiseaux impubères de 6 à 7 semaines, mâles ou femelles,
— de race ou souche Re
2 a La Rate Me ES ou ve races Le
pigeons de poids différents peut être calculée grâce
à un tableau de correction des poids ramenant au poids conventionnel de 450 grammes.
— Avant d’utiliser une souche, il importe de s’assurer par plusieurs dosages d’une prolactine déjà titrée que la réponse du poids du jabot à des doses
de plus en plus élevées correspond bien à un tableau
livré avec la prolactine.
Le mode opératoire est simple :
Pendant quatre jours de suite, une injection quotidienne dans le muscle pectoral, de 0,3 à 0,5 mgr. par jour.
L’autopsie est faite 24 heures après la dernière injection, donc 96 heures après la première.
Le jabot est enlevé, vidé de son contenu et de la sécrétion lactée adhérente. Les deux poches latérales épaissies sont prélevées, bien nettoyées de tout tissu adhérent et pesées ensemble.
Quand la moyenne du poids corporel des oiseaux diffère de 450 grammes, il faut faire les corrections
suivantes :
— Ramener le poids du jabot au poids conventionnel d’un oiseau de 450 grammes, en multipliant le poids moyen du jabot trouvé par 450, divisé par le poids corporel moyen.
— Lire sur le tableau le nombre d’unités correspondant à ce poids du jabot corrigé.
— Diviser ce nombre d’unités par la quantité totale injectée (en cc. ou en mg), également ramenée au poids de 450 grammes. Le quotient donne le nombre d'unités par cc. ou mg.
La réponse obtenue n’est pas obligatoirement Punité standard internationale, mais il est facile de Py amener à l’aide d’un facteur racial approprié, la valeur absolue dépendant de la race ou de la souche des pigeons utilisés. C’est dire que les laboratoires ne peuvent effectuer de dosages comparatifs que s'ils utilisent la même souche d'oiseaux ou s'ils standardisent leurs souches en échangeant des échantillons de prolactine.