PORTE
trouve, au bout de 4 à 5 heures, que des traces de galactose [34]. Chez l’homme, HARDING et GRANT, après ingestion de galactose, trouvent des taux veineux toujours inférieurs aux taux artériels. La différence est au maximum de 30 %, avec une technique dont la précision est de l’ordre de 10 % [111]. Pour FORSTER au contraire (cité par CHABROL) [44], il n'y aurait pas de différence.
La fréquence et l'horaire des prélèvements varient suivant les auteurs dans d’assez larges limites: AL- THAUSEN [6] fait six prises de sang, DESTREES [60] se contente d’une. Pour plus de rigueur scientifique, il est utile de faire un prélèvement sanguin avant l'ingestion du sucre. Sur cet échantillon, on pourra déterminer la glycémie à jeun, et le taux de substances réductrices restant après fermentation. Nous verrons ultérieurement que leur taux reste inchangé au cours de l’épreuve. Il est donc utile de les déterminer avant l’ingestion; connaissant leur valeur, on pourra calculer le chiffre exact de la galactosémie, sinon on risquerait de considérer ces substances non fermentescibles comme du galactose.
ALTHAUSEN fait une prise à la 5° minute et à la 15° minute. Quoiqu’un des caractères de la courbe des Basedowiens soit l’ascension précoce, l'examen des divers résultats montre que ces prélèvements sont inutiles. Si l’on emploie une micro-méthode, on aura tout avantage à prendre du sang toutes les demiheures durant deux heures. Si l’on soupçonne une lésion hépatique associée, ce temps pourra être prolongé jusqu’à 2 heures 30. Dans ces cas, en effet, le galac-
tose ne disparaît pas toujours du sang dans le délai habituel de deux heures. Certains, soucieux de ne pas multiplier les prélèvements, les réduisent à trois (30 minutes, 60 minutes et 90 où 120 minutes suivant les auteurs). Une telle technique donne encore des résultats de valeur. Mais il paraît vraiment peu rigoureux de descendre en dessous de ce nombre, et de se contenter, comme DESTREES et certains auteurs anglo-saxons, d’un seul échantillon. Une telle technique est à bannir formellement; chez l'individu normal, la G. Mx. s’échelonne entre la 40° et la 80° minute (STENSTAM) et chez les hyperthyroïdiens, elle n’est pas toujours très précoce. Il est donc absolument illogique de pratiquer un seul prélèvement, et de juger d’après lui la valeur de la G. Mx. Nous pensons qu’il est utile de recueillir les urines à la 2° et à la 4° heure. Une telle technique peut, dans certains cas, donner des renseignements intéressants. La simplicité du dosage dans l’urine fait que cette mesure ne complique pas sensiblement l'épreuve,