‹ La Galactosémie Provoquée: Test d'Hyperthyroïdie, Étude CritiqueChapitre 21 sur 55 · ES EE · texte numérisé non relu

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fréquence de 34 %. Les symptômes les plus souvent observés sont la diarrhée, les douleurs abdominales ou épigastriques, les nausées et les vomissements. BROWN et ses collaborateurs ont fait des examens radiologiques du transit baryté, chez 24 hyperthyroidiens. Les signes cliniques étaient nets, le métabolisme supérieur à 30 % dans tous les cas: il n'y avait pas eu de traitement iodé, ou radiothérapique récent. Enfin, il n'existait ni complication, ni maladies associées. Il a été procédé à un nouvel examen après l'intervention. Nous donnons, sous forme de tableau, la moyenne des chiffres observés pour le transit gastrique.

TRANSIT GASTRIQUE DES HYPERTHYROIDIENS D'APRÈS BROWN ET CoLr. [30]

Hyperthyroïdiens Mêmes sujets

Etapes du transit Témoins > ; avant après gastrique HRORAAUEE intervention intervention Début de l'évacuation gas- Q V2 224 / // 4 trique (temps moyen) . 335 2°44 5 Temps d'évacuation gas- . / lé = Le SCD MN RO UEERErS 143 248 F78

Le temps de début de l'évacuation gastrique est difficile à noter avec exactitude. La différence observée est d'assez faible importance, et on ne peut pas penser qu’elle joue un rôle notable dans la précocité de l'élévation. Déjà, en 1932, KALK et MEYER (cités par STENSTAM) [231] avaient suggéré que les ré-

sultats élevés observés dans certains cas d’ulcères gastro-duodénaux, étaient dûs à une augmentation du péristaltisme. Mais FIESSINGER et ses collaborateurs [81] puis, plus tard, Ask-UPMark [12|] 0: montré que si on introduisait le sucre par sonde duodénale, le résultat obtenu était le même que par ingestion.

Remarquons qu'au bout de quatre heures, l’évacuation de la bouillie n’est pas terminée. JOHANNSON (cité par Mile VIGNERON) [243] fait la même observation dans son étude sur le rôle de l'évacuation gastrique dans l’hyperglycémie provoquée. Mais, aussi liquide que soit la bouillie barytée, elle n’est qu’une suspension; elle .ne peut être assimilée à une solution de sucre. Ce retard de l'évacuation gastrique n’a peut-être pas lieu pour la solution. S'il se produit, le reliquat doit être minime; 1] n’a aucune influence sur la courbe de la galactosémie, puisque, à partir de la deuxième heure il ne reste plus, dans le sang, de galactose en quantité dosable.

Au niveau du grêle, on note, chez les hyperthvyroïdiens, une augmentation du tonus: la bouillie est brassée par les ondes intestinales de telle façon qu'elle donne une image en « limaiïlle de fer » au lieu de l’habituelle « arête de hareng ». Ce brassage plus intense du bol alimentaire ne joue peut-être pas, par lui-même un grand rôle dans labsorption des corps en solution. Maïs on peut supposer qu’au niveau d’un intestin grêle doué d’une telle motilité, la circulation est importante. Cette augmentation hypothétique de la vascularisation peut représenter un facteur mineur: de l'élévation précoce de la courbe.

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