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L'ABSORPTION DES HEXOSES
Quoiqu'il en soit, le rôle discutable de ces anomalies nous semble un peu secondaire. Il ne suffit pas que la solution sucrée arrive jusqu'au duodéno-jejunum ; le sucre ne traverse pas la muqueuse intestinale comme une substance dyalisable traverserait la membrane d’un osmomêtre. L’absorption des hexoses est complexe. On considère actuellement que le glucose, lui-même, est inerte au point de vue métabolique. Pour être métabolisable, il doit subir une phosphorylation qui le transforme en glucose-6-phosphate. Cette hypothèse a été émise par VERZAR [240 |; elle est appuyée par des arguments solides. Quoique des travaux expérimentaux récents utilisant le phosphore radioactif infirment certaines de ses données, elle demeure, jusqu'à plus ample informé, une bonne base pour l’étude du métabolisme des sucres (Sot- LAIRAC) [227]. On peut cependant s'étonner devant certaines publications qui la considèrent comme un ait scientifique bien établi. VERZAR reste beaucoup plus prudent.
Nous jugeons inutile de rappeler dans le détail cette théorie qui a été fréquemment rapportée dans la littérature scientifique contemporaine. Le galactose est un hexose soumis à la phosphorylation. VERZAR. et bien d’autres après lui, ont montré que la majeure partie du galactose n'était absorbée qu'après avoir subi cette transformation. Si l’on empêche la réaction de s'effectuer par la phloridzine (LUNDSGAARD 1933), l'absorption baisse dans des proportions considéra-
bles ; la faible quantité de galactose encore absorbée passerait dans la circulation sans aucune transformation à la manière des sucres non soumis à la phosphorylation. Cette fraction ne peut être augmentée par des actions endocriniennes (surrénalienne ou thyroidienne par exemple). Dans les expériences de AT- THAUSEN et dans celles de SOULATRAC, cette absorption résiduelle était de l’ordre de 20 %, de l’absorption totale. Si l'on emploie des solutions isotoniques, ce pourcentage se réduit encore {VERZAR).