‹ LA GALERIE DES BUSTESChapitre 3 sur 19 · BRISE MARINE · texte numérisé non relu

BRISE MARINE

La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres.

Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseux sont ivres

•D'être parmi l'écume Inconnue et les ci eux !

Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux,

Ne retiendra ce cœur qui dans la mer se trempe,

O nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe

Sur le vide papier que sa blancheur défend.

Et ni la jeune femme allaitant! son enfant.

Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,

Lève lancre pour une exotique riature !

Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,

Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs !

Et, peut-être, les mâts, invitant les orages,

Sont-ils ceux que le vent penche sur les naufrages

Perdus, sans mais, sans mâts, ni fertiles îlots...

Mais, ô mou cœur, entends le chant des matelots,!

Citons encore ce suave nocturne :

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