PI. XCIX
Cristatella ; guld viridi-aureâ ; corpore supra flavo , ventre fusco ; pennis hypocondriis rubris.
L’Oiseau de paradis rouge, Vieillot , Oiseaux dorés ou à reflets métalliques, loin, a , pag. 1 4 , pi- 3.
La Sarnalie rouge, idem , 2e édit, du noua. Dict. d’Hisl. nat., tom. 3o, pag. ii 4.
Nous ne connaissons pas la partie de l’Inde où se trouve cette espèce, dont nous n’avons encore vu que trois individus; probablement qu’elle habite dans les mêmes contrées que ses congénères.
Un noir velouté entoure la base du bec; les plumes du sinciput sont plus longues que les autres, et présentent la forme d’une petite huppe, séparée en deux parties par le milieu; ces plumes, celles du dessous du cou et du haut de la gorge, sont serrées, fermes, veloutées, et d’un vert doré; le dessus du cou, le haut du dos, le croupion, les côtés de la gorge et de la
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poitrine jaunes; le bas de cette partie, le ventre, la queue bruns; cette couleur est plus claire sur l’abdomen et plus foncée sur la poitrine. Une touffe de plumes très-nombreuses, très-longues, décomposées, et d’un rouge vif, ' partent des côtés du corps, au-dessous des ailes, et s’étendent beaucoup au delà des pennes caudales; les deux filets sont longs de 22 pouces, d’un noir brillant, convexes en dessus, concaves en dessous, un peu aplatis sur les côtés, terminés en pointe, garnis à leur base de barbes courtes et trèsfortes. Longueur totale, 9 pouces environ.
8eme famille. CORACES, Coraces.
Pieds médiocres, un peu forts.
Doigts au nombre de quatre; trois devant, un derrière épaté.
Bec en couteau, épais, glabre ou couvert de plumes à sa base, entier ou éçhancré, rarement plus long que la tête.
A Bec emplumé à sa base.
ière division. CORBEAU, Co/vus.
Bec long, robuste, convexe en dessus, garni à sa base de plumes effilées et dirigées en avant, droit ou un peu arqué, à bords tranchans; mandibule supérieure quelquefois échancrée vers son extrémité. PI. I, n° 5.
Narines ovales et cachées sous les plumes.
Langue plate, fourchue à sa pointe.
Tarses nus, annelés.
Doigt intermédiaire soudé avec l’externe à la base , totalement séparé de l’interne.
Aües longues, à penne bâtarde allongée, échancrée; première rémige plus courte que la sixième; deuxième, troisième et quatrième les plus longue? de toutes.
Queue à douze rectrices.
Linnée et Latham ont classé dans cette division, composée 4e vingt-
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deux espèces, les corbeaux, les corneilles, les pies et les geais, qui ont, il est vrai, des rapports intimes dans les caractères du bec et des pieds; mais la nature a donné aux deux derniers des attributs distincts, qui les ont plus ou moins éloignés des autres. En effet les corbeaux, les corneilles et les choucas ont les ailes longues et les pennes de la queue égales entre elles, ou à peu près; les pies en diffèrent principalement par leurs ailes plus courtes et par leur queue très-longue et fort étagée; les geais ont le bec moyen, tendu, moins arrondi en dessus, avec une fausse échancrure vers le bout de sa partie supérieure, qui est recourbée sur l’inférieure; les ailes moins longues à proportion que celles des corbeaux et des corneilles; mais elles ont plus d’étendue que celles des pies, et, dans l’état de repos, elle ne dépassent pas la moitié de la queue, qui est arrondie ou égale à son extrémité; enfin la plupart des geais se distinguent encore des précédens en ce que les plumes du dessus de la tête sont soyeuses, longues, étroites, et susceptibles de se relever en forme de huppe, au gré de l’oiseau.
Si on examine la marche, le vol, le naturel et tout le genre de vie de ces oiseaux, on remarque aussi entre eux de l’analogie et des dissemblances. Les corbeaux, les corneilles et les choucas marchent posément sans sauter; volent avec aisance et très-haut. Les pies et les geais sont toujours en action quand ils sont à terre, et font autant de sauts que de pas, tantôt droits, tantôt obliques; leur vol est moins soutenu et moins élevé; ils battent des ailes par intervalles, et planent de haut en bas pour se percher; tandis que les autres planent horizontalement et long-temps à une très-grande hauteur. Tous ces oiseaux se rapprochent en ce qu’ils ont une disposition naturelle à dérober et à cacher ce qu’ils peuvent attraper. Ils se nourrissent des mêmes alimens, et presque tous sont omnivores. Tous ont une disposition naturelle à imiter la voix de l’homme et le cri des animaux.
Les corbeauxproprement dits, s’ils ne sont inquiétés, quittent très-rarement le canton où ils se sont établis; se tiennent par couple, et en famille seulement à l’époque où leurs petits viennent de quitter le nid; mais dès que ceux-ci peuvent se suffire à eux-mêmes, ils s’isolent du père et de la mère, et s’apparient. Ils ont de l’analogie avec les vautours par leur corps exhalant l'infection, par une grande sagacité d’odorat, par leur voracité, et leur
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appétit pour la charogne; ils vivent aussi de chair palpitante, et mangent les petits quadrupèdes. Des corhines vont à la voirie, mais il n’en est pas de même pour les freux et les choucas : ils ne sont point carnivores , et ils se nourrissent, ainsi que les autres, de fruits, de graines, de vers et d’insectes.
Les corbeaux nichent de préférence dans les rochers, et, à leur défaut, à la cime des plus grands arbres ; c’est aussi dans les rochers qu’ils passent la nuit, et ils ne fréquentent les plaines que pour y chercher leur nourriture. Les corneilles habitent les forêts, construisent leur nid vers le milieu des arbres; les choucas nichent dans les vieux édifices, ou dans des trous en terre. Tous emploient les mêmes matériaux , savoir des rameaux et des racines pour l’extérieur, des herbes fines, de la mousse pour l’intérieur. La ponte est de deux à cinq œufs. Tous retiennent dans l’œsophage la nourriture destinée à leurs petits, et la dégorgent dans leur bec. Ceux-ci naissent nus, ne quittent leur berceau qu’en état de voler, et sont encore quelque temps après nourris par le père et la mère.
LE CORBEAU NOIR ET BLANC, Connu
leucophœus.