‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 132 sur 251 · COR ACI AS · texte numérisé non relu

COR ACI AS

veut l’elever, avec une sorte de pâte faite avec du lait, du pain et des graines; mais par la suite elle s’accommode volontiers de tous les mets qu’on sert sur nos tables.

Elle habite ordinairement les rochers; mais il semble qu’elle préfère ceux qui sont situés du côté de l’occident, à ceux qui sont à l’orient et au midi, quoiqu ils présentent à peu près les mêmes sites et les mêmes expositions. C’est dans les plus escarpés qu’elle construit son nid ; sa ponte est de quatre ou cinq œufs.

LE CORACIAS A BEC ROUGE, Coracia erythroramphos.

PI. CIIL

Violaceo-nigricans ; rostro pedibusque luteis aut rubris.

Lecoracias, Brïss., Ornith ., loin, a , pag. 3, n° i , pl. i ,Jig. i.

Idem, Biiffon , Hist. nat. des Ois ., loin. 3 , pag. i, pl. enl., n° 255.

Corvus graculus, Linn. , Grnel. , Sjst. nat.,edit. i3, n° 18. Idem, Lath . , Index , n° 4 s .

Red legged Crow, Lalh. , Synopsis, tom. i, pag. 4oi, n° 3q.

Steinrabe, TVolf et Meyer, Tasclienbuch der deutschen Vôgel Kunde, pag. ioi, n° rj.

Ce coracias fréquente les Alpes , les montagnes de la Suisse , celles de l’Auvergne, mais on ne le voit point, dit-on, sur les montagnes du JBugey et dans toute la chaîne qui borde le pays de Gex jusqu’à Genève. On le retrouve encore dans les îles de Crète, de Candie, en Perse, et même en Egypte, selon Hass-el-Quits ( Voyage , pag. 238, n° 19). Il arrive dans cette contrée vers le temps où le Nil débordé est prêt à rentrer dans son lit; y est attiré par les insectes et les grains nouvellement semés et ramollis par le premier travail de la végétation, car il est également granivore et insectivore. Son cri est aigu quoique assez sonore , et fort semblable à celui de l’huitrier. Il le fait entendre presque continuellement, et on prétend qu’il apprend à parler. Il établit son nid au haut des vieilles tours abandon-

GALERTF, DES OISEAUX. IIe PARTIE.

i64 CHOQUARTS.

nées et des rochers escarpés; sa ponte est de quatre ou cinq œufs blancs, tachetés de jaune sale.

Cet oiseau est totalement d’un noir à reflets violets, verts et pourprés, selon l’incidence de la lumière ; le bec et les pieds sont rouges ; les ongles noirs. Longueur totale, i5 pouces. La livrée du jeune n’est pas connue. Chez des individus le bec et les pieds sont jaunes.

5ème division. CHOQUART, Pyrrhocovax, .

Bec droit et garni à la base de plumes courtes, dirigées en avant, médiocre, convexe en dessus, un peu grêle; mandibule supérieure un peu arquée et à échancrure usée vers le bout. PI. I, n° 9.

Narines orbiculaires , ouvertes, cachées sous les plumes du capistrum.

Langue cartilagineuse, aplatie, bifide à la pointe.

Tarses nus, annelés.

Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’externe, totalement séparé de l’interne.

Ailes longues; première rémige plus courte que la cinquième, troisième la plus longue de toutes.

Une des trois espèces que contient cette division se trouve en Europe; la deuxième à la Nouvelle-Hollande; quant à la troisième ( clioquart sicrin ), on n’est pas certain de bien connaître son pays natal, ni qu’elle appartienne réellement à cette division : tout ce qu’on sait du genre de vie de la première se borne à dire qu’elle habite les Alpes, niche sur les arbres et dans les rochers; que sa ponte est de quatre ou cinq œufs; quelle se nourrit d’insectes, de vers de terre, de larves, de graines germées; et qu’étant nombreuse, elle fait du dégât dans les champs nouvellement ensemencés.

CASSENOIX.

LE CHOQUART DES ALPES, Pyrrliocorax

alpinus.

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