‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 135 sur 251 · PI. CVII · texte numérisé non relu

PI. CVII

Pwpureo-nigricans ; capistro genisque tomentosis; ceivice fascidque pectorali viridi-nitenlibus ; sub gulâ lunulâ cupreo-aureâ, fulgidissimd.

Paradisea gularis, Lath ., Index, n° 5.

Paradisea nigra, Linn., Gmel., Syst. naU , edit. i3 , n° 5.

Gorget paradise bird, Lath., Synopsis , tom. \,pag. 478, n° l\, pl. 20.

Le paradis à gorge d’or, Vieillot, Ois. dorés, pl. 8 et g.

L’astrapie à gorge d’or, 2 e édit, du Now. dict. d’Hist. nat., tom. 3 ,p. 87.

Chez cette très-belle espèce, que l’on trouve à la Nouvelle-Guinée, deux touffes de plumes longues et soyeuses partent du dessus des yeux, s’étendent sur les côtés du cou, et forment, chez l’oiseau parfait, une double huppe qui dépasse la tête ; celle-ci est d’un noir à reflets; les plumes de l’occiput, du dessus du cou, du haut du dos, sont d’un vert doré, changeant en violet, selon la direction de la lumière; ces plumes, étroites à la base, larges et arrondies à leur extrémité, sont couchées les unes sur les autres, comme des écailles de poisson ; celles de la gorge ont la même forme, jettent sous divers aspects des reflets dorés ou de couleur de cuivre de rosette, et présentent sur le bas de la gorge une espèce de hausse-col très-éclatant; les côtés de la poitrine et du ventre sont d’un très-beau vert ; les rémiges primaires noires; cette couleur se change en violet sur les secondaires; les rectrices ont leurs barbes extérieures noires et les intérieures violettes ; les intermédiaires sont d’un beau violet velouté : vues de face, elles prennent une belle teinte ondée vers leur extrémité et offrent à l’œil cette fleur chatoyante de diverses prunes violettes, à l’époque de leur maturité; toutes sont en dessous d’un beau marron. Longueur totale, 28 pouces, dont la queue en tient 20. La femelle, dont M. Levaillant a publié la figure dans ses oiseaux de paradis, est noire, plus petite, et est privée du luxe et de la magnificence que présente le plumage du mâle.

T70 QUISCAEES.

gime division. QUISCALE, Quiscalus.

Bec glabre, droit et comprimé à la base, robuste, pointu, à bords anguleux, fléchis en dedans; mandibule supérieure formant un angle aigu dans les plumes du front, inclinée à son extrémité. PI. J, n° 2.

Narines dilatées, ovales, couvertes d’une membrane.

Langue plate, bifide à la pointe.

Tarses nus, annelés.

Doigt intermédiaire soudé avec l’extérieur, le long de la première phalange , et totalement séparé de l’interne.

Ailes moyennes; première et cinquième rémiges égales; deuxième, troisième et quatrième les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices.

Les trois espèces qui composent cette division ont été classées dans le genre du mainate; il suffit seulement de comparer leur bec à celui de ce dernier, pour s’assurer qu’elles y sont déplacées , ainsi que parmi les pies, où Brisson et Buffon ont mis le grand quiscale et le versicolor; car ils en diffèrent au moins autant que des mainates.

Quoiqu’on rencontre quelquefois ces oiseaux dans l’intérieur des bois, ils se tiennent ordinairement sur les lisières, d’où ils se répandent dans les prairies, les champs cultivés et les habitations rurales, pour chercher les vers, les insectes , les baies et les graines dont ils se nourrissent. Etant d’un naturel très-sociable, on les voit, pendant presque toute l’année, en troupes trèsnombreuses. Ils habitent dans le nouveau continent, depuis la Jamaïque jusqu’à la baie d’Hudson; mais ils quittent à l’arrière-saison les contrées boréales. Ils se mêlent à l’automne avec les carouges noirs et les troupiales commandeurs , et tous composent alors ces volées innombrables qui dévastent en peu de jours un champ de maïs; en tout autre temps, chacune de ces espèces fait toujours bande à part. Les quiscales se tiennent souvent, comme nos pies et nos corneilles, à la suite de la charrue, pour se nourrir des vers et larves que le soc met à découvert.

A l’époque des premiers établissemens européens dans l’Amérique septen-

QUISCALES. 1 7 I

trionale, tous ces oiseaux firent un tel dégât dans les champs de graines céréales, qu’on mit leur tête à prix; on les extermina aisément, car ils sont peu méfians, et plus ils sont en nombre, plus facilement on les approche; mais il a résulté de leur destruction presque totale un mal qu’on n’avait pas prévu : les blés et les pâturages furent dévorés par les vers et les insectes : on fut donc forcé de les ménager pour écarter un fléau inconnu jusqu’alors. Le dégât, qu’ils font encore, devenant moins considérable à mesure que la culture fait des progrès; et leur chair étant dure et sèche, on ne leur fait aujourd’hui la chasse que par amusement. Ils nichent sur les arbres, et leur ponte est de quatre ou cinq œufs.

LE QUISCALE VERSICOLOR, Quiscalus

versicolor.

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