‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 136 sur 251 · PI. CVIII · texte numérisé non relu

PI. CVIII

Nigro-violaceus , purpureus , viridi-aureus ( mas. );

Nigricans ( femina ) ;

Supra J ils eus , subtus rufescens (junior).

La pie de la Jamaïque, Briss., Ornith ., tom. 2 , pag. /41, n° 3.

Idem, Buffon, Hisl. nat. des Ois ., loin. 3, pag. 9 7, n° 2.

Purple jackdaw, Catesby, car. \,pag. \i,pl. 12.

Gracula quiscala, Linn., Gmel ., Sjst. nat., edit. i3, n° 7.

Idem, Latli., index, n° 7.

Purple grakle, Latli., Synopsis , tom. 1, pag. 462, n° 6.

De tous les oiseaux voyageurs du nord de l’Amérique ce quiscale est le dernier qui abandonne le centre des Etats-Unis ; car il ne le qui tte qu’au mois de novembre. U paraît qu’il s’en éloigne peu, puisqu’il y revient au mois de février. Il fréquente alors les marais, où il se nourrit des graines de la zizanie aquatique , et se retire au mois de mars dans les taillis et les vergers voisins des habitations rurales. Il cherche à cette époque sa nourriture devant les granges, et même à la porte des maisons, pour prendre sa part des alimens qu’on distribue à la volaille. Les bois, et de préférence ceux dont le fonds

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est marécageux, sont les lieux où il se plaît à nicher; il construit son nid sur les arbres de moyenne hauteur, en compose l’extérieur de tiges d’herbe sèche, de joncs , de bûchettes, et en garnit l’intérieur du chevelu des racines : le tout est fortifié avec de la terre gâchée. La ponte est de cinq à six œufs bleuâtres, tachetés et rayés de brun sombre et de noir; il en fait ordinairement deux par an. Le chant du mâle, qu’il ne fait entendre qu’au printemps, m’a paru sonore et assez agréable, quoique mélancolique. Les Américains l’appellent blcick bird( oiseau noir) ainsi que toutes les espèces de sa couleur. C’est la pie de la Louisiane , dont parle le page Dupratz dans l’histoire de cette contrée, le tequixquiacatznalt , ou l’étourneau des marais salés de Fernandez, le maisdielb de Ralm ( it. 3, pag. 33 ).

Quand on regarde le mâle, dans son plumage parfait, il présente à l’œil, sous certains aspects, les couleurs du prisme dans tout leur éclat; les reflets^ les plus riches et les plus brillans, bleus, pourpres, violets, verts, dorés, se jouent sur un noir velouté. Le bec et les pieds sont d’un noir mat; l’iris est argenté. Longueur totale , 1 1 pouces.

La femelle est un peu moins grande que le mâle , et n’a guère que 9 pouces et demi de longueur; le bas du dos , le croupion , les ailes et la queue sont noirâtres; le reste du plumage d’un brun tirant au fuligineux en dessus, avec quelques reflets verts.

Le jeune est brun sur toutes les parties supérieures, le bec et les pieds; roussâtre en dessous ; d’une nuance plus foncée sur la poitrine, plus sombre sur les flancs et sur l’anus : on remarque une tache noire entre le bec et l’œil. Il porte cette livrée jusqu’à la mue, laquelle a beu aux mois d’août et de septembre, ensuite le plumage des jeunes mâles est pareil à celui des adultes, et ceux-ci en portent un moins éclatant que celui des vieux.

On compte plusieurs variétés accidentelles, dans cette espèce : telles sont, i° le cassique de la Louisiane ( o/iolus ludovicianus ) ; 20 la variété de ce prétendu cassique décrite dans le supplément du Synopsis de Latbam, qui a été vue à la baie d’Hudson dans une bande de quiscales; 3° l’individu rapporté à ce quiscale par cet ornithologiste.

CASSICANS.

ioèœe division. CASSICAN, Cracticus.

Bec glabre et formant à la base un angle arrondi dans les plumes du front, droit, allongé, robuste , épais, fléchi à la pointe; les deux mandibules échancrées vers le bout. PI. J , n° 3.

Narines ovales, nues.

Langue

Tarses glabres, annelés.

Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’externe , totalement séparé de l’interne.

Ailes à penne bâtarde courte; première et deuxième rémiges les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices.

Les sept espèces de cette division appartiennent à l’Asie méridionale et à l’Australasie; leur extérieur seul est connu. Latham et Gmelin les ont dispersés dans leurs genres co/vus , coracias et paradisea; mais elles ont des caractères qui les éloignent de ces trois groupes, et qui m’ont paru suffisans pour en composer une division particulière et distincte.

LE CASSICAN RÉ VEILLEUR, Cracticus streperus.

Pl. CIX.

Niger; macula alarum , crisso cauclâque basi albis.

Corvus graculinus, Withe-vinted crow, TV ith ’s Journ. bot. bay pl. pag. 25 1.

Coracias strepera , Lath. , index , n° 2 t .

Noisy roller, Idem , Synopsis, 2e suppl., pag. 121, n° 3.

Réveilleur de l’île Norfolk, Daudin, Orn. tom ., 2 ,pag. 267.

Le cassican réveilleur, 2e édit, du Nouv. Dict. d'Hist. nat., tom. 3, pag. 356.

Ce cassican , très-commun dans l’île de Norfolk, est d’un naturel doux, ne dort point, ou très-peu pendant la nuit, ne cesse alors de s’agiter et de

ROLLIERS.

jeter des cris qui interrompent le sommeil des hommes et des animaux : de là lui est venu le nom de réveilleur, qu’on lui a imposé dans diverses langues. Tout son plumage est noir, à l’exception de la base des six premières rémiges , des couvertures et du côté extérieur des pennes latérales de la queue , qui sont blancs; l’iris est orangé; le bec et les pieds sont noirs. Longueur totale, 18 pouces.

nème division. ROLLIER, Galgulus.

Bec glabre à sa base, plus haut que large, robuste, entier, convexe en dessus, comprimé par les côtés; mandibule supérieure crochue vers le bout. PI. J, n° 4.

Narines linéaires, latérales, obliques, à demi closes en dessus par une membrane, ouvertes en dessous.

Langue cartilagineuse, frangée à sa pointe.

Tarses nus , annelés.

Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’externe, totalement séparé de l’interne.

Ailes moyennes; première rémige plus courte que la troisième, deuxième la plus longue de toutes.

Queue à douze rectrices.

Nous soupçonnons que tous les oiseaux que l’on a présentés pour des rolliers ne méritent pas ce nom. En effet, on en a décrit plusieurs comme appartenant à l’Amérique, et il paraît certain qu’il ne s’en trouve point sur le nouveau continent. Nous croyons qu’en réduisant leur nombre à douze ou quatorze espèces, nous approchons de la vérité.

La famille des rolliers est répandue en Afrique, dans l’Asie méridionale, et un seul se trouve en Europe. Ils ont dans les couleurs et les caractères des rapports avec les geais; mais on les distingue facilement à leurs narines en grande partie découvertes, linéaires et obliques; tandis que ceux-ci les ont arrondies et cachées par des plumes dirigées en avant. Ces oiseaux vivent de baies et d’insectes, nichent ordinairement sur les arbres, et leur ponte est composée de quatre ou cinq œufs. Plus sauvages que les geais et les pies, ils

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