‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 147 sur 251 · PI. CXX · texte numérisé non relu

PI. CXX

Nigra ; collo albo.

Hirondelle à plastron blanc, 2 e édit, du Noue. Dicl. d’Hist. nat. , tom. 14, pag. 524, n° 4-

Le mâle de cette espèce, que M. Delalande a rapporté du Brésil, a le bec, les pieds et le plumage noirs, avec un demi- collier blanc sur le dessus du cou, et un plastron de cette couleur en dessous. La femelle ne diffère qu’en ce que le collier et le plastron sont moins apparens. Longueur totale, c) pouces environ.

B Queue composée de dix rémiges.

Cette section contient les hirondelles acutipennes , dont une espèce a été trouvée à la Nouvelle-Hollande; les autres habitent le nouveau continent.

2eme division. MARTINET, Cypselus.

Bec petit, très-fendu, déprimé et trigone à sa base, comprimé latéralement, étroit à sa pointe; mandibule supérieure entaillée et courbée vers le bout ; l’inférieure plus courte et un peu retroussée à son extrémité. PI. K , n° 6.

Narines larges, closes en arrière par une membrane, couvertes par les plumes du capislrum , ouvertes vers le milieu.

Langue courte, cartilagineuse, large, bifide à sa pointe.

Bouche ample.

Tarses très-courts, à demi-vêtus.

Doigts totalement séparés; postérieur articulé sur le côté interne du tarse, tourné en devant. PL BB, n° 1 1.

Ongles courts, étroits, très-arqués, acuminés, fort rétractiles.

Ailes longues; première et deuxième rémiges les plus longues de toutes.

MARTINETS

Queue à dix rectrices.

Les quatre espèces de cette division n’ont que deux manières d’exister; elles passent leur vie dans un extrême mouvement, ou dans un repos absolu; elles s’agitent sans cesse dans le vague de l’air, ou elles restent blotties dans leur trou. Vrais oiseaux aériens, jamais ils ne se posent à terre d’euxmêmes, et lorsqu’ils tombent par accident, ils s’élèvent avec la plus grande difficulté sur un terrain plat, et s’j traînent plutôt qu’ils ne marchent. Il leur est impossible de faire autrement; car leurs pieds sont fort courts, leurs ongles très-crochus, et lorsqu’ils sont posés, les tarses portent à terre jusqu’au talon , de manière qu’ils sont presque couchés sur le ventre. Il leur faut donc une élévation quelconque pour mettre en jeu leurs longues ailes , une pierre, une taupinière leur suffit. «Si, comme dit Buffon, tout le terrain « était uni et sans aucune inégalité , les plus légers des oiseaux deviendraient « les plus pesans des reptiles; et s’ils se trouvaient sur une surface dure et « polie, ils seraient privés de tout mouvement progressif : tout changement «de place leur serait interdit.» Les martinets nichent dans des trous de muraille, de rocher, et ne font qu’une ou deux pontes dans nos climats, où ils arrivent aux mois d’avril et de mai, et d’où ils partent en septembre, et le plus souvent en août.

LE MARTINET A VENTRE BLANC, Cjpselus

melbus.

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