PI. CXXXVIII
Rubescente-rufus ; capite, alis caiidâque nigris. Mas. rufus. Femina.
Tangara mordoré , BujJ., Hist. nat. des Ois., tom. [\,pag. a 1 5 , pl. ënl. , n° 809 ,fig- 2 , sous le nom de Tangara jaune à tête noire.
Tanagra atricapilla, Linn. gm. syst. nat. édit. i3, n° 43 ; idem Lath. index , n° i3.
Black-Headed tanager, Lath., Synopsis, tom. 2 , pag. 224, n° i3.
La tête du mâle est d’un beau noir lustré, de même que les ailes et la queue; le corps d’une belle couleur mordorée, plus foncée sur le devant du cou et sur la poitrine; le bec et les pieds sont noirs. Longueur totale, 7 pouces. La femelle est rousse et n’a nulle trace de noir dans son plumage.
5ème division. BATARA, Tamnophilus.
Bec convexe, tendu, crochu à la pointe; mandibule supérieure comprimée sur les côtés, dentée ou échancrée vers le bout, l’inférieure souvent renflée en dessous, entaillée, retroussée et aiguë à l’extrémité. Pl. L, n° 8.
Narines ovales, ouvertes, situées près du capistrum.
Langue un peu épaisse , bifide à la pointe.
Bouche ciliée.
Doigt intermédiaire uni à l’externe presque jusqu’au milieu , et avec l’interne à la base chez la plupart.
Ailes courtes, arrondies, à penne bâtarde courte; troisième, quatrième et cinquième rémiges les plus longues de toutes.
Queue à douze rectrices , le plus souvent étagées.
Cette division est composée de trente individus , mais je ne puis assurer qu’ils constituent tous des espèces distinctes., attendu qu’on ne connaît
BATARAS..
que la dépouille de la plupart. Au reste , oii pourrait diviser leur groupe par sections, d’après la conformation du bec, qui est, chez les uns, trèsrobuste et renflé en dessus; moins fort et peu bombé chez d’autres, et très-grêle chez quelques-uns. Parmi ceux-ci on remarque le Batara à calotte noire ( Lanius ater, Lath. ) Le Batara coraya ( Turdus coray a, id.) Le Batara à front roux ( Turdus riifijrons, id.) Le Batara grisin ( Syh’ia grisea, id.), etc. , qui tous sont indiqués par une étoile dans la deuxième édit, du nouv. Diction, d’histoire naturelle.
Le plus grand nombre des Bataras se trouve en Amérique, mais seulement depuis les Florides jusqu’au Paraguay inclusivement; le reste habite l’Afrique, et partout ils ont le même genre de vie. Tous se plaisent dans les halliers les plus épais et les plus fourrés, où ne pénètrent jamais direc- - tement les rayons du soleil, ni les eaux de la pluie. On ne les rencontre point dans les buissons desséchés ou isolés, et ils ne sortent de leur retraite que le matin et le soir. Alors même ils 11e se posent que sur des branches basses, de sorte qu’à peine ils s’élèvent à quelques pieds au-dessus du sol. On ne les voit point dans les grandes forêts, à moins qu’il n’y ait des broussailles épaisses ; ils évitent également les campagnes et les lieux découverts, ne se réunissent que par paires, et se nourrissent d’insectes qu’ils saisissent dans les halliers ou à terre. Çes oiseaux sont sédentaires , volent peu , et seulement pour passer d’un buisson à un autre ; ils sont peu farouches , et se tiennent communément dans les broussailles des cantons cultivés et des enclos. Le cri de la plupart est fort et s’entend de très-loin, mais ils se taisent dans toute saison qui n’est pas celle des amours.
Beaucoup ont de grands rapports avec les Fourmiliers dans leurs mœurs et dans leurs habitudes; aussi M. de Azara , à qui nous devons des détails intéressans sur les Bataras, me paraît très-fondé à les rapprocher les uns des autres. Ils en ont aussi , par leur extérieur, avec les Pie-grièches , parmi lesquelles plusieurs ont été classés. Si on veut comparer le genre de vie des Pie-grièches, des Bataras et des Fourmiliers, qu’011 suppose qu’ils vivent dans le même canton, et même que chaque genre se trouve dans le même buisson, on verra toujours les premiers sur le sommet, les seconds au centre et les derniers au pied.
PILLURIONS.
LE BATARA BLANCHOT, Tàmnophilus olivciceus.