‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 170 sur 251 · PI. CXXXIX · texte numérisé non relu

PI. CXXXIX

Capite virescente-cinereo ; corpore suprà olivaceo , subtùs jlavo; tect/'icibus alarum Jlavo maculatis.

La Pie-grièche blanchot, Levaïllant; Hist. nat. des Ois. di Afrique, pl. i85.

Idem, deuxième édit, du noua. Dict. d’ h ist. nat., tom. 2.5, pag. 1 35 .

Cette espèce, qu’on trouve au Sénégal et dans d’autres parties de l’Afrique, a le dessus de la tête d’un gris bleuâtre; les lorums blancs; le tour de l’œil, toutes les parties inférieures jaunes; des taches de cette couleur sur les couvertures des ailes et à l’extrémité de la queue; le dessus du corps d’un vert olive ; les rémiges noirâtres et finement frangées de jaune à l’extérieur; le bec et les pieds couleur de plomb. Longueur totale, dix pouces et demi.

6ème division. PILLURION, Cissopis.

Bec court , robuste , bombé dessus et dessous , un peu comprimé vers le bout; mandibule supérieure échancrée et courbée à sa pointe; l’inférieure plus courte, droite. Pl. L, n° 9.

Narines orbiculaires , ouvertes.

Langue

Bouche ciliée sur les angles.

Tarses nus , annelés.

Doigt intermédiaire soudé avec l’externe à la base , totalement séparé de l’interne.

Ailes courtes ; troisième et quatrième rémiges les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices. %

La seule espèce, que renferme cette division, se trouve au Brésil. On ne connaît que son extérieur. Combien d’autres sont encore dans le même

PILLURIO NS.

cas et qui y seront encore long-temps , si l’on continue d’envoyer à grands frais des naturalistes auxquels on ne donne d’autre mission que de recueillir des dépouilles d’animaux , cpii en conséquence ne s’occupent nullement de nous faire connaître leurs mœurs, leurs habitudes, leur genre de vie, et qui souvent ne peuvent nous donner des renseignemens certains sur ce qui distingue le vieux de l’adulte , la femelle du mâle et le jeune de tous les trois ! Ce n’est pas ainsi que se sont comportés les Levaillant , les de Azara , les Wilson , etc. ; mais ces excellens observateurs voyageaient à leurs frais ; pourquoi ceux qu’on paie , qu’on décore, et auxquels on accorde des pensions, en agissent-ils autrement, quoique tout le monde convienne que l’histoire des animaux est la partie la plus intéressante , et pour le véritable naturaliste et pour les gens du monde? Il semble qu’on ne vise qu’à plaire aux curieux en entassant les animaux dans une collection, comme dans un magasin de pelleteries. Hélas ! combien d’auteurs veulent passer pour d’illustres savans, parce qu’ils ont trouvé dans cette foule et décrit un individu inédit!

LE PILLURION BICOLOR, Cissopis bicolor ,

Page 1