PL CXL
Corpore albo nigroque vario; rectricibus lateralibus apice albis.
Lanius picatus, LatK. index , n° 20. Idem Suppl., n° 3.
Lanius leverianus, Mus. Lev., pag. 2 4 1 , pl. 5g.
Corvus collurio, Daudin, Ornith., tom. 2 , pag. 246.
Magpie Shrike, Lath. Sjnopsis, tom. 1 , pag. ig2, n° 4g-
Idem Suppl. i,pag. 54, idem Suppl. 2, pag. 70, n° 3.
Pie Pie-grièche, Levaillant, Ois. d’ Afrique, pag. 33, pl. 60.
Pillurion bicolor, deuxième édit, du nouv. Dict. d’hist. nat., tom. 26, pag. 417.
Chez cet oiseau, la queue est longtïe et étagée; les plumes du haut de la poitrine sont allongées, étroites et pointues; le bec, les pieds, la tête, le cou, la poitrine; les grandes couvertures supérieures des ailes, toutes leurs
DRON GOS.
pennes et celles de la queue d’un noir lustré ; le dos , les petites rectrices alaires , le bord des rémiges secondaires, le ventre, les parties postérieures et l’extremite de toutes les rectrices latérales d’un blanc pur. Longueur totale , g pouces. Cette espèce se trouve au Brésil et très-rarement à la Guiane.
7ème division. DRONGO, Dicrurus.
Bec garni à sa base de. soies dirigées en avant, assez robuste, un peu comprimé latéralement; mandibule supérieure un peu carénée en dessus, échancrée et crochue vers le bout; l’inférieure retroussée et acuminée à la pointe. PI. L, n° 12.
Narines oblongues , grandes et couvertes par des soies.
Langue
Doigt intermédiaire soudé avec l’externe à la base et séparé de l’interne.
Ailes à penne bâtarde très-courte ; deuxième , troisième et quatrième rémiges les plus longues de toutes.
Queue à dix rectrices, fourchue.
Gmelin et Latliam ont dispersé les neuf espèces de cette division dans leurs genres Corbeau, Pie-grièche et Gobe-mouche ; on en trouve même encore un dans celui du Coucou ('Cuculus paradiseus.J Les Drongos , que M. Levaillant a observés en Afrique , vivent en société et se rassemblent au déclin du jour; ils sont très-turbulens, jettent des cris perçans; se nourrissent d’insectes et principalement d’abeilles , ce qui les a fait nommer parles colons du cap bey-vreter (mangeurs d’abeilles), et par ceux qui sont témoins de leur réunion nocturne , sans en savoir la cause , dej-wels voogel ( oiseaux diaboliques. ) Ils nichent sur les arbres, et leur ponte est ordinairement de cinq œufs. On trouve aussi des Drongos dans diverses parties de l’Inde, qui, ayant les mêmes caractères extérieurs de ceux d’Afrique , doivent avoir les mêmes habitudes naturelles.
GALEJUE DES OISEAUX. II * P APvTIE.
LE DRONGO HUPPÉ, Dicrurus cristatus.
PL CXLÏ.
Cristci front ali erectâ; corpore nigro-vindi. Mas.
Cristd et magnitudine brevioribus. Femina.
A lis caudâque nigrescente-juscis ; tectricibus caudœ inferioribus albis; capite corporeque nigro-griseis. Junior.
Le grand -Gobe-mouclie noir huppé de Madagascar, Bnss ., Omit h . , tom. 2, pag. 388, n° 1 6, pi. Syfg. 4-
Le Drongo, Bufj., Hist. nat. des Ois., tom. 4, Pag- 586, pl. enl., u 0 189 , sous le nom de Gobe-mouclie huppé de Dladagascar.
Lanius forficatus , Linn. Gm. Sjst. nat., édit. i3 ,n° 1. Idem, Lath. index, n° 1.
Fork-Tailled crested shrike, Luth. Synopsis, tom. 1 , pag. 1 5 8, n° 1.
Chez cette espèce , qu’on rencontre à Madagascar et au cap de Bonne- Espérance , le mâle a un chant fort et soutenu; mais il ne le lait entendre que dans la saison des amours. Elle poursuit les abeilles, principalement le soir, après le coucher du soleil et le matin avant son lever. Pour cet effet, ces Drongos se tiennent en petites bandes, se rangent le long des bois et s’y perchent sur un arbre mort et isolé, d’oii ils s’élancent après leur proie, comme font les Tyrans et les Gobe-mouches. Ils jettent alors un cri qui exprime très-bien pia-griach griach. Il y en a quelquefois vingt <à trente sur le même arbre, qui, dans leur chasse, se croisent en tous sens.
Le mâle est généralement d’un noir changeant en vert, avec de longues plumes très-étroites, sur le sinciput , immédiatement au-dessus de l’origine de la mandibule supérieure ; ces plumes s’élèvent perpendiculairement, se courbent en devant et lui font une espèce de huppe ; le bec et les pieds sont noirs. Longueur totale, 10 pouces.
La femelle se distingue par une taille moindre et une aigrette plus courte. Le jeune est d’un noir brun sur les ailes et la queue ; d’un noir glacé de gris sur le reste du plumage avec du blanc sur les couvertures inférieures
B AGADAIS.
de la queue. La jeune femelle n’a point de huppe apparente. Celle des jeunes mâles n’a que huit à dix lignes de long , tandis que chez les oiseaux adultes , il en est qui ont une aigrette longue d’un pouce huit lignes.
8ème division. BAGADAIS, Prionops.
Bec garni à sa base de plumes dirigées en avant , tendu , très-comprimé par les côtés ; mandibule supérieure échancrée et crochue vers le bout ; l’inférieure retroussée et amincie à la pointe. PL M, n° 1.
Narines oblongues cachées sous les plumes du capistrum.
Langue....
Paupières bordées de plumes disposées en forme de dentelures.
Tarses nus , annelés.
Doigt intermédiaire soudé avec l’externe à la base et totalement séparé de l’interne.
Ailes moyennes , à penne bâtarde allongée ; troisième rémige la pins longue de toutes.
Queue à 1 o rectrices.
La seule espèce qui compose cette division se trouve au Sénégal , oh elle se nourrit d’insectes et de vers, quelle cherche, à ce qu’on soupçonne , dans les terrains humides.
LE BAGADAIS GEOFFROY, Prionops Geofroii.