‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 186 sur 251 · PI. CLIII · texte numérisé non relu

PI. CLIII

Spadicea; subtùs cœrulea et Jlavis striis transversis , alternis varia; vertice ad nucham usque, remigibus et fascia oculari nigris; altéra aurantiâ , fascia pectorali et caudâ cuneiformi cceruleis. Mas.

Vertice, corpore suprà caudâque fuscis; superciliis rufis ; fascia collari, augustissimâ , nigrâ; abclomine nigro rufoque transversim striato. Femina. Junior.

L’Azurin, Biiff., Hist. nat. des Ois., tom. 3, pag. 410 , pi. enl. n° 355, sous le nom de Merle de la Guiane.

Turdus cyanurus , Linn., Gm., Sjst. nat-, édit. i3, n° 99, idem, Lath ., Index, 11° 128.

GR ALLARIES.

Blue taillée! thrush, Lath., Synopsis, tom. i , pag. 88 , n° iai.

Le nom imposé à cette espèce , qu’on ne trouve point à Cayenne comme le dit Buffon, mais bien dans les Indes orientales, vient d’une grande plaque bleu d’azur qui couvre la poitrine du mâle. Des raies transversales de la même couleur sont dessinées sur le ventre qui est jaune ainsi que toutes les parties inférieures , à l’exception du plastron bleu. Des bandes d’un jaune orangé et d’autres d’un beau noir velouté occupent en entier le dessous et les côtés de la tête et du cou ; les sourcils son jaunes ; le dessus du corps est d’un brun rougeâtre ; les ailes sont noires avec une bande blanche et dentelée profondément ; la queue est bleue ; le bec et les pieds sont bruns. Longueur totale, 8 pouces environ.

La femelle diffère du mâle en ce quelle a les sourcils roux ; un collier noir très-étroit sur le devant du cou ; les parties inférieures rayées en travers de noir et de roux; le sommet de la tête, la queue et le dessus du corps bruns. Le jeune lui ressemble.

gème DIVISION> GRALLARIE, Grallaria .

Bec droit, garni de petites soies à sa base, un peu fort, convexe en dessus, à dos un peu caréné, comprimé par les côtés; mandibule supérieure échancrée et courbée vers le bout ; l’inférieure entière.

Narines larges, ouvertes, à demi cachées par les plumes du capistrum.

Langue épaisse , courte , bifide à la pointe.

Jambes glabres sur leur partie inférieure.

Tarses élevés, nus, annelés.

Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’externe, totalement séparé de l’interne.

Ailes courtes, arrondies; première rémige courte; quatrième et cinquième les plus longues de toutes.

Queue très-courte, à douze rectrices.

La seule espèce que renferme cette division , est distraite de la famille des Fourmiliers et du genre des Turdus, d’après plusieurs caractères

GRALLARIES.

qui lui sont particuliers, comme d’avoir les jambes nues sur leur partie inférieure, les tarses longs proportionnellement à sa taille, etc. Elle habite dans les forêts de la Guiane et du Brésil, et se perche très-rarement; elle fait son nid dans les buissons; sa ponte est de deux ou trois œufs.

LA GRALLARIE BRUNE, Grallaria fusca.

PI. CLIY.

Rufo-fusca; subtus dilutior ; occipite plumbeo; f route albo fuscocjue varia.

Le Roi des Fourmiliers, Bujf., Hist. nat. des Ois., tom. l\ , pag. 468, pl. enl. ji° 702.

Turdusrex, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 1 3 , ra° ioo.

Turdus Grallaria, Latli. , Index, n° 129.

Kingthrush, Idem, Synopsis, tom. 2 , pag. 89, n° 122.

Quoique Buffon ait rangé cet oiseau parmi les Fourmiliers, il avoue qu’il ne serait guère possible de le reconnaître à la seule inspection pour un de ces oiseaux; car, ajoute-t-il, il a le bec d’une grosseur et d’une forme différentes de celles du bec de tous les autres Fourmiliers; et en diffère encore par ses jambes à demi nues et la hauteur de ses pieds ; cependant il s’en rapproche par sa queue très-courte, et par plusieurs habitudes communes avec ces mêmes oiseaux.

On ne voit jamais la Grallarie en troupes et très-rarement par paires ; et comme elle est presque toujours seule parmi les autres Fourmiliers qui sont en nombre, et quelle est plus grande qu’eux, on lui a donné le nom de Roi. Elle se tient presque toujours à terre ; et elle est beaucoup moins vive que les autres qui l’environnent en sautillant. Elle fréquente les mêmes lieux, et se nourrit d’insectes, surtout de Fourmis.

Les dimensions en grandeur et les nuances des couleurs sont sujettes à varier dans les différens individus ; car il- y en a dont les couleurs sont

FOURMILIERS. 24g

plus ou moins tranchantes, comme aussi de plus et de moins grands, quoiqu’adultes , que celui dont nous publions la figure.

Il a 7 pouces 1/2 de longueur totale; la queue longue de i4 lignes; les pieds de 2 pouces; les ailes, dans l’état de repos, aboutissent à l’extrémité de la queue. Les parties supérieures sont d’une couleur mêlée de brun et de roux, qui présente des nuances différentes sur le cou, le dos et les ailes ; deux petites bandes blanches descendent des coins du bec ; la poitrine porte une tache de la même couleur; cette partie, la gorge et le devant du cou sont roussâtres; le ventre est d’un blanc légèrement teint de roux; le bec et les pieds sont bruns. La femelle diffère du mâle par plus de grosseur.

ioème division. FOURMILIER, Mjrmothera.

Bec plus haut que large à sa base , droit , un peu fort , convexe en dessus; mandibule supérieure échancrée et crochue vers le bout; l’inférieure entaillée et retroussée à sa pointe. PI. M, n° 12.

Narines étroites et couvertes d’une membrane.

Langue courte, terminée par de petites soies.

Tarses élevés , nus , réticulés.

Doigt intermédiaire joint à l’externe presque jusqu’au milieu, et avec l'interne à la base ; postérieur plus long que celui-ci.

Ongle du pouce plus long et plus crochu que les antérieurs.

Ailes courtes; première rémige la plus courte de toutes; quatrième et cinquième les plus longues.

Queue très-courte, à douze rectrices.

Cette division contient environ seize espèces ; cependant comme le plumage est très-variable dans la plupart, et souvent dans la même; je ne puis assurer si parmi elles il ne se trouve pas de doubles emplois, attendu que je n’ai pour guide que leur dépouille.

C’est d’après Sonnini , le seul naturaliste qui ait observé la plupart de ces oiseaux dans les forêts de la Guiane que nous allons entrer dans les détails qu’exige leur partie historique. Les Fourmiliers vivent, générale-

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