‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 187 sur 251 · FOURMILIERS · texte numérisé non relu

FOURMILIERS

ment parlant, en petites troupes, se nourrissent principalement de Fourmis, qui sont en quantité prodigieuse dans les terres chaudes et humides de cette partie de l’Amérique méridionale. Nulle part sur le globe il n’existe un plus grand nombre de ces insectes que dans ces contrées ; nulle part aussi plus d’espèces d’animaux ne sont destinées à s’en nourrir. Ils sont, pour quelques-unes de ces espèces, non-seulement une pâture de prédilection, mais encore un aliment nécessaire et exclusif. Les quadrupèdes auxquels on a donné, par cette raison, le nom de Fourmiliers , n’en ont pas d’autre, et il en est de même des oiseaux dont il est ici question.

Une pareille nourriture n’exige pas un fréquent exercice de vol ; il suffit, pour la trouver, de voltiger d’une fourmilière à une autre. Aussi les oiseaux fourmiliers se tiennent presque toujours à terre ; ils y courent avec légèreté, et s’ils la quittent, ce n’est que pour sauter sur quelques branches des buissons ou des arbres peu élevés sur lesquels ils passent la nuit. Ils y attachent aussi leur nid, tissu d’herbes sèches assez grossièrement entrelacées et de forme hémisphérique. La ponte est ordinairement de trois ou quatre œufs, à peu près ronds. La structure des parties qui servent au mécanisme du vol dans les oiseaux; répond, dans ceux-ci, à leur genre de vie. Ils ont les ailes et la queue très-courtes, et par conséquent, fort peu propres à les élever dans les airs ; mais en même temps leurs pieds sont longs et disposés pour la course , il ne leur en fallait pas davantage.

Ces oiseaux sont vifs et agiles, on les voit presque toujours en mouvement, mais toujours fort loin des lieux habités, où ils ne rencontreraient pas l’abondance des insectes dont ils composent leur subsistance. Leur naturel est social ; ils se réunissent, non-seulement en petites troupes de la même espèce, mais encore d’espèces différentes; et leur plumage généralement sans éclat, paraît se ressentir de ce mélange; car il est rare de trouver , surtout dans les petites, des individus qui se ressemblent parfaitement.

Parmi ces espèces, que l’on connaît à la Guiane sous la dénomination de Petites Perdrix, et que les naturels du pays appellent Palikours, il en est qui sont très-remarquables par leur ramage. Le Fourmilier dit le

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