‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 189 sur 251 · PL CLY · texte numérisé non relu

PL CLY

Cœrulescens ; ahs nigris, flavo maculatis; ventre cauduque rufis.

Cette nouvelle espèce, que M. le comte de Riocour possède dans sa riche et précieuse collection , se trouve à Cayenne. Elle est d’un gris bleuâtre sur la tête, le cou, le dos et le croupion; de la même teinte, mais plus claire, sur la gorge, le devant du cou et la poitrine; d’un beau noir sur les couvertures supérieures et les pennes des ailes les plus proches du dos , avec des taches d’un jaune foncé sur les plus longues plumes ; d’un brun bordé de vert à l’extérieur sur les autres rémiges ; d’un rouge ardent sur les tectrices supérieures de la queue, sur les pennes et sur le ventre; brun sur le bec et les pieds. Longueur totale, 3 pouces.

GALERIE DES OISEAUX. Il ' PAR TIE.

252 PÉGOTS.

i ième division. PÉGOT, Accentor.

Bec plus large que haut à sa base , droit, grêle , pointu , à bords recourbés en dedans; mandibule supérieure échancrée et un peu inclinée vers le bout ; l’inférieure à pointe droite. PI. N , n° i .

Narines situées près du capistrum ; dans une membrane large et concave.

Langue cartilagineuse , fourchue à la pointe.

Tarses nus , annelés.

Doigt intermédiaire soudé avec l’externe à la hase , totalement sépare de l’interne ; pouce le plus fort de tous.

Ongle postérieur le plus robuste.

Ailes à penne bâtarde , courte , arrondie à la pointe ; deuxième et troisième rémiges les plus longues de toutes.

Des deux espèces que renferme cette division , l’une , celle dont nous publions la figure , ne se plaît que sur les plus hautes montagnes de l’Europe et de l’Asie septentrionale , où elle niche dans les fentes de rocher. L’autre f la Fauvette d’hiver ou Mouchet J habite nos bois pendant l’été', et les haies des habitations rurales pendant l’hiver. Ces deux espèces sont sédentaires en France ; elles se nourrissent, à défaut d’insectes, de petites graines qu’elles avalent entières , et c’est leur principale nourriture pendant l’hiver. Leurs petits naissent couverts de duvet.

LE PÉGOT DES ALPES, Accentor Alpinus.

PI. CLYI.

Gnseus , guld albâ , fusco maculatâ ; tectricibus alarum ingricantibus, apice albis; remigibus fuscis ; rectricibus inlùs ad apicem macula rufescente notatis.

La Fauvette des Alpes , BujJ. Hist. nat. des Ois. , tom. 5 , pag. i56 , pl. enl. 668 , Jig. 2.

PÉGOTS.

Motacilla Alpina , Linn., Gm., édit. i5, n° 65. Sturnus collaris , idem, n° 16. Sturnus moritanus , idem , n° 7.

Alpine Warbler , Lath., Sjnops., tom. i,pag. 434? n° ^5.

Collared stare, idem, pag. 8, n° 5. Persian starling, idem, 1° Supp.,

Sturnus collaris , Latli., Index , n° . 5. Sturnus moritanicus , idem , n° 1 1 .

Le nom de Pégot est celui que cette espèce porte dans les montagnes du Haut-Comminge ; Pée; en langue vulgaire du pays , signifie un imbécille. Elle habite les Pyrénées et les Alpes , où elle choisit constamment les pointes les plus élevées et les plus solitaires des montagnes arides. Son nid est circulaire, formé de mousse et de gramen; elle le place dans le creux abrité d’un rocher , car elle paraît craindre le vent du nord , aussi se tient-elle toujours à l’exposition du midi. La ponte est de cinq ou six œufs verts.

Ces Pégots n’abandonnent les sommets de leurs montagnes chéries que lorsqu’il s’élève, en hiver, des tempêtes ou des ouragans ; alors ils se précipitent en troupes dans les vallées , ou se réfugient dans les anfractuosités des rochers , ou derrière les arbrisseaux qui croissent dans les fentes ; ils sont si effrayés ou si hébétés qu’ils donnent dans tous les piégés , aussi servent-ils de jouet aux enfans , qui s’amusent à les tuer à coups de bâton.

Les voyageurs rencontrent souvent des Pégots sur les sommets des montagnes , posés à terre deux à deux , et quelquefois grimpant le long des rochers en s’aidant de leurs ailes. Soit confiance , soit stupidité , l’aspect de l’homme ne les effraie pas, et ils se laissent approcher de très-près. Ces oiseaux se tiennent communément à terre , courent vite , en filant comme la Caille et la Perdrix, et non en sautillant comme les Fauvettes. Ils se posent sur les pierres , mais rarement sur les arbres , vont par petites troupes , et jettent , pour se rappeler entre eux , un cri semblable à celui de la Lavandière. On les trouve non-seulement sur les Alpes et les Pyrénées , mais encore sur les hautes montagnes de la Perse , sur celles de la Carniole , de la Carinthie, de la Suisse et de l’Italie.

Le dessus de la tête et du cou est d’un gris cendré , et en outre varié de brun sur le dos ; la gorge tachetée de deux nuances brunes sur un fond

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