FOURMILIERS
grand Béfroy fTurdus T i mucus } Lath. ) , donne l’alarme et semble avertir l’homme de se tenir sans cesse sur ses gardes au milieu des dangers qui l’environnent dans les vastes forêts de la Guiane. Cet oiseau les fait retentir de sons graves, mais éclatans et précipités, qui paraissent être ceux d’une cloche sur laquelle on frappe rapidement. Les Fourmiliers carillonneurs fTurdus campanellus , Lath.), qu’on rencontre en petites troupes , sautillant sur les branches des arbrisseaux , forment entre eux le carillon de trois cloches de ton différent, d’une voix très-forte, comparativement à leur petite taille. On en remarque parmi les autres qui sifflent comme l’homme et modulent la gamme et des airs harmonieux comme le musicien, tandis que d’autres sonnent le tocsin.
Les Fourmiliers et les Bataras présentent de tels rapprochemens que M. de Azara les a confondus ; cependant les premiers s’éloignent des derniers par leurs pieds proportionnellement plus longs et par leur queue très-courte et égale. Gmelin et Latham les ont classés dans leur genre Turdus , mais , en comparant leurs caractères génériques , on s’apercevra facilement qu’ils ne peuvent nullement convenir aux Turdus.
LE FOURMILIER MOUCHETÉ, Myrmothera guttata.