PI. CLXIII
N igro-cy aneus y subtùs albus ; capite nigro-sericeo } tumido; sinci-
MÉRIONS.
pite , genis , lunulâque ceivicis cceruleo nitidis ; fasciâ per oculos nigrâ. Mas. Supra fuscus, circa oculos cœruleus. Femina.
Sylvia Cyanea , Lath., index, n° 1 4 2 •
Superb Warbler , idem. Synopsis, tom. 2 , pag. 5gi , n° 1 3 7.
Le Mérion superbe. Deuxième édit, du nouv. Dict. d’hist. nat., tom. io,pag.2i5.
Le mâle de cette belle espèce , qu’on rencontre sur la terre de Van- Diemen et dans les parties méridionales de la Nouvelle-Hollande , porte de longues et nombreuses plumes sur la tête , au-dessous des yeux et sur le haut de la gorge, qui sur la première partie prennent la forme d’une huppe très-garnie, naturellement élevée, et sur les autres présentent des espèces de faisceaux. Celles du front , du dessous de l’œil et des oreilles sont d’un bleu foncé ; un petit trait noir part du bec et passe à travers les yeux ; le reste de la tête, jusqu’à la nuque, est d’un beau noir de velours, auquel succède un croissant bleu ; cette couleur tranche agréablement sur l’uniformité de la teinte noire qui couvre le dessus du cou et du corps; les plumes de la gorge et le dessus de la queue sont de la même couleur; le reste du dessous du corps est d’un bleu blanc; les pennes des ailes ont leurs barbes noirâtres, et leur tige couleur marron; celles de la queue ont deux pouces et trois lignes de longueur et sont étagées; le bec et les ongles noirs; les pieds d’un brun noirâtre. Longueur totale, environ 5 pouces 1/2.
Parmi les individus qu’on soupçonne être des femelles et des jeunes , les uns ont les tiges des rémiges noirâtres; le dessous du corps d’un brun sombre ; l’occiput traversé par une raie qui tend au blanc et forme en arrière un large triangle. D’autres sont d’un gris rembruni en dessus et d’une nuance plus claire sur la tête ; toutes les parties inférieures sont blanchâtres et les pennes de la queue plus ou moins blanches à leur extrémité ; le liée est brun. D’autres enfin , tel que le Sylvia pucillci de Latham , figuré dans le journal de Wliite, page 257, sont totalement bruns ; mais cette couleur est plus pâle sur les parties inférieures; le bec et les pieds sont
noirs.
FAUVETTES
1 7ème division. FAUVETTE, Sylvia.
Bec grêle , subulé , à base un peu comprimée chez les uns , un peu déprimée chez les autres, rarement tout-à-fait droit, toujours étroit à son extrémité ; mandibule supérieure entière ou échancrée vers le bout , le plus souvent fléchie à la pointe; l’inférieure droite.
Narines garnies d’une membrane en dessus , à ouverture de diverse forme , oblongues , linéaires ou lunulées.
Langue cartilagineuse, lacérée à oa pointe.
Bouche ciliée.
Tarses nus , annelés.
Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’extérieur totalement séparé de l’interne.
Ailes à penne bâtarde, courte chez le plus grand nombre : rémiges les plus longues variables; les première et deuxième chez les uns, les deuxième et troisième chez les autres, les troisième et quatrième chez plusieurs.
Cette division renferme au moins deux cent cinquante espèces qui sont répandues sur tout le globe, et composée de deux sections, dont l’une contient celles qui ont le bec échancré et plus ou moins incliné à la pointe de sa partie supérieure ; chez l’autre le bec est droit et aigu.
Toutes quittent les régions boréales et tempérées aux approches de la saison où les arbres étant dépouillés de feuilles et de fruits, les insectes morts ou engourdis , les privent de leur nourriture habituelle ; mais dès que les fleurs commencent à s’épanouir, que les bocages se couvrent d’une naissante verdure et offrent de tendres alimens à des milliers de petits animaux, la nombreuse famille des Fauvettes reparaît et se disperse dans les campagnes et les forêts; plusieurs se fixent dans les jardins et les bosquets , tandis que d’autres préfèrent la lisière des taillis ou l’épaisseur des bois ; d’autres ne se plaisent que dans les lieux aquatiques , où elles établissent leur domicile d’amour. Toutes animent les endroits quelles ha- GALEKIE DES OISEAUX. IIe PAR TIE. 55
FAUVETTES
bitent par la gaîté de leurs chansons , la variété , la vivacité de leurs mouvemens, de leurs jeux et leurs combats amoureux.
Parmi ces oiseaux les uns ne vivent que d’insectes, d’autres joignent à cette nourriture les baies et les fruits succulens. Les bosquets, les buissons , les halliers sont les endroits que la plupart choisissent pour y établir leur nid; d’autres accordent la préférence aux roseaux et aux joncs ; enfin quelques-uns nichent à terre ou dans des trous d’arbre et de muraille. La ponte est composée de quatre à six œufs, dont le mâle partage l’incubation.
A. Bec èchancré et plus ou moins incliné à la pointe de sa partie
supérieure. PI. N , n° 8.
LA FAUVETTE A TÊTE ROUSSE, Sylvia raficapilla.
PI. CLXIY.
Qlivacea ; sublùs J lac a ; collo et pectore maculis longitudinalibus rufis variis; vertice rufo ; tectricibus alarum , remigibus rectricibusque fuscis , margine olivaceis. Mas. Vertice olivaceo ; gutture flaco. Femina.
Le Figuier de la Martinique, Briss., Ornith., tom. 3, pag. 49° ■> n° 5o, pl. 22 ,Jig. 4.
Le Figuier à tête rousse, Bujjon, Histoire nat. des Ois., tom. 5, pag. 3o6.
Motacilla ruficapilla, Linn ., Gm., Syst. nat., édit. i3, n° 106.
Sylvia ruficapilla, Lath., Index, n° 1 1 9.
Bloody side Warbler, Idem, Synopsis, tom. a, pag. 489 , n° n5. Cette Fauvette, qu’on trouve à la Martinique, voltige sans cesse d’arbre en arbre , de buisson en buisson , et ne se repose que pour manger. Son chant est court , faible et mélodieux.
Le mâle a la tête, la gorge et le haut du cou en devant roux; les parties inférieures et le dessous des ailes d’un beau jaune, avec des taches
FAUVETTES. 269
longitudinales d’un roux vif seulement sur le bas du cou , la poitrine et les flancs ; le dessus du cou et le dos d’un vert olive foncé ; le croupion d’un vert jaune ; les petites et grandes couvertures supérieures des ailes et les pennes d’un verdâtre foncé , bordé en dehors d’un vert olive ; les moyennes tectrices frangées de jaune; les deux rectrices intermédiaires pareilles aux rémiges ; toutes les latérales verdâtres à l’extérieur et jaunes à l’intérieur en dessus et en dessous; les pieds et le bec bruns. Longueur totale, 4 pouces 4 lignes. Chez la femelle la tête est pareille au dos, et la gorge jaune ; les taches des parties inférieures sont peu apparentes et la couleur jaune est plus pâle.
B. Bec parfaitement droit, aigu. PI. N, n° 9.
LA FAUVETTE-PITPIT BLEUE, Sylvia Cayana.