S I T TELLES
4erae division. SITTELLE, Sitta.
Bec couvert à sa base de petites plumes dirigées en avant, entier, droit, comprime latéralement, ou un peu arrondi, terminé en forme de coin ; les deux mandibules égales ; l’inférieure quelquefois un peu retroussée. PL O, n° x.
Narines rondes, ouvertes, cachées sous les plumes du capislrum.
Langue large à son origine, courte, cartilagineuse, aplatie, cornée et bifide à sa pointe.
Tarses nus, annelés.
Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’externe , totalement séparé de l’interne; pouce plus long que celui-ci.
Ongle postérieur très-crochu, le plus robuste de tous.
Ailes moyennes à penne bâtarde très-courte; deuxième, troisième et quatrième rémiges les plus longues de toutes.
Queue à douze rectrices.
Des ornithologistes ont placé dans cette division au moins treize espèces ; mais il n’en existe réellement que cinq qui soient bien connues ; les autres sont ou en double emploi ou ne peuvent pas y être classées, d’après la forme de leur bec.
Les Sittelles ont des habitudes communes avec les Pics et les Mésanges, en ce qu’elles frappent de leur bec contre l’écorce des arbres, quelles grimpent le long du tronc, comme les premiers; mais elles diffèrent des uns et des autres par la forme du bec, de la langue et des pieds. Elles ont encore dans leur manière de grimper de l’analogie avec les véritables Grimpereaux , mais leur bec et leur queue sont autrement conformés ; elles se nourrissent d’insectes, de noisettes et de graines qu’elles percent à grands coups de bec, après les avoir fixées solidement dans une fente quelconque. Leur naturel est solitaire, leur vol doux et leurs mouvemens fort lestes. Elles nichent ordinairement dans des trous d’arbre, et font au moins une ponte par an.
S1TTELLES.
LA SITTELLE A TÈTE NOIRE, Sitta melanoceplwla .