‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 206 sur 251 · PI. CLXXI · texte numérisé non relu

PI. CLXXI

Cinereci , subtùs candicans ; a b domine imo rufescente ; capite et cnllo superiore nigrisj rectricibiis lateralibus albo nigroque variis.

Nathatch, Catesbj, carol. i, pi 22.

La Sittelle de la Caroline, Briss. , Ornith. , tom. 3, pag. 596, n° 6.

La Sittelle à tête noire , BujJ'., Hist. nat. des Ois., tom. S, pcig. 473.

Sitta Europœa, Yar. y, Lnm :, Gm ., Syst. nat. , édit. i3 , n° 1.

Sitta Carolinensis, Lath. Index, n° 3.

Black headed Nuthatch, Lath. , Synopsis, tom. 1 , n° 65o, Var. B.

O11 a mal à propos présenté cette Sittelle comme une variété de celle d’Europe, et Latham nous paraît très-fondé à la donner dans son Index pour une espèce très-distincte, qui ne se trouve que dans l’Amérique septentrionale où elle est répandue jusqu’à la baie d’Hudson. Elle en part aux mois de septembre et d’octobre, et va passer l’hiver dans le Sud; cependant quelques individus se tiennent pendant cette saison au centre des Etats- Unis. Elle jette différens cris , tantôt elle semble prononcer, surtout en hiver, ti, ti, ti, ti, et en été quank, quank , qu’elle répète fréquemment. Elle niche dans un trou d’arbre, dans ceux des clôtures et sous les corniches brisées des cavernes. La ponte est de cinq œufs d’un blanc terne , tacheté de brun vers le gros bout.

Le dessus de la tête et la nuque sont noirs; les soies, qui recouvrent les narines, les joues et les sourcils d’un gris blanc; le manteau est de couleur d’ardoise; les couvertures supérieures des ailes et leurs pennes sont noires et bordées en dehors de gris bleuâtre; les deux pennes intermédiaires de la queue de cette couleur; les deux plus proches de celles-ci noires et terminées de blanc; celles qui les suivent, d’un gris bleuâtre à leur extrémité; les latérales blanches de chaque côté, et de couleur d’ardoise foncée vers la pointe; les parties inférieures, depuis le bec jusqu’au basventre, d’un gris blanc, les flancs tachetés de roux; les plumes des jambes de cette teinte; les pieds noirâtres; le bec est noir en dessus et gris en

PICCH IONS.

dessous. Longueur totale, 5 pouces 3 lignes. La femelle ne diffère du mâle qu’en ce que sa couleur noire est moins foncée sur la tête et les ailes.

5ème division. PICCHION, Petrodroma.

Bec un peu déprimé et triangulaire à sa base , plus ou moins fléchi en arc, grêle, un peu arrondi, entier, pointu. PL O, n” 2.

Narines à demi-closes en dessus par une membrane, situées, vers l’origine du bec, dans une rainure longitudinale.

Langue très-dilatée à sa base, garnie sur ses côtés de petits crochets très-pointus et susceptible de se lancer.

Tarses nus, annelés.

Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’extérieur, totalement séparé de l’interne ; pouce plus long que ce dernier.

Ongle postérieur grêle, peu courbé, aussi long que le doigt.

Ailes & penne bâtarde courte; deuxième, troisième , quatrième rémiges les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices, larges, faibles et obtuses à leur extrémité.

Des deux espèces que renferme cette division, l’une habite l’Europe, et l’autre la Nouvelle-Hollande. En comparant les caractères des Picchions à ceux des véritables Grimpereaux, on saisira facilement les différences qui ont donné lieu de les diviser en deux groupes distincts. Nous ne connaissons point le genre de vie de l’espèce, dont nous publions la figure; mais nous sommes tentés de croire qu’il est le même que celui du Picchion d’Europe (le Grimpereau de muraille des auteurs). Celui-ci, qu’il faut chercher sur les rochers coupés à pic et les murailles des vieux édifices, 11e grimpe point sur les arbres, et choisit, pour nicher, les fentes et les crevasses des rochers solitaires. Il voyage seul et quitte les contrées qu’iî habite pendant l’été, pour passer l’hiver sous des régions plus chaudes.

GRIMPEREAUX.

LE PICCHION BAILLON, P etrodroma bailloni.

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