‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 207 sur 251 · PL CLXXII · texte numérisé non relu

PL CLXXII

J irescente j’usca ; remigibus primoribus intàs rufo maculatis ; rectricibus sordide coerulscente-sriseis.

Le Picchion bâillon, deuxième édit, du nouv. Dict. d’histoire natur. tom. 26 , pag. 107.

Le nom que nous avons imposé à cet oiseau, est celui d’un naturaliste très-distingué , très-bon observateur, et à qui nous en devons la connaissance. Cette espèce , qu’il a reçue de la Nouvelle-Hollande , a le dessus de la tête, du cou, du corps et des ailes d’un brun verdâtre, tirant au gris sur le croupion; les pennes primaires des ailes, à l’exception de la première, brunes avec une tache rousse vers le milieu de leur côté interne ; les secondaires de cette couleur, ensuite noires et terminées de gris ; les pennes de la queue d’un gris blanchâtre sale; les intermédiaires en entier, toutes les autres pareilles à leur pointe, noires sur le reste, avec une tache blanchâtre à leur intérieur; la gorge, le devant du cou et toutes les parties postérieures d’un blanc roussâtre; la poitrine tachetée de blanc sur les côtés; la queue un peu arrondie; le bec jaunâtre à la base de sa partie inférieure et brun dans le reste; les pieds et les ongles d’un brun noir. Longueur totale , 5 pouces 4 lignes.

** Pennes de la queue pointues.

6ère DIVISION. GRIMPEREAU, Certhia.

Bec médiocre, entier, un peu trigone, comprimé par les côtés, grêle, fléchi en arc, aigu. PL O, n° 3.

Narines situées à la base du bec, à demi-couvertes par une membrane, ouvertes dans une rainure longitudinale.

Langue cartilagineuse, aiguë.

GRIMPEREAUX.

Tarses nus, annelés.

Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’externe, totalement séparé de l’interne; postérieur plus long que l’intérieur.

Ailes courtes, à penne bâtarde très-courte; troisième et quatrième rémiges les plus longues de toutes ; première plus courte que la septième.

Queue à douze rectrices roides , un peu arquées , pointues.

Cette division renferme un très-grand nombre d’espèces dans les Systèmes de Linnée, de Brisson, de Gmelin et de Latham; mais la plupart n’étant pas de vrais Grimpereaux, et ayant des caractères particuliers, j’ai cru devoir les en distraire pour en composer de nouveaux groupes, sous les noms de Guit-guit , Héorotaire et Soui-manga ; j’en ai aussi retiré le Grimpereau de muraille , qui diffère de tous par la forme de ses ailes, de sa queue et de sa langue. Voyez Picchion. Il résulte donc de ces retranchemens , que cette division ne contient qu’environ quatre espèces, dont une se trouve en Europe et les autres en Amérique.

Ces petits oiseaux ne se plaisent que dans les bois , les vergers et y restent pendant toute l’année. Sans cesse en mouvement , on les voit grimper continuellement le long des arbres , et voltiger de l’un à l’autre pour chercher les insectes et les larves dont ils font leur seule nourriture. Ils nichent ordinairement dans un trou d’arbre, et leur ponte, est assez nombreuse.

LE GRIMPEREAU CINNAMON, Certhici cinnamomea,

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