PI. CXC
Hertice rufo ; dorso , tectricibus alarum superioribus viridibus ; remigibus primariis coeruleis ; rectricibus 10.
Le Momot Dombey, Le vaillant. Histoire nat. des Oiseaux de Paradis et des Rolliers , pl. 3g.
Idem, deuxième édit, du Noua. Dict. d’histoire nat., tom. 11 , pag. 5i5.
Cet oiseau , qu’on dit se trouver au Pérou , se distingue du Momot- Houtou, avec lequel il a des rapports dans son plumage, en ce que le dessus de la tête est roux, que la couleur bleue des rémiges primaires et des rectrices est plus pure, de même que le vert du bout des ailes; en outre, il a les moustaches noires; le tour de l’œil bleu; le dessus du cou, le dos, le croupion et les couvertures supérieures des ailes olivâtres-; une tache d’un noir bleu sur le milieu de la poitrine ; les rémiges primaires bleues en dehors ; les autres pareilles au dos ; les rectrices olivâtres et bleues vers leur extrémité ; la gorge, le devant du cou et le haut de la poitrine couleur d’olive; le bas de la dernière partie et le haut du ventre d’un roux clair ; les parties postérieures bleuâtres ; le bec noir ; les pieds bruns. Longueur totale, 14 pouces. La queue est composée de dix pennes, et ses deux intermédiaires sont entières, tandis que dans le Momot de la Guyane elles n’ont pas de barbe vers le milieu.
2èmc division. CALAO , Buceroe.
Bec long, trigone, grand , cellulaire, arqué en faux, à bords crénelés chez la plupart, quelquefois entiers; mandibule supérieure casquée, rarement simple. P. P, n° 8.
Narines petites, ovales, ouvertes, situées à la base du bec.
Langue courte, étroite, pointue.
CALAOS
Paupière supérieure ciliée.
Tarses nus, annelés.
Doigt intermédiaire étroitement uni avec l’externe jusqu’au-delà du milieu, et avec l’interne jusqu’à la deuxième phalange.
Ailes moyennes ; première rémige courte ; deuxième , troisième , quatrième et cinquième à peu près égales entre elles et les plus longues de toutes.
Queue à dix ou douze rectrices.
Cette division est composée d’environ trente espèces , dont aucune ne se trouve en Europe ni dans l’Amérique; les unes habitent l’Afrique , d’autres l’Asie méridionale, et quelques-unes dans l’Australasie. Si l’on s’attachait strictement aux diverses espèces de hec, on serait forcé de faire presque autant de sections que d'espèces; en outre, ces formes varient dans les premières années de chacune ; car, selon M. Levaillant , celles à bec casqué naissent toutes avec cette partie presque simple, et dans leur jeunesse elle n’est surmontée que d’une très-petite proéminence ; laquelle , à mesure que l’oiseau avance en âge, croît, grandit, change peu à peu, et ne prend enfin la forme qui lui est propre que lorsqu’il est parvenu à son état parfait.
Ce bec monstrueux, chez presque tous les Calaos , n’est ni fort, à proportion de sa grandeur, ni utile à raison de sa structure ; il est au contraire très-faible, très-mal conformé, et paraît nuire plus qu’il ne sert à l’oiseau qui le porte. Il n’a point de prise; sa pointe, comme dans un levier très-éloigné du point d’appui, ne peut serrer que mollement. Sa substance est si tendre, quelle se frêle à la tranche par le plus léger frottement: cependant ces cassures accidentelles se raccommodent tous les ans ; car la corne du hee repousse d’elle-même à chaque mue de l’oiseau, et cette pousse continuelle rend toujours au bec sa première forme et ses dentelures naturelles.
Les Calaos se tiennent ordinairement en grandes bandes , vivent d’insectes, de reptiles , de rats, de souris; mais, avant d’avaler ces animaux, ils les amollissent dans leur bec et les avalent entiers. Ils recherchent aussi les charognes et s’en nourrissent comme les Vautours ; néanmoins
CALAOS
ils donnent la préférence aux intestins; enfin il en est parmi eux qui mangent des fruits, principalement des noix muscades et des noix vomiques. Tel est le Calao des Mo luques , selon Bontius. Celui des Philippines, suivant George Castel, vit de figues, d’amandes, de pistaches et d’autres fruits qu’il avale entiers.
Ces oiseaux marchent peu et fort mal , sautent des deux pieds , quand ils veulent changer de place; ils se tiennent ie plus souvent sur les grands arbres, et préfèrent ceux qui sont morts sur pied, dans les trous desquels ils nichent, et à défaut de trous, proche le tronc sur les plus grosses branches. La ponte est ordinairement de quatre ou cinq œufs.
LE CALAO CARON CULÉ OU D’ABYSSINIE, Buceros
abyssiniens .