PI. CXCII
Corpore rufo-fusco ; subtils cinerescente ; guld rufâ ; rectricibus 1 4 ; prælongis, scapis à basi ad medium binis ,pinnulis disjunctis distatiibus ; intermediis diiabus angustis , albidis , longissimis , versiis apicem revolutis. Mas. Minor, colore toto fusco ; rectricibus 12. Femina et junior.
Menura Novæ Hollandiæ , Lath. , Index , n° 1 .
Superb Menura, idem. Synopsis, deuxième Suppl. , pag. 27g, n° 1, pi. i36.
Le Ménure parkinson , Vieillot, Oiseaux dorés et à reflets métalliques , tom. si, pag. 3o , pi. 14 et i5.
Une teinte grise, tirant au brun sur les parties supérieures et au cendré sur les inférieures, est généralement répandue sur le plumage de cette espèce. Il faut cependant excepter la gorge, les couvertures supérieures et GALERIE DES OISEAUX. IL PARTIE. 41
MÉNXJRES.
les pennes des ailes, qui sont d’une couleur rousse ; une petite huppe se fait remarquer sur la tête, mais ce qui distingue le mâle, c’est la conformation des pennes caudales ; dix d’entre elles sont garnies vers leur origine d’un duvet très-épais, et portent des barbes très-longues, presque dénuées de barbules et éloignées les unes des autres dans toute leur étendue; les intermédiaires n’ont des barbes que d’un côté ; celles-ci sont courtes , serrées, si ce n’est vers leur extrémité, où elles s’écartent et sont privées de barbules. Ces deux pennes sont les plus longues de toutes et se recourbent en arc vers le bout : les deux latérales ont, lorsqu’elles sont relevées, la convexité de leur extrémité du côté opposé à celles des précédentes ; leurs barbes sont courtes à l’extérieur, longues à l’intérieur, d’un gris brun en dessus , blanches en dessous , serrées depuis la tige jusqu’au tiers de leur longueur, ensuite moins pressées, et finissent par s’éloigner les unes des autres : alors leur couleur se mélange de brun foncé et de brun roussâtre, dont une partie offre la transparence du cristal ; seize bandes larges et alternatives indiquent ces deux teintes; enfin ces plumes sont terminées par un noir velouté, frangé de blanc. L’iris est couleur de noisette ; les orbites sont nus; les pieds noirs. Longueur totale, 3^ à 38 pouces , dont quinze du bout du bec à l’origine de la queue.
La femelle diffère du mâle en ce qu’elle est un peu plus petite et en ce que sa queue n’est composée que de douze pennes /de la même forme que celle des aut res oiseaux. Les plumes de la tête sont plus courtes , et son plumage est généralement d’un brun sale foncé , à l’exception du ventre qui est cendré. Les plus longues des rectrices ont dix-sept pouces de longueur, et les plus extérieures n’en ont que dix; toutes sont étagées. Les jeunes mâles lui ressemblent dans leur premier âge.
2ième famille. DYSODES, Dy sodés.
Bec robuste, en partie dentelé, comprimé latéralement.
Pieds courts.
Doigts au nombre de quatre.
Ongles allongés, étroits, aigus.
S ASAS.
ière division. SASA, Sasa. g
Bec garni à sa base de soies divergentes , épais , robuste , comprimé latéralement, à bords dentelés vers son origine, ensuite lisses et tranchans; mandibule supérieure arrondie en dessus, fléchie en arc vers la pointe; l’inférieure plus courte, proéminente en dessous vers sa racine. PI. P, n° io.
Narines latérales, arrondies, épatées, couvertes d’une membrane, situées vers le milieu du bec.
Langue....
Orbites et gorge nues.
- Cou grêle , plus long que le corps.
Tarses courts, réticulés.
Doigts totalement séparés; l’intermédiaire plus long que le tarse; le postérieur portant à terre sur toute sa longueur. PL CC, n° 5.
Ailes arrondies, concaves, courtes, à penne bâtarde très-courte; les quatre premières rémiges étagées ; les cinquième , sixième , septième les plus longues de toutes.
Queue arrondie, à dix rectrices, planes et longues.
L’espèce qui compose cette division a été classée par tous les auteurs parmi les Faisans ; mais il est facile de voir que la plupart de ses caractères génériques l’en éloignent complètement ; et si on consulte son genre de vie, on voit qu’il n’a aucun rapport avec celui des Gallinacés. En effet, le Sasa observé par Sonnini , dans la Guyane , ne se trouve qu’au bord des eaux , ou dans les lieux inondés , et cette préférence tient au genre de sa nourriture. Il mange les fruits et les feuilles d’un très-grand arum , appelé dans le pays Moucou Moucou ( arum arborescens , Linn. ), et qui couvre de grands espaces dans les savanes noyées. Partout où ces plantes croissent abondamment , l’on est assuré de rencontrer des Sasas , quelquefois par paire , et quelquefois par petites troupes de sept ou huit. Ils se tiennent pour l’ordinaire, sur la même branche, l’un h côté et fort près de l’autre. Ils sont peu défians, et se laissent aisément approcher; sans doute parce qu’on leur fait rarement la chasse, d’abord à cause de