PL IL
Corpore albo ( mas. senior) fitsco ( femina et junior) facie inqluvie que croceis.
Vultur Percnopterus, Linn. Syst. natures, édit. 12, n° y Grue lin ; édit. 1 3 , n° 7 . •
Vultur Leucocephalus , Gm. ?t° 10 (1). \
Petit Vautour , Buffon , Hist. nat. des Oiseaux ,1 tome 1 } pag. 1 64 , et pi. enl. n° 449 (1 2 3)- I
Ourigourap , Levaillant , Ois. d’Afrique , pl. if j Vultur Angolensis , Latham, Index, n° ig. Ash-Co-S Adulte et vieux, loured Vulture, Var. A. Latham , Synopsis , tome 1 ,1 puj/e 1 5 , n° g. I
Weifsküpfiger geier , Vultur Leucocephalus , Meyer, I taschenbusch der deutschen Vœgellanvte, page g , n° 2.)
Vultur Fuscus, Linn. Gm., n° 8. Latham, Index A
Vautour Brun, Brisson, tome 1 , page 1 3 1 , n° 2. VFemelleoujeune^ Vautour de Malte, Buffon, tome 1, page 161 ,1 pl. enl. 427. J
(1) Plumis niveis , retnigibus rectricibnsque nigris , torque plumarum albo. Telle est la phrase spécifique de Gmelin; doit-elle s’appliquer, comme le dit M. Terriminck dans l’introduction de la seconde édition de son Manuel, page 11 , au Vautour Griffon ou fauve, et non pas à notre Percnoptère? Quant à nous, nt us persistons à croire qu’elle indique ce dernier, car le premier n’a dans aucun âge un plumage couleur de neige ( plumis niveis.)
(2) La pl. enlum. de Buffon manque d’exactitude en ce que la queue est carrée-'
à son extrémité, et composée seulement de douze pennes.-
NEOPHRONS.
Maltese Vulture , Lai li. Synopsis, tome i , p. 1 5 n° 9.'.
Vultur Lencoceplxalus , Lath. Index, 110 4- /
Sacre Égyptien, Belon, Ois., page 1 10. I
Vautour d’Égypte, Brisson, tome 1 , page 1 3 1 ,n° 3AFemelleoujeune. Idem. Sonnini , édit, de Buffon , tome 38 , page 1 3 1 .1 L’Alimoche , le Vilain , Picot de La Peyrouse , En- 1 cyclopédie. J
Buffon s’est trompé en disant qu’il faut séparer les Vautours bruns et d'Egypte décrits par Brisson, le second n’étant pas un vautour, mais un oiseau d’un autre genre, auquel Belon a cru devoir donner le nom de Sacre égyptien. Aujourd’hui que ces deux vautours sont mieux connus, nous 11e doutons nullement de leur identité, seulement celui d’Égypte est d’un âge moins avancé que l’autre , et tous les deux appartiennent à l’espèce du petit Vautour -(notre Neophrons perenoptère).
Le Pline françois s’est encore mépris, lorsqu’il dit « que son Vautour de Nonvège , ou à tête blanche , paroît être d’une espèce différente des vautours bruns et d’Égypte du méthodiste françois, car il en diffère en ce qu’il a le bas des jambes et les pieds nus ; tandis que les deux autres les ont couverts de plumes. « N’est-ce. pas une faute typographique ? car Brisson, qu’il nous semble avoir consulté, donne à ces deux oiseaux les pieds nus, tels qu’ils le sont réellement, et qu’ils doivent les avoir, puisque ce sont , comme nous venons de le dire , des individus de l’espèce de petit vautour ou de vautour de Nonvège; mais non pas du Vautour à tête blanche de Brisson, lequel a les pieds vêtus jusqu’aux doigts, selon Schwenckfeld qui le premier l’a décrit, et que nous croyons cependant s’être trompé.
Comment encore concilier Sonnini avec lui-même , qui , dans son édition de Buffon, à l’article du petit Vautour , dit dans une note : « Je 11e pense pas que cette espèce soit la même que le Vautour d’Égypte ou le Perenoptère de Linnée et d’Hasselquitz » , tandis que dans une autre (article du vautour d’Égypte) il assure que celui-ci a beaucoup de rapports avec le petit vautour ou le vautour de Norwège, et qu’il lui donne pour synonymes le Perenoptère de Linnée. Comme l’on trouve ailleurs des preuves de notre assertion, nous n’aurions pas indiqué
NEOPHRONF.
ces erreurs , si elles n’étoient dans un ouvrage que l’on consulte tous les jours.
Cette espèce, que l’on rencontre en France sur les Alpes et les Pyrénées, est connue des Français qui fréquentent l’Egypte , sous la dénomination de Poule de Pharaon ; les Turcs l’appellent Akbohas, c’est-àdire père blanc; les Égyptiens et les Maures, Rachamad, noms que l’on a appliqués mal-à-propos à d’autres oiseaux, comme le pélican, la cigogne, le cygne.
Elle cherche sans cesse les charognes les plus puantes ; elle exhale elle-même une odeur infecte, et dès qu’elle est morte, elle se putréfie. C’est un crime que de tuer ces Vautours près du Caire , aussi ne sont-ils point farouches en Egypte, on les y voit sur les terrasses des maisons, dans les villes les plus populeuses et les plus brayantes, n’étre point inquiets, et vivre en toute sécurité au milieu des hommes, qui les ménagent et les nourrissent avec soin. Ils fréquentent aussi les déserts , et ils y dévorent les cadavres des hommes et des animaux qui périssent dans ces vastes espaces consacrés à la plus aride stérilité. On trouve aussi ces Vautours en Syrie et dans quelques autres contrées de la Turquie; mais ils y sont moins nombreux qu’en Égypte, parcequ’ils n’y jouissent pas des mêmes prérogatives, et qu’une antique considération n’y accompagne pas leur existence; car ils étoient des oiseaux sacrés chez les anciens Égyptiens.
M. Levaillant, qui a vu cette espèce au cap de Bonne-Espérance, nous apprend que les grands Namaquois l’appellent Ouricjourap , qui, dans la langue de ces peuples , signifie Corbeau blanc. Les Hottentots l’appellent Hoa-cjoop , et les Hollandois White ckraai, noms qui ont la même signification de Corbeau blanc.
Elle est rare aux environs du cap de Bonne-Espérance, très commune chez les petits Namaquois , et en bien plus grand nombre sur les bords de la rivière d’Orange et chez les grands Namaquois ; elle y est peu farouche et se laisse aisément approcher. Les sauvages ne lui font aucun mal, parcequ’elle purge leurs enceintes des immondices qui y sont toujours en abondance. Elle niche dans les rochers , et sa ponte est de trois ou quatre œufs.
GALERIE DES OISEAUX. lre PARTIE. * -
IO
ZOPILOTES.
Ce Percnoptère , sons son plumage parfait, a le sinciput, le tour des yeux et les joues, jusqu’aux oreilles, d’une couleur safrane'e, plus vive à la base du bec ; la gorge , garnie d’un duvet rare et fin , qui laisse apercevoir la peau , jaunâtre , ridée et capable d’une grande extension; l’occiput et tout le cou sont couverts de plumes longues, effilées et blanches; le corps est généralement de cette couleur; les grandes pennes des ailes sont noires; les moyennes, d’une teinte fauve sur leur côté extérieur, et noirâtres sur l’intérieur; la queue est étagée et d’un blanc un peu roux; le bout du bec et les ongles sont noirâtres ; les pieds couleur de chair. Longueur totale deux pieds deux à six pouces.
Le plumage de la femelle est d’un brun-sombre : celui des jeunes est mélangé de gris-blanc-sale; le bec, couleur de corne, brunâtre vers le bout; les ongles sont noirâtres. On prétend que les vieilles femelles ressemblent au mâle adulte.
L’individu, décrit par Bruce , sous le nom de Rachamad , est sous son plumage parfait. Il en est à-peu-près de même du Vultur Angolensis , du petit Vautour de Buffon, et de YOurigourap de Levaillant.
Le Vautour de Malte, le Vautour Brun de Brisson, le Sacre d’Egypte , le Limoche et le Vilain , de Picot de La Peyrouse , sont des femelles ou des jeunes.
3ème DIVISION. ZOPILOTE, Gypagns. J^ultur,
Linnée.
Bec droit et entouré d’une cire dans le premier tiers de sa longueur , convexe en dessus , mandibule supérieure à bords dilatés , crochue vers le bout ; l’inférieure plus courte, et arrondie à sa pointe, pl. A, n° 3.
Narines amples , oblongues , caronculées , ou simples , ouvertes , et situées vers l’origine de la cire.
Langue cannalieulée et membraneuse, abords dentelés.
Yeux à fleur de tête, dirigés latéralement.
Tête et cou dénués de plumes.
ZOPILOTES
Jabot saillant.
Tarses nus, réticulés. ,
Doigt intermédiaire alongé, réuni avec l’extérieur à sa base par une membrane; le postérieur le plus court de tous.
Ongles médiocres , peu pointus, celui du milieu le plus fort et le plus long de tous; les latéraux égaux; le postérieur court et plus émoussé que les autres.
Première et cinquième rémiges égales; les deuxième , troisième et quatrième graduelles entre elles et les plus longues de toutes.
Queue à douze rectrices.
Cette division renferme trois especes qui habitent dans le nouveau continent; celle de cet article, le Condor et le Zopilote de la Californie.
Les Zopilotes ne pénètrent pas dans le nord de l’Amérique au-delà des Florides; ils ont un genre de vie analogue à celui des Vautours, dont ils se distinguent en ce qu’ils ont le pouce plus court, ainsi que son ongle qui en outre est moins pointu. Le nom qu’on leur a généralisé est tiré du mot mexicain tzopilotl qui signifie roi des Vautours, et non pas roi des tzopilotls , comme le disent quelques auteurs : tzo signifiant Vautour, et pilotl roi , chef, mots que Fernandez et Ilermandez rendent en latin par ceux de regina aurarum (reine des auras. )
LE ZOPILOTE, dit le ROI DES VAUTOURS,
Gypagus Papa. >
Pl. III.
Rufescenti albus ; remigibus rectricibusque nigris ; naribus carunculatis ; verlice colloque denudatis ( Senior . )
Corpore nigricante ; subtus albo longiludinaliter maculato; cristd nigrd. ( adultus. )
Saturate cœrulescens ; ventre uropygiique lateribus albis ( Junior . )
Roi des Vautours, Brisson, Ornith., tome i, page /\"]0 , pl. 36* Suffon , Hist. nat., des Oiseaux , tome i , pag. 169 , pl. enl. 428.
ZOPÎLOTES.
Ring Vulture , Latham , Synopsis , tome i , page g , n° g.
Vuîtur Papa , Linn. , Gm. Syst. nat. , édit. i3,n°3. Latltam, Index 7 h° 7.
Iriburubicha , de Azara , apuntamientos Para la Historia natural de de los passai os dtl Paraguay y Rio de la Plata , loin. 1 , pag. i5 , n° 1.
Les Guaranis, peuplade du Paragay, confondent sous la dénomination à'iriùu ce Zopilote , et les Galünazes Aura et Urubu ; les Espagnols les nomment très improprement Corbeaux. Ce sont des oiseaux qui, dans l’Amérique méridionale , rendent de grands services en purgeant la surface de la terre des immondices et des débris d’animaux morts qui, en se corrompant, infecteroient l’atmosphère ; ils sont paisibles, exempts de cruauté et respectés par tous les autres oiseaux; leur vue est perçante et étendue; leur odorat est très sensible; ils souffrent la privation de nourriture avec une patience extraordinaire, et ils ont assez de force pour soutenir leur vol à une grande hauteur, sans se fatiguer. Ils ne crient point; ils marchent à pas pesants et leur corps se soutient horizontalement; ils prennent leur essor avec quelque peine, et après avoir fait plusieurs sauts ; ils tournoient ensuite dans les airs pendant plusieurs heures, pour découvrir les charognes dont ils se nourrissent, sans jamais attaquer le plus petit oiseau , ni le plus foible mammifère. Ils se perchent sur les plus gros arbres, vivent seuls ou par paires; mais ils ont coutume de se réunir en troupes pour s’acharner sur les animaux morts.
M. de Azara , à qui on est redevable de détails très intéressants sur le Zopilote Papa, l’a décrit sous le nom d'Iribubicha , qui signifie chef ou roi des iribus; c’est aussi celui sous lequel les Guaranis le commissent, pareequ'ils croient que les autres iribus ( nos gallinazes) le respectent; et ils fondent leur opinion sur ce que , quand celui-ci s’abat sur un corps mort, les autres s’éloignent aussitôt pour lui céder la place. Les Espanols l’appellent Corbeau blanc. Il ne passe pas le 3ae degré de latitude australe; mais il devient plus nombreux à mesure qu’il s’avance vers le nord. Il luit de loin lorsqu’il se trouve à terre ou sur un arbre isolé; mais on l’approche et on le tue aisément dans les bois, où l’on a placé des charognes pour appât. On assure qu’il fait son nid dans un trou d’arbre, et que sa ponte est de deux œufs.