PI. IV
Nigra miens; remigibus fuscis ; liostro cineraceo ( Senior. )
Nigro Juscoque varia. (Junior.)
Vultur Aura, var. A. Latham , Index , n° 8.
Vultur Jota , var. B. Linn., Gm. Syst. nat., n° 5.
Tmkey Buzzard. C a tes b y , Car. tome \,page 294? pb 6.
GALLINAZES.
Vautour Aura, Vieillot , Hist. nat. des Oiseaux de l’Amérique septentrionale., tome 1 , page 2S, pl. 2 bis.
Acabiray. De Azara apunlamientos para la Hist. nat. de los paxaros, etc. tom. 1 , pag. 23, n° 3.
L’Aura, quand il vole, tient les ailes plus élevées que le reste, de sorte qu’elles semblent 11e faire qu’une seule pièce avec le corps , lorsque l’oiseau ne les agite pas ; ce qui a lieu le plus souvent. Il vole sans cesse près de terre et avec beaucoup d’aisance , cherchant à découvrir quelque proie dans la campagne. Il change rarement de direction, et passe les jours en l’air, comme si cet état d’action continuelle lui étoit plus naturel que le repos; il paroît néanmoins, à chaque instant, vouloir se poser. Selon Bartram, qui a observé l’Aura dans les Florides , il frappe les ailes l’une contre l’autre , s’avance un peu , puis frappe encore ses ailes, et ainsi de suite à chaque temps de vol , comme s’il étoit toujours prêt à tomber et toujours faisant effort pour se relever; ce qui nous paroît contredire la manière de voler qu’indique de Azara. Au reste, il est moins vorace que les Urubus, recherche moins les corps morts, se nourrit également de limaçons, d’insectes, ne poursuit point les oiseaux, et n’est point querelleur.
Noseda, cité par de Azara, dit que le nid de l’Aura ne consiste qu’en un léger enfoncement en terre dans les halliers , à la lisière des bois , sans aucune disposition de matériaux ; que la ponte est de deux œufs blancs, un peu tachetés de rougeâtre, et que les petits naissent couverts d’un duvet blanc , et les yeux fermés.
On a souvent confondu l’Aura et l’Urubu, et même dans les pays qu’ils habitent, car les naturels de la Louisiane les appellent indistinctement Carancro, et ceux des Florides et des Carolines, Carion-Crown , on Turkay- Buzzard. Suivant de Azara, qui a très bien distingué ces deux espèces, les Guaranis nomment l’Aura Iribu- Acabiray , qui veut dire Iribu à tête rasée ou tête chauve. Il est assez commun dans le Brésil , le Paraguay, et passe aussi au sud de la rivièr&de la Plata.
L’individu dont on a publié la figure dans l’Histoire des oiseaux de l’Amérique septentrionale, n’avoit pas encore acquis son plumage parfait, de même que celui décrit par M. de Azara. Il a dans son jeune âge les
GALERIE DES OISEAUX. T1' Partie. 3
i8 IRIBINS.
plumes du manteau d’un noir changeant en violet sur leur milieu, et brunes sur leurs bords; cette dernière couleur s’étend davantage sur les couvertures supérieures des ailes, sur les pennes secondaires, et sur toutes les latérales delà queue; la tige des premières est d’une nuance terne d’un côté, et blanche de l’autre; toutes sont en dessous d’un grisblanc lustré; la collerette est noire, avec des reflets d’un bleu d’acier bruni, ainsi que toutes les parties inférieures sur lesquelles les reflets sont peu apparents; le bec est blanc-cendré; la cire qui le recouvre jusqu’audelà de l’ouverture des narines, d’un rouge-violet; l’iris d’un jaune léger; des poils courts et noirs se font remarquer devant l’angle antérieur de l’œil, et celui-ci est entouré de jaune. Une autre ligne de poils noirs et courts va d’un œil à l’autre, en passant sur la tête qui, dans le reste, est d’un rouge tirant sur le pourpre foncé; on voit sur le bas de l’occiput des rides de cette même teinte, et d’autres de couleur de paille, laquelle est encore celle de la base du bec. Le tarse n’a point d’écailles sur le devant et sur sa moitié supérieure ; dans les endroits où il est dénué d’écailles, sa couleur est jaune de paille. Quelques individus l’ont d’un blanc-rougeâtre; la tête, le haut du cou sur un pouce et demi de hauteur, et le devant jusqu’à la poitrine sont nus , quoique les plumes des côtés du cou en recouvrent la partie antérieure. Longueur totale vingt-cinq à vingtsept pouces.
On ne remarque point de brun sur le plumage de l’oiseau vieux; il est alors d’un beau noir à reflets.
5ime division. IRÏBIN, Daptrius.
Bec droit dès la base, garni d’une cire poilue, épais, robuste, comprimé latéralement, convexe en dessus; mandibule supérieure crochue à sa pointe; l’inférieure plus courte, anguleuse en dessous, foiblement e'chancrée vers le bout, et obtuse, pl. A. n° 6.
Narines arrondies, tuberculées en dedans.
Orbites, Gorge , Jabot nus.
Tarses grêles , médiocres, réticulés.
RANCANCAS.
Doigts extérieurs unis à leur base par une membrane, l’intermédiaire long; les latéraux plus courts, à-peu-près égaux entre eux.
Ongles médiocres, pointus; les extérieurs les plus longs et les plus forts.
Première rémige courte; troisième, quatrième et cinquième les plus longues de toutes.
Queue arrondie, à douze lectrices.
Cette division ne contient qu’une seule espèce que l’on trouve à Cayenne , mais dont on ne commît ni les habitudes , ni les mœurs , ni même la nourriture.
L’IRIBIN NOIR, Daptrius Ater .
pi. y.
Niger ; caudcl basi albâ ciut albo racliatâ.
L’Iribin noir, 2e édit, du nouveau Dictionnaire d' Histoire naturelle, tome 1 6, page 38g.
Nous avons vu plusieurs individus de cette espèce , dont deux sont au Muséum d’Histoire naturelle, qui ne diffèrent entre eux qu’en ce que l’un a les pennes de la queue d’un beau blanc à sa base, et que l’autre les a rayées de noir et de blanc depuis leur origine jusqu’au milieu; du reste, leur plumage est d’un noir à reflets bleuâtres; le bec et les ongles sont d’un noir mat; les pieds jaunes; l’iris est d’un cendre-noirâtre; longueur totale quatorze à quinze pouces.
ôme division. RANGANCA, Ibycter , Falco. Linnée.
Dec droit et garni d’une cire glabre à sa base, convexe en dessus; mandibule supérieure à bords droits, crochue vers le bout, l’inférieure plus courte, peu pointue, pl. A. n° g.
Narines ovales , presque obliques.
Joues, Gorge et Jabot dénués de plumes.
RANCANCAS.
Tarses mis, réticulés, courts, forts.
Doigts extérieurs unis par une membrane à leur base.
Ongles peu crochus, presque égaux, pointus, l’intermédiaire et le postérieur les plus forts et les plus longs de tous.
Première rémige courte, quatrième, cinquième et sixième les plus longues de toutes.
Queue à douze reetrices.
Cette division n’est composée que d’une seule espèce qui se trouve dans l’Amérique méridionale.
Quoique tous les Ornithologistes aient rangé cet oiseau dans l’ordre des Accipitres , d’après ses caractères , on ne périt cependant convenir qu’il y soit bien placé, puisqu’il n’en a, selon les voyageurs et les naturalistes instruits qui l’ont observé dans son pays natal , ni le vol élevé, ni la vue perçante , ni les habitudes, ni les mœurs , ni les goûts. Cependant nous nous sommes déterminés à le classer provisoirement dans la famille des vautourins , pareequ’il présente quelque analogie avec les vautours , dans les parties de la tête et de la gorge qui sont dénuées de plumes, dans son jabot nu et proéminent, dans la conformation de son bec et de ses ongles; mais ce n’est ni un vautour, ni un aigle, ni un faucon , ni même un caracara; car il n’a nulle inclination à la voracité, ni à la rapine ; il est doux et paisible; il se nourrit de fruits, de semences, et quelquefois d’insectes , comme fourmis, sauterelles, etc. Étant peu farouche, on l’approche facilement. Il niche sur les arbres, et sa ponte est de trois à cinq œufs, ronds et blancs. On ignore la manière dont les petits sont nourris dans le nid , ce qui néanmoins est très essentiel pour pouvoir le classer convenablement.
LE RANG ANC A A VENTRE BLANC. Ibjcter
Leucogaster.