PYGARGUES
Falco pondicerianus , Linn. ; Gm. , Syst. nat. , édit. 1 3 , n° ’j i ; Lath . , index , n° 46 (idem).
Pondicherry Eagle, Lath., Gal synopsis, tome i , page , n" i r , ( idem) ; 2 e Suppl. , page 32 , n° 28.
On rencontre cette espèce dans l’Inde, au Bengale, à Pondichéry, au Coromandel et à Malabar. C’est, dans ces contrées, un oiseau consacré à Vishnou, que les Braclnnans accoutument à venir, à des heures réglées, prendre ses repas dans le temple de ce dieu, en frappant sur un plat de cuivre. La vénération que les gentils ont pour ce Pygargue tient à des motifs purement mythologiques. On les voit souvent sérieux , stupides et ébahis à son aspect; et si, en sortant le matin de leur maison, ils l’aperçoivent se dirigeant vers le lieu où ils vont traiter quelques affaires , c’est un heureux augure, qui ne leur permet pas de douter du succès le plus complet. On le trouve aussi, selon Latham, à la Nouvelle Hollande, où il porte le nom que nous lui avons conservé. Il n’attaque que des animaux faibles; extrêmement vorace, tout lui est bon; œufs, oiseaux et entrailles d’animaux à demi pourris.
Le Girrenera, sous son plumage parfait, est d’un blanc de neige trèspur sur la tête, le cou en entier et la poitrine; d’un beau marron sur le reste du plumage, à l’exception des pennes primaires, qui sont noires, et du dessous de la queue, qui est d’un gris blanchâtre, et dont l’extrémité est de cette dernière teinte; lorsque son vêtement n’a pas encore acquis cette perfection, toutes les pennes blanches sont noires seulement sur leur tige. La cire est bleuâtre; le bec, grisâtre; les pieds sont jaunes, et les ongles noirs. Longueur totale, quinze à seize pouces.
3eme division. BALBUZARD, Pandion , Savigny.
Falco , Linn.
Bec grand, presque droit et garni d’une cire poilue à sa base, robuste, arrondi en-dessus, comprimé latéralement; mandibule supérieure dilatée
BALBUZARDS.
sur ses bords, crochue et acuminée à sa pointe; l’inférieure plus courte, droite et obtuse à son extrémité.
Narines lunulées, obliques.
Langue charnue, épaisse, obtuse.
Bouche à peine fendue jusqu’à l’angle antérieur des yeux.
Cuisses eX. jambes couvertes de plumes courtes et serrées.
Tarses nus, réticulés, courts, très-épais et garnis d’écailles nombreuses et raboteuses chez les vieux. Pl. AA, n° 4-
Doigts totalement séparés, épais et rudes; l’extérieur versatile.
Ongles égaux , longs, très-crochus, très aigus, ronds en dessous. Pl. AA, n° 8.
Ailes longues.
Remige, première un peu plus longue que la cinquième; deuxième et troisième les plus longues de toutes.
Queue à douze rectrices.
Cette division contient trois ou quatre espèces, dont une se trouve en France. Ces oiseaux de proie sont de puissans destructeurs des habitans de l’eau, et ne vivent guère que de poissons qu’ils prennent à quelques pieds de profondeur. Leur vue est très-perçante ; doués d’une très-grande patience, ils passent des heures entières immobiles sur un arbre ou un rocher, près d’un étang ou d’une rivière, à épier leur proie. Leur genre de vie les tient toujours dans le voisinage des eaux, sur les bords des lacs, des rivières, et souvent sur les côtes maritimes. Ils nichent dans les crevasses de rochers escarpés, ou à la cime des grands arbres dans les forêts les plus épaisses. Leur ponte est de deux à quatre œufs. Les petits voient dès leur naissance, prennent eux -mêmes la nourriture que leur apportent le père et la mère.
LE BALBUZARD AMÉRICAIN, Pandion amène anus.
Pl. XI.
Coi'pore supra nigricanle -fusco , sublus Jronleque albis ; tænid capitis collique lateribus nigricanle ; pectore fusco maculato (senior. )
Corpore dilate fusco et sordide albo vario ( junior . )
GALERIE DES OISEAUX. Ire PARTIE.
BALBUZARDS.
Faucon pêcheur de la Caroline, Bïvffon , Hist. nat. des Ois . , i,
Falco carolinensis, Linn., G/n., Syst. nat., édit. 1 3 , «° 26, -var. y.
Falco haliætus, Lathcun , index , «° 3o, var. B.
Fishing hawk, Catesby, Carol . , tom. 1 , pl. 2.
Osprey, Latham , general synopsis , tom. 1, pages 45 et 46, «° 26, ■zw. A.
L’aigle pêcheur, Vieillot, Hist. des Ois. de V Amérique septentrionale , tom. 1 , pag. Q.C), pl. 4-
Des ornithologistes, comme on le voit dans la synonymie, donnent cet oiseau pour une variété du Balbuzard d’Europe, tandis que d’autres en font une espèce particulière et distincte; en effet il diffère de celui-ci par des couleurs plus sombres sur les parties supérieures, et un blanc presque pur sur les inferieures ; de plus, sa taille est plus svelte, sa tête moins grosse, et ses ailes ont plus de longueur. Du reste tous les deux ont les mêmes habitudes, le même genre de vie, et le même appétit pour les poissons. Le balbuzard de cet article se trouve dans l’Amérique septentrionale et aux îles Antilles, car je crois que c’est le même oiseau que X aigle pêcheur du père Dutertre (Hist. génér. des Antilles, tom. 2.) Il se tient, pendant l’hiver, sur les bords de la mer, à l'embouchure des fleuves ou sur les rivages des grands lacs, et au printemps dans l’intérieur des terres, du moins les individus que j'ai vus aux environs de New-Yorck se comportent ainsi. Quand il pêche, pendant l’été, il s’élèveà une grande hauteur, plane au-dessus des eaux, et lorsqu’il aperçoit un poisson se jouer sur cet élément, il descend avec la rapidité de la foudre, plonge, disparaît un instant, et reparaît à la surface de l’eau avec sa proie entre ses serres. 11 construit son nid sur les grands arbres isolés et dans les rochers les plus élevés. La ponte est de trois ou quatre œufs blancs et tachetés de brun-sombre.
Le vieux a le bec noir, la cire bleue, l’iris jaune; le dessus de la tête, du cou et du corps, les ailes et la queue, d’un brun-noirâtre; une bande de cette couleur part du coin de l’œil, s’étend vers l’occiput, descend sur les cotés du cou et se perd sur les épaules; le front, les côtés de la gorge, et toutes les parties postérieures, sont d’un beau blanc, avec quelques taches brunes
CIRCAÈTES.
sur la poitrine ; les pieds sont jaunes. L’adulte en diffère par sa couleur d’un brun moins sombre Longueur totale, vingt-trois pouces. Le jeune est d’un brun -clair sur les parties supérieures, dont les plumes sont bordées de blanc-sale; la bande longitudinale de la tête et du cou est variée de brun et de blanc; il y a beaucoup plus de taches sur les parties inférieures.
4ème division. CIRCAÈTE, Cirçaetus. Fcdco, Linnée.
Bec robuste, garni d’une cire un peu velue et droit à sa base, convexe, comprimé latéralement; mandibule supérieure, à bords presque droits, crochue à sa pointe ; l’inférieure droite, plus courte, obtuse à son extrémité.
Narines poilues, ovales, transversales.
Langue charnue , épaisse.
Bouche fendue jusqu’aux yeux.
Cuisses et jambes garnies de plumes longues et pendantes.
Tarses nus, réticulés, allongés et gros.
Doigts un peu courts, les extérieurs unis à leur base par une membrane, l’intérieur totalement libre ; les latéraux et le pouce à peu près égaux.
Ongles un peu courts, presque d’égale longueur, peu crochus; l’interne et le postérieur, les plus forts et les plus longs de tous.
Ailes longues, première rémige plus courte que la sixième, troisième la plus longue.
Queue a. douze rectrices.
Cette division n’est composée que de deux espèces, dont une se trouve en France; et l’autre, dont il va être question, habite le Sénégal.
LE CIRCAÈTE GRIS, Cirçaetus cinereus.