MILANS
’jeme division. MILAN, Milvus. Falco, Linnée.
Bec incliné dès sa base et garni d’une cire, anguleux en desssus, comprimé latéralement; mandibule supérieure à bord dilatés, crochue et aigue à sa pointe; l’inférieure droite, obtuse.
Narines elliptiques, obliques.
Langue charnue, épaisse, entière.
Tarses courts, nus et réticulés.
Doigts extérieurs réunis à leur base par une membrane; l’interne totalement libre.
Ongles médiocres, faibles, pointus.
Ailes longues; première et septième rémiges égales; quatrième la plus longue de toutes.
Oueue étagée ou fourchue, à douze pennes. Cette division se compose de deux sections et de trois espèces , dont deux se trouvent en Europe et l’autre à la Nouvelle-Hollande. Les milans ont le vol facile, et peuvent s’élever à une très-grande hauteur; mais ils n’ont ni le courage ni la fierté des autres oiseaux de proie : ils choisissent leur proie parmi les animaux les plus petits ou les plus abjects; fuient lâchement devant des assaillans moins grands et plus faibles qu’eux; se perdent dans les nues pour échapper à leur poursuite, et, s’ils sont atteints, ils se laissent vaincre et ramener honteusement à terre sans chercher à se défendre. Ils nichent sur les arbres ou dans les rochers; leur ponte est composée de trois ou quatre œufs; les petits naissent couverts de duvet, et prennent eux-mêmes la nourriture que leur apportent le père et la mère.
A. Queue étagée.
LE MILAN A QUEUE ET ÂGÉE, Milvus sphenurus.