‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 43 sur 251 · PI. XV · texte numérisé non relu

PI. XV

Plumis capitis collique elongatis , angustis, acutis, dilute fulvis , in medio longitudinaliter albo strialis ; corpore supra tectricibusque alarum superioribus albo , riifo,fuscoque variis ; caudâ cuneatâ .

GALERIE DES OISEAUX. Pe PARTIE.

ELANOIDES.

Milan à queue fourchue, ie édit, du nom. Dict. d’Hist. nat., loin. 20, pag. 564-

On ne connaît que l’extérieur de cette espèce de la Nouvelle-Hollande. Elle a les plumes de la tête et de la nuque allongées, étroites, pointues, et d’un fauve très-clair avec du brun sur les bords de plusieurs, et des raies longitudinales blanches sur leur milieu; celles des parties inférieures larges, arrondies, et des mêmes couleurs; le dessus du corps, les plumes scapulaires, les couvertures supérieures des ailes, variées de blanc, de roux, et de brun; les pennes alaires noires; celles de la queue d’un gris roussâtre, plus clair à leur extrémité et marbrées en dessus, sur leur côté intérieur, d’une nuance plus foncée; le bec rougeâtre; les pieds jaunes. Longueur totale dix -neuf pouces environ.

8ème division. ÉLANOIDE, Elanoïdes. Falco, Linnée.

Bec court , incliné et garni d’une cire à sa base, arrondi en dessus, comprimé latéralement; mandibule supérieure à bords presque droits, crochue et acuminée à sa pointe; l’inférieure plus courte, droite et obtuse.

Narines ovales, en partie couvertes de poils.

Langue charnue, échancrée.

Bouche très-fendue.

Tarses courts, nus et réticulés.

Doigts totalement séparés.

Ongles très-crochus et fort aigus.

Ailes longues; première et deuxième rémiges à peu près égales et les plus longues de toutes.

Queue plus ou moins fourchue, à douze pennes.

Des quatre espèces dont cette division se compose, deux se trouvent en Afrique et les deux autres dans l’Amérique. Les élanoïdes sont des oiseaux de haut vol qui fendent les airs avec la rapidité de l'hirondelle; ils se nourrissent d’oiseaux, de petits serpens et d’insectes. Leur nid et leurs œufs ne sont pas connus.

élan oides.

LÉLÀNOIDE RIOCOUR, Elanoïdes riocourii .

PI. XYl.

Corpore supra cinereo-subccendescente ; subtus niveo ; rectricibus duabus ex limis , longissimis , apice aigris.

Nous devons la connaissance de cet oiseau à M. le comte de Riocour, naturaliste très-judicieux et excellent observateur, qui l’a reçu du Sénégal. On ne le trouve qu’aux environs de Gorée, où il n’est que de passage, car les voyageurs ne l’y ont pas rencontré dans toutes les saisons. Comme chez les hirondelles, sa vie est presque toute aérienne : il s’élève sans efforts, glisse dans les airs avec la plus grande aisance, précipite sa course, la ralentit, et se tient stationnaire et immobile pour se plonger sur sa proie ; et si elle échappe à sa poursuite, il indique sa colère par des cris assez semblables à ceux de notre crinerelle, cri, cri, cri : bientôt après, plus heureux ou moins maladroit, s’il surprend un oiseau, il le plume et le déchire par lambeaux sur la place même, la faiblesse de ses serres ne lui permettant pas de le porter plus loin. Je dois ces détails à M. de Riocour, d’après les notes que lui ont fait passer ses amis du Sénégal.

Il a le dessus de la tête et du cou, le dos, le croupion, les plumes scapulaires, les pennes des ailes et le dessus des rectrices d’un joli cendré un peu bleuâtre , mais sombre sur le dos et le croupion, plus clair sur les rémiges, et passant au noir sur quelques plumes scapulaires; l’extrémité de la plupart des pennes secondaires et des grandes couvertures supérieures des ailes, le côté interne des pennes caudales, à l’exception des deux intermédiaires, le bord et les côtés du front, le dessous des ailes et toutes les parties inférieures , d’un très-beau blanc de neige; le tour de l'œil, d’un cendré noirâtre; une grande tache noire sur le pli de l’aile; la queue longue de huit pouces; les deux plumes les plus éloignées du centre dépassent les plus proches d’elles de trois pouces et demi ; elles sont alors étroites et terminées par une petite tache noire, cette tache se fait aussi remarquer au bout des trois premières rémiges; toutes portent une tige de cette couleur; les pennes caudales vont en diminuant de longueur jusqu’aux deux intermédiaires, qui n’ont que trois

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