‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 49 sur 251 · PI. XX · texte numérisé non relu

PI. XX

Cinerea-, subtus albo t r ans vers im lineata ; remigibus primariis fasciis salurate cinereis et nigricantibus ; rectricibus inths albis , extiis c.inereis fasciis duabus nigris ( mas. ) a lis supra cinereo nigroque transversim lineatis ; subtîis lineis griseo-albis ; caudd fasciis sex latis , nigris et griseis 1 femina. )

L’asturine cendrée, Vieillot, va- édit, du nouv. Diction, d’hist. nat. , tom. 3, pag. 4r.

Le mâle porte un plumage gris-cendré ; cette couleur est en dessous traversée par de fines lignes blanches; on remarque sur les ailes des bandelettes d’un cendré foncé et noirâtres; les couvertures inférieures de la queue sont blanches en dedans et à leur extrémité; les supérieures, terminées de blanc; les pennes, cendrées à l’extérieur, blanches à l’intérieur, à la pointe, avec deux larges bandes noires vers leur extrémité ; le bec est bleuâtre en dessus, jaunâtre en dessous; la cire, bleue; les pieds, jaunes. Longueur totale quinze pouces.

La femelle, qui diffère du mâle par une taille plus longue de cinq pouces, a sur le dessus des pennes alaires de grandes taches en forme de raies , d’un gris foncé et noires; ces mêmes taches sont d’un gris blanc en dessous, et étroites sur les pennes secondaires, dont le dessous est gris et rayé transversalement de noirâtre; la queue est traversée par six larges bandes, dont trois noires et trois grises, et terminée de gris-blanc.

GALERIE DES OISEAUX. ITe PARTIE.

SPIZAETES.

Quoique nous isolions cet oiseau, nous lui trouvons des rapports avec l’épervier mille raies, décrit dans la 2e édition du now. Dict. d’hisl. nat. et dans Latliam , sous le nom d’american brown liawk ( falco Jilscus de son index ), et figuré dans Jean-François Miller, tab. 18. Cependant celui-ci est plus petit, n’ayant que la taille de notre épervier, et ne se rapproche particulièrement de Fasturine que par la quanttité de raies qu’on remarque sur son plumage.

i3ème division. SPIZAETE, Spizaëtus. Falco , Linnée.

Bec grand, presque droit et garni d’une cire à sa base, comprimé latéralement, convexe en dessus; mandibule supérieure abords dilatés, crochue et acuminée à son extrémité; l’inférieure droite, plus courte et obtuse.

Narines elliptiques.

Langue charnue, épaisse, échancrée.

Tarses allongés, un peu grêles, nus et réticulés ou vêtus.

Doigts faibles, courts; les extérieurs unis à leur base par une membrane; l’interne totalement libre.

Ongle postérieur , le plus long et le plus fort de tous.

Ailes médiocres, première rémige plus courte que la huitième; quatrième et cinquième, les plus longues de toutes.

Oueue à douze pennes.

Cette division est composée d’environ douze espèces qui peuvent se subdiviser en deux sections, attendu que les pieds sont totalement nus chez les uns et couverts de duvet chez les autres. Le plus grand nombre se trouve dans l’Amérique méridionale. On leur donne le nom ë aigle , d’après leur taille, mais elles diffèrent des véritables aigles, en ce qu’elles ont les ailes plus courtes que la queue, des tarses élevés et grêles, ce qui les rapproche des autours et des éperviers, et ce qui a donné lieu aux dénominations à’ aigles-autours ou d’ ' éperviers -aigles , que des auteurs leur ont imposées.

Les spizaëtes se nourrissent d’oiseaux et de mammifères, nichent sur les arbres élevés et dans les rochers, nourrissent leurs petits dans le nid, en

SPIZAETES. 5t

leur présentant les alimens, que ceux-ci, nés clairvoyans, prennent euxmêmes dès leur naissance.

LE SPIZAETE HUPPÉ, Spizaëtus ornatus .

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