PL XXI
Cris talus ; fuscus ; sublus ntfo-albus ; guld albidâ ; Jemoribus albo nigroque fascialis ; pedibus lanatis.
L’aigle moyen de la Guyane, Mauduit , Encyclopédie méthodique , pag. 475. — Sonnini, édit, de Buffoii , lom. 38, pag. 53.
Falco ornatus, Latli. index Suppl. pag. 7, n° 21.
Crested goshawk, Latli. Synopsis , 2 e suppl., pag. 37, «° 38.
Esparvero Calzado , de Azara , apuntamienlos , la hist. nat. de
los paxaros del Paraguay y Pa'o de la Plata, lom. 1 , 70, »° 23.
Le plumage de ce spizaëte varie tellement depuis son premier âge jusqu’à sa vieillesse, qu’on ne peut en donner une description parfaite; cependant l’individu dont nous publions la figure nous paraît être sous la livrée de l’oiseau adulte.
Il porte une Imppe composée de cinq ou six plumes longues et pendantes sur le cou dans l’état de repos; les plumes de la tête et des parties supérieures du corps sont d’un brun mêlé de quelques raies transversales fauves; le dessus et les côtés du cou, de cette couleur; le devant, la gorge, et le haut de la poitrine hlancs; le ventre est semé de taches noires, les unes rondes, les autres oblongues et disposées de façon qu’elles forment des raies transversales, mais coupées par le fond hlanc; les plumes des jambes et des tarses sont blanches et rayées de noir; la queue est traversée par des bandes noires et d’un brun lavé; le bec est d’un noir bleuâtre; l’iris, la cire et les doigts sont jaunes; les ongles, noirs. Longueur totale, vingt-cinq pouces.
Des individus ont une huppe noire et blanche; les plumes de la tête de ces couleurs; toutes les parties antérieures du corps d’un hlanc plus ou moins roussâtre et tacheté de noir. D’autres ont la huppe et le dessus de la tête noirs; la gorge et le devant du cou, d’un beau blanc, enfermé entre deux traits noirs et légèrement variés de blanc; ces traits prennent naissance aux
ÉPERY i ers.
coins des mandibules, et descendent jusqu’aux épaules; le reste de la tête et du cou, d’un gris rougeâtre; les épaules, noires; la queue, traversée par des bandes noires et cendrées; les ailes, brunes en dessus, avec des bandelettes noirâtres et transversales. Plusieurs présentent encore d’autres différences, surtout dans le jeune âge. Cette espèce se trouve dans l’Amérique méridionale.
1 4 eme division. ËPERVIER, Spatvius. Falco, Limiée.
Bec incliné et garni d’une cire à sa base, convexe en dessus, comprimé latéralement ; mandibule supérieure à bords dilatés , crochue et acuminée à sa pointe; l’inférieure plus courte, droite et obtuse à son extrémité.
Narines presque ovales.
Langue charnue, épaisse, échancrée à sa pointe.
Bouche très-fendue.
Tarses allongés, plus ou moins grêles, nus, réticulés.
Doigts longs; les extérieurs réunis à leur base par une membrane; l'interne totalement libre.
Ongles longs, très-arqués, très-aigus; l’interne et le postérieur, les plus grands de tous.
Ailes moyennes; première rémige courte; quatrième, la plus longue de toutes.
Queue à douze pennes.
Cette division est composée de trente-quatre espèces, sous les noms d’épervier et d’ autour. On en rencontre dans toutes les parties du monde, faisant la chasse aux oiseaux et aux petits quadrupèdes.
L’ÉPERVIER NOIR, Spatvius niger.
Pl. XXII.
Niger; permis colli superioris basi albis ; caudâ albo macula/d ; remigibus primariis albo-cinereis , nigro maculatis.
L’épervier noir, Encyclopédie méthodique.
Le plumage de cette jolie espèce est généralement d’un beau noir; les
CHOUETTES
plumes de la nuque et du dessus du cou sont blanches à leur base; et chaque penne de la queue porte en dessus trois taches de cette couleur un peu glacée de gris et quatre en dessous d’un blanc pur; ces taches, isolées sur les pennes, forment des bandes transversales, lorsque celles-ci sont étalées; la première de ces bandes se trouve vers leur origine sur le premier tiers de -la queue, la seconde sur le deuxième et la troisième à quelque distance de son extérieur; les grandes rémiges sont d’un gris blanc avec quelques petites taches noires variées de cendré; les intermédiaires, pareilles à l’extérieur, et les secondaires, noires; le bec est noir; l’iris, jaune; la cire et les pieds , orangers. Longueur totale neuf pouces.
Cette espèce, qu’on rencontre au Sénégal, où elle est très-rare, nous a été communiquée par M. Yereau, marchand naturaliste.
4eme famille. ÆGOLIENS, Ægolii.
Pieds vêtus, rarement totalement nus.
Doigts velus ou glabres; l’externe versatile chez la plupart.
Ongles très-rétractifs, robustes, crochus, aigus.
Bec terminé en forme de croc, garni à sa base d’une cire molle, couverte par des plumes sétacées et couchées en avant.
Tête et cou parfaitement emplumés.
Yeux grands, gros, saillans; plumes de l’orbite disposées en rayons.
Oreilles très-grandes, couvertes d’une valve cutanée.
Jabot nul.
ière division. CHOUETTE, Strix , Linnée.
Bec le plus souvent incliné dès son origine , garni d’une cice molle couverte par des plumes sétacées, épais, comprimé latéralement; mandibule supérieure à bords dilatés; crochue, aigue à sa pointe; l’inférieure droite, plus courte, obtuse, échancrée vers le bout.
Narines orbiculaires, ou ovales ou elliptiques, cachées sous les plumes.
Langue canaliculée, épaisse, charnue, obtuse, échancrée à sa pointe.
Bouche très-fendue.
CHOUETTES
Tête , oreilles , enjeux grands.
Tarses le plus souvent couverts de duvet.
Doigts extérieurs réunis à leur base par une membrane; l’interne totalement libre.
Rémiges première, deuxième et troisième ordinairement dentelées sur les bords.
Queue à douze pennes.
Cette division est composée d’environ soixante espèces, qui sont répandues dans les quatre parties, du monde. Presque toutes sont nocturnes, cherchent leur nourriture, les unes pendant la nuit, les autres pendant les crépuscules, et un très-petit nombre pendant le jour. Tous font une guerre cruelle à ces petits animaux qui dévorent les graines et les végétaux. Comme chez la plupart les yeux sont offusqués par le grand éclat du jour, elles se tiennent cachées dans un trou d’arbre ou de muraille, dans les crevasses de rocher, et dans les vieux édifices, tant que le soleil est sur l'horizon. Les chouettes ne se réunissent jamais en troupes, et se tiennent rarement en familles; on les rencontre presque toujours seules ou seulement par paires composées du mâle et de la femelle. Celles qui habitent le Word voyagent ordinairement à l’automne et c’est dans cette saison que les espèces qui se cachent dans les cavernes et les bois, s’approchent des habitations rurales, auxquelles elles rendent des services essentiels, en s’introduisant dans les greniers pour y détruire les rats et les souris, qu’elles saisissent avec autant d’adresse que les chats; cependant leur utilité semble toujours méconnue , tant est puissant le préjugé qui les fait prendre en horreur! Ces oiseaux nichent, les uns dans des fentes de rocher, de muraille et dans un arbre creux, les autres, mais en plus petit nombre, sur les poutres des édifices, à terre, dans des touffes d’herbes, et quelques-unes dans un trou qu’elles creusent elles-mêmes. La ponte est de deux à quatre œufs; les petits naissent couverts d’un duvet épais, y voient dès leur naissance, et prennent d’eux-mêmes lesalimens que le père et la mère leur présentent entiers ou par lambeaux.
CHOUETTES
A. Point d’aigrettes sur la tête.
LÀ CHOUETTE TENGMALM, Strix tengmalmi.