KAKATOÈS
^ème division. KAKATOES, Cacatua, Brisson. Psittacus , Linnée.
Bec très robuste , convexe dessus et dessous, comprimé latéralement, mandibule supérieure à bords très anguleux ou dentés; l’inférieure plus courte , émoussée , retroussée vers le bout, avec une profonde échancrure sur le milieu de son extrémité , dont chaque bord se termine souvent en pointe aiguë, pl. B., n° ~j.
Narines orbiculaires , situées dans la membrane.
Langue épaisse , charnue, entière, obtuse.
Orbites glabres.
Joues nues ou emplumées.
Doigts antérieurs réunis à leur base.
Troisième Rémige, la plus longue de toutes; plusieures secondaires r presque aussi longues que les primaires chez plusieurs.
Queue égale ou seulement arrondie, composée de douze pennes.
La plupart des Kakatoès se distinguent des Aras et des Perroquets en ce qu’ils ont la tête ornée d’une huppe, composée de plumes longues rangées sur deux lignes , se couchant et se redressant au gré de l’oiseau. On les trouve dans les parties les plus reculées de l’Inde, ou ils fréquentent, dit-on, les marais; ils habitent principalement les îles Moluques, les Philippines , celles de la Sonde et de la mer Pacifique. Rien de plus amical et de plus familier que l’humeur de ceux qu’on nous apporte vivants; ils s’apprivoisent facilement, mais ils apprennent difficilement à parler. Ils semblent devenir volontairement les commensaux de l’homme, ils recherchent sa société, et posent leurs nids sur sa cabane rustique , et même dans les villes sur les toits des maisons. Remplis d’intelligence et de docilité , ils paraissent écouter la voix de leur maître , et chercher à pénétrer sa pensée; leur affection , leur douce amitié, leurs caresses font sentir ce que leur langue ne peut exprimer. Leurs mouvements sont pleins de grâce et de douceur ; ils aiment qu’on les caresse , et lorsqu’on leur passe la main sur le dos, ils s’accroupissent et battent