MAN AK IN TIJE
sieurs mues, ils ont le col, en dessus et en dessous, ainsi que le dos, d’un vert-olive pur qui n’appartient qu’à l’extrémité lâche des barbu! esdes plumes, car ces barbules sont grises à leur base; les plumes de la base du bec sont d’un vert-olive mêlé de noirâtre; la huppe est composée de plumes d’un rouge moins brillant que celles de la huppe du Tij é adulte , mais qui ont la même forme et sont de la même nature f quoiqu’un peu moins longues. Le ventre et la poitrine sont d’un grisolivâtre , et les grandes pennes des ailes sont brunes à l’intérieur, et bordées à l’extérieur d’un vert-olivâtre.
Suivant M. de Buffon , à qui M. Sonnini a communiqué les observations par lui faites dans ses voyages, ce genre d’oiseaux est assez nombreux en espèces. Ils habitent les forêts immenses de l’Amérique méridionale, et n’en sortent jamais pour aller dans les lieux découverts ou dans le voisinage des habitations; ils préfèrent les endroits les plus secs et les plus chauds des terrains humides et frais , quoique cependant ils ne fréquentent ni les marais , ni les bords des eaux.
Leur vol, quoique assez rapide, est toujours court et peu élevé. Ils ne perchent que sur les branches des arbres , à une moyenne hauteur.
Us se nourrissent de petits fruits sauvages et d’insectes.
On les trouve ordinairement, le matin, réunis en petites troupes de huit à dix , qui se confondent quelquefois avec d’autres troupes d’espèces différentes; dans cette réunion, ils paroissent joyeux et font entendre unpetit gazouillement fin et agréable, et ce plaisir semble l’effet de la fraîcheur du matin : mais ils ne demeurent ainsi que depuis le lever du soleil jusqu’à neuf ou dix heures du matin ; alors ils se séparent jusqu’au lendemain; ils sont en silence pendant le jour; et cherchant à éviter la grande chaleur, ils se retirent dans les endroits les plus ombragés et les plus fourrés de la forêt.
Latham prétend que le Manahin tijé habite le Brésil, et les îles de Cayenne et de Cuba.
Le nom collectif de Manakins qui leur a été donné par les Hollandois de Surinam, a été adopté par les naturalistes françûis pour en désigner le genre qui les comprend tous.
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MANAKIN ROUGE.
(PIPRA AUREOLA.)
(jETTE espece est la plus commune de toutes celles qui habitent la Guyanne ; elle est aussi l’une des plus petites , car elle n’a pas quatre pouces de longueur.
L’âge et le sexe donnent lieu à des différences assez remarquables dans le plumage.
Le mâle a le bec d’un brun-noirâtre ; la tête, le col, le haut du dos et la poitrine, sont d’un rouge-vif, mais les plumes du dessus de la tête et du col n’ont cependant que l’extrémité de leurs barbules de cette couleur, car la base en est d’un blanc-sale. Les plumes du dessus et du dessous du bec, et celles du dessous du col sont d’un jaune-orange; le dos est d’un noir-foncé, la queue et les ailes d’un noir-brun : chacune des plumes des ailes (la première exceptée) sont marquées sur la face intérieure et vers le milieu de leur longueur , d’une tache blanche d’autant plus considérable que les plumes sont plus rapprochées du corps, ce qui forme une bande blanche transversale sur l’aile, lorsqu’elle est déployée : le bord du haut de l’aile est d’un beau jaune , les couvertures inférieures sont jaunâtres. Le ventre est noir-foncé près du croupion, et noir-mêlé de rouge vers la poitrine.
Les plumes du genou sont d’un blanc-jaunâtre, et les pieds d’un brunnoirâtre.
La femelle a le dessus du corps olivâtre; le sommet de la tête ceint d’un filet rouge formant couronne ; le ventre et la poitrine d’un jauneolivâtre. Du reste, elle a la même figure et la même grandeur que le mâle.
L’adulte a la base du bec garnie de quelques plumes jaunes; le dessus de la tête d’un beau rouge ; l’occiput , les joues , les côtés du col et le
MANAKÏN ROUGE.
milieu du ventre, olivâtres; la gorge et la poitrine couvertes de plumes mélangées de jaune-olivâtre et rouge; le bas-ventre et les environs du croupion parsemés de plumes noirâtres. Il a le dos noir-parsemé de plumes verdâtres; les grandes pennes des ailes et de la queue d’un brunolivâtre; les premières pennes secondaires des ailes d’un brun-noir, et les dernières, c’est-à-dire , les plus rapprochées du corps, d’un brun-olivâtre comme les grandes; mais sur quelques unes des grandes pennes des ailes on voit une tache blanche.
Le Mcinakin rouge, au jeune âge, est d’une couleur olivâtre-foncé sur le dos, et jaune-olive en dessous, sur-tout vers la poitrine et la gorge ; on lui remarque deux très petites plumes rouges, l’une sur le front, l’autre sur l’occiput.
Ces oiseaux habitent aussi dans l’île de Cayenne.
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MANAKIN