PI. XL
Viridi-œneus ; subtus splendide griseus; capile colloque cinereis ; verlice nigricanti-æneo ; caudâ œquali , viridi-aureâ , subtus nigrâ (mas.)
C api te , gulâ, colloque anteriorifusco et rufo transversim s tria lis ; dorso et uropygio fuscis ; corpore subtus dilute nifo nigricantique vario ; caudâ splendide fuscâ, apice rufâ (femina. )
Vourou-driou , Buffon, Hist. nat. des Ois., tom. 6, pag. 3<)5, pi. enl. , n° 587, sous le nom de grand Coucou de Madagascar.
Cuculus afer, Linn., Gmel., Sjst. nat., édit. i3, n° l\\. — Lath., index, n° 34-
African cuckow, Lath., Synopsis, tom. 1 , pag. 53a, n° 3o.
Les Madégasses appellent Vourou - Driou le mâle de cette espèce, et distingue la femelle par le nom de Comb. Le premier a le sommet de la tête noirâtre, avec des reflets verdâtres et couleur de cuivre; les lorums , traversés obliquement par un trait noir; le reste de la tête, la gorge et le cou, cendrés; la poitrine et les parties postérieures, d’un gris -blanc; tout le dessus du corps, les pennes moyennes des ailes et le dessus de la queue, d’un vert changeant et couleur de cuivre; les grandes rémiges, d’un noir-verdâtre; le bec, d’un brun foncé; les pieds, rougeâtres. Longueur totale, quinze pouces.
La femelle, ou l’individu donné pour telle, est rayée transversalement de brun et de roux sur la tête, la gorge et le dessus du cou; d’un brun uniforme sur le dos, le croupion, et les couvertures supérieures de la queue; brune sur les petites couvertures supérieures des ailes, lesquelles sont terminées de roux; d’un vert obscur sur les grandes, dont les bords et l’extrémité sont roux ; de la même couleur, sur les rémiges, que le mâle ,
3o COÜLICOUS.
avec du roux à l’extérieur des secondaires; d’un roux clair et varié de noirâtre, sur le devant du cou et sur toutes les parties postérieures; d’un brun lustré, sur les pennes de la queue, qui est rousse à son extrémité. Longueur totale, dix-sept pouces et demi.
4ème division. COULICOU, Coccyzns. Cuculus,
Linnée, Gmelin.
Bec épais à sa base, lisse, allongé, convexe en dessus, comprimé latéralement, entier, arqué, aigu; mandibules d’égale longueur.
Narines ovales, à demi-closes par une membrane renflée.
Langue courte, grêle, pointue.
Tarses nus, annelés, plus allongés que le doigt le plus long.
Deux doigts devant, réunis à leur base; deux derrière, totalement séparés.
Ailes moyennes, arrondies, à penne bâtarde courte; troisième, quatrième et cinquième rémiges les plus longues de toutes.
Queue à dix rectrices.
Cette division renferme dix -neuf espèces que les auteurs ont classées avec les coucous, mais M. Le vaillant a eu raison d’en distraire plusieurs qu'il appelle Cou as , et auxquelles nous avons joint les Coulicous qui se trouvent dans l’Amérique; en effet ceux-ci diffèrent des coucous en .ce qu’ils ont les tarses totalement dénués de plumes et plus longs ; les ailes plus courtes et arrondies ; de plus ils présentent des dissemblances tranchantes dans leur propagation, puisqu’ils construisent un nid, soit dans un arbre creux, soit sur ses branches, couvent leurs œufs et nourrissent leurs petits; tandis que les vrais coucous confient leur progéniture aux soins d’oiseaux qui leur sont totalement étrangers. On rencontre des coulicous ou des couas aux Grandes - Indes, en Afrique et en Amérique ; une seule espèce se trouve dans le midi de l’Europe, mais elle y est très-rare.
coucous.
LE COULICOU TAIT-SOU, Coccyzus cæruleus.