‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 80 sur 251 · PI. XL VI · texte numérisé non relu

PI. XL VI

V ertice et collo superiore nigricantibus ; corpore supra rufo-fuscescente , subtus sordide albo ; tectricibus caudœ ti ansversim striatis.

Coucou du Sénégal, Brisson, tome 4, page 120, n° 7, pi. 8 , Jig. 1.

Le rufalbin, Buffon, Hist. nat. des Ois., tome 6, page 70, pl. enl., n° 332 , sous le nom de coucou du Sénégal.

Cuculus senegalensis , Linn., Gm., Syst. nat., édit. i3 , n° 6, Latham, index n° 19.

Strait-heeled cuckow, Lath. Synopsis., tome 1, page SiS, n° 18.

On rapproche le rufalbin du houhou d’Egypte, cuculus œgyptiüs ; en effet, ces deux oiseaux présentent une grande analogie dans leur plumage et dans leur genre de vie. Selon Sonnini qui les a observés en Egypte et sur la côte occidentale de l’Afrique, dans le pays des Yolofs, ils volent mal, ne peuvent s’élever ni même traverser du même temps une espace de quelque étendue; si dans l’intervalle ils ne rencontrent pas un arbrisseau pour se poser, ils sont bientôt obligés de se laisser, pour ainsi dire, tomber

MUSOPH AGES.

par terre; enfin, ils ne possèdent de la faculté de voler qu’autant qu’il leur en faut pour attraper les sauterelles, les grillons et les criquets dont ils composent leur subsistance. Ils ne sont point farouches, et l’on peut les approcher de très-près. Ils vivent par couples, et se plaisent auprès des lieux habités. Leur voix est grave.

Le plumage de ces oiseaux n’est pas tout-à-fait le même pour tous, celui dont nous publions la figure, a environ 14 pouces de longueur totale; la tête et le dessus du cou couvert de plumes dures, épaisses, noirâtres, dont la tige est d’une couleur plus foncée et plus brillante; celles des côtés et du devant du cou, d’un blanc roussâtre avec leur tige plus éclatante et plus apparente; le dos et les plumes scapulaires sont d’un roux rembruni; le croupion et toutes les couvertures de la queue, rayées transversalement de brun et de blanchâtre; la poitrine, le ventre, les jambes d’un blanc légèrement teint de roussâtre; les couvertures supérieures des ailes rousses; leurs pennes de cette couleur, plus rembrunie à leur bout ; celles de la queue noirâtres; le bec est noir, le tarse gris-brun; l’iris, d’un beau rouge.

7ème famille. FRUGIVOR.ES, Frugivori.

Bec plus court que la tête, dentelé.

Doigts antérieurs unis à leur base par une membrane ; l’externe versatile.

ière division. MUSOPHAGE, Musophaga , Latham.

Bec un peu triangulaire et glabre à sa base, robuste, comprimé latéralement vers le bout, caréné en dessus, dentelé sur ses bords, incliné à sa pointe; mandibule supérieure quelquefois prolongée sur le front en forme de disque.

Narines ovales, ouvertes, situées à la base du bec ou vers le milieu.

Langue charnue, un peu épaisse, courte, entière.

Tarses nus, annelés.

Doigts antérieurs, réunis à leur hase par une membrane; l’externe versatile.

MUSOPHAGES. /,3

Ailes courtes; première et deuxième rémiges les plus coûtes de toutes; cinquième et sixième les plus longues.

Queue à dix rectrices.

On ne connaît que la nourriture des trois espèces qui composent cette division, elle consiste en baies et en fruits qu’elles cherchent sur les arbres où elles se tiennent ordinairement.

A. Base de la mandibule supérieure prolongée sur le fr'ont. — Narines situées vers le milieu du bec. (PI. D, n° 6.)

LE MUSOPHAGE VIOLET, Musophaga violacea.

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