INDICATEURS
ont du blanc le long de la tige, du blanchâtre sur les bords, et du brun foncé sur le reste; le bas du dos et toutes les parties inférieures sont blancs; les couvertures supérieures des ailes, noirâtres et bordées de blanchâtre; quelques-unes de celles-ci et les pennes, brunes; le reste de l’aile est noirâtre, la queue, blanche à son origine, sur la longueur de trois pouces; les rectrices intermédiaires sont ensuite brunes, les autres noires avec une tache blanche à leur extrémité; le bec et l’iris, orangés; les cils d’un vert noirâtre; le tour de l’œil est d’un jaune bleuâtre; longueur totale, quinze pouces. Le plumage n’est pas tout-à-fait coloré de même chez des individus , ce qui paraît caractériser les femelles ou l’âge peu avancé.
yème division. INDICATEUR, Indicator. Cuculus,
Linnée, Gmelin.
Bec plus court que la tête, un peu fléchi en arc, dilaté à sa base, convexe en dessus, entier, un peu rétréci vers le bout; mandibule supérieure inclinée à sa pointe; l’inférieure retroussée à son extrémité (pl. D, n° 4-)
Narines petites, concaves, à demi-couvertes par les plumes du capistrum.
Langue aplatie, courte, triangulaire.
Deux doigts devant unis à leur base; deux derrière totalement séparés.
Ongles forts, crochus, acuminés.
Ailes moyennes; première et deuxième rémiges les plus longues de toutes.
Queue à douze rectrices.
Les deux espèces qui composent cette division se trouvent dans l’Afrique méridionale. Le nom qu’on leur a imposé vient de ce qu’elles servent de guide aux habitans, pour découvrir les ruches d’abeilles sauvages qu’elles indiquent en criant. On trouve leur nid dans un arbre creux, et leur ponte est de quatre ou cinq œufs. Ils se nourrissent d’insectes, de cire et de miel.
I iVDICATEURS.
LE GRAND INDICATEUR, Inclicator major.
PI. LXY.
Corpore supra ijiride-olivaceo ; uropygio albo ; semi-collari nigro ; gulâ pectoreque pallide J, lavis ; ventre sordide albo ; ( mas. ) J route flavescentealbo maculatâ ; dorso fia vescenie-olwaceo ; gulâ pectore ventrisque lateribus nigricante variis ( femina ).
Indicateur, Buffion , Hist. nat. des Ois. , tome 6, page 3 9 a.
Grand indicateur, Levaillant, Oiseaux d’ Afrique , pl. 241 ,fig. 1 et 2.
Cuculus indicator, Lion. Gm ., Syst. nat ., édit. i3, n° l\i. — Lalham , index , n° 36.
Honey cuckow, Lalham , Synopsis, tome 2 , page 533, n° 3i.
Honey guide, Sparrmann, act. angl. 67 , pag. 38, tab. 1.
Cet oiseau, ne pouvant qu’avec beaucoup de difficulté avoir le miel dont il paraît très-friand, a l’instinct d’appeler l’homme à son aide, en lui indiquant le nid des abeilles par un cri fort aigu, qui, selon des voyageurs, semble exprimer les mots chirs, c/u'rs , et selon d’autres, les syllabes wicki, wicki, qui, dans la langue hottentote, signifie miel. Il fait entendre ce cri le matin et le soir, et semble appeler les personnes qui sont à la recherche du miel dans les déserts de l’Afrique ; celles-ci lui répondent d’un ton plus grave, en s’approchant toujours. Dès que l’oiseau les aperçoit, il va se placer sur l’arbre qui renferme une ruche, et si les chasseurs tardent à s’y rendre, il redouble ses cris, vient au-devant d’eux, et, par plusieurs allées et venues, la leur indique d’une manière très-marquée. Tandis qu’on se saisit de ce que contient la ruche, il reste dans les environs, et attend la part qu’on ne manque pas de lui laisser. L’existence de l’indicateur est précieuse pour les Hottentots , aussi ne voient-ils pas de bon œil celui qui le tue. Sa peau , selon M. Levaillant, est épaisse, et le tissu en est si serré, que, tant qu’elle est fraîche, on peut à peine la percer avec une épingle. Cette épaisseur le préserve de l’aiguillon des abeilles, à qui il fait une guerre continuelle; celles-ci, dont il détruit un grand nombre, s’attachent de préférence à ses yeux, et viennent quelquefois à bout de lui donner la mort. On trouve
TOULOUS.
son nid dans un trou d’arbre, et la ponte est de trois ou quatre œufs d’un blanc sale. Le mâle a le dessus de la tête et du cou, le manteau et les couvertures supérieures des ailes d’un vert olive rembruni, qui, sous certains aspects, prend un ton jaunâtre; le croupion blanc; les couvertures supérieures de la queue de cette couleur, variée de noirâtre; les pennes des ailes, d’un brun olivacé et liserées de vert-olive en dehors; les trois dernières pennes latérales de la queue, blanches, avec une tache brune à leur bout; toutes les autres d’un brun olivacé à l’intérieur et en partie blanches en dehors; la gorge, le devant du cou et la poitrine, d’un jaune pâle, comme ondé de gris blanc sale sur le milieu du cou, et varié de taches noires sur la gorge; toutes les parties postérieures d’un blanc jaunissant: le bec, les pieds et l’iris bruns. Longueur totale, six pouces et demi.
La femelle diffère par une taille plus petite, et en ce que la couleur olive des parties supérieures est d’un ton plus jaunâtre ; que le front est piqueté de blanc jaunâtre ; que la gorge, le devant du cou, la poitrine et les flancs sont variés de brun-noir sur un fond blanc jaunâtre. Les jeunes lui ressemblent.
8ème division. TOULOU ou COUÇAL, Corydonix . Cuculus , Lînnée, Gmelin.
Bec caréné, arqué- de son milieu à son extrémité, comprimé latéralement, pointu.
Narines étroites, percées longitudinalement dans une membrane, situées près du capistrum.
Langue large, un peu découpée à sa pointe.
Tarses annelés et nus.
Deux doigts devant réunis à leur base; deux derrière totalement séparés; l’extérieur postérieur versatile.
Ongle du pouce très-long, presque droit, subulé.
Ailes courtes, arrondies, à penne bâtarde très-courte, étroite et aiguë; première rémige la plus courte de toutes; quatrième et cinquième les plus longues.
TOULOUS.
Queue à dix rectrices.
Parmi les douze espèces que renferme cette division, les unes se trouvent en Afrique, d’autres dans l’Asie orientale, et quelques-unes dans l’Australasie. Linnée, Gmelin, Latliam, etc. ont classé parmi les coucous celles qu’ils ont décrites; mais M. Levaillant en fait avec raison un groupe particulier sous le nom de coucal. En effet elles se distinguent des véritables coucous, en ce qu’elles ont l’ongle du pouce pareil à celui de l’alouette, que leurs tarses sont plus allongés que chez ces coucous, et de plus, totalement dénués de plumes , et que leurs ailes sont courtes et arrondies , tandis que ceux-ci les ont longues et pointues. On a très-peu de renseignemens sur leur genre de vie ; on sait seulement qu’elles se nourrissent principalement de sauterelles, de grillons, de criquets et d’autres insectes, que le mâle et la femelle ont beaucoup d’affection l’un pour l’autre, et que leur vol est court et peu élevé.
LE TOULOU RUF ALBIN, Corydonix pyrrholeucus .