PI. LI
Vinaeeo-grisescens ; caudâ ccerulescente; capite cristcito ; nuchâ cyaneci ( mas. ) nucliâ cinereâ ( femina ).
Le coliou huppé du Sénégal, Brisson , ornithologie , tome 3, pag. 3o6, n° 2, pi 16, Jig. 3.
Le coliou huppé du Sénégal, Buffon, Hist. nat. des Oiseaux , tom. 4, pag. 4o4, pl. enl. n° 282, Jig. 2.
Colius Senegalensis, Linn. , Gm.-Syst. nat., édit. i3, n° 1.
Idem, Lalham, index, n° 2.
Sénégal Coly , idem, Synopsis , tom. 2 , pag. iot , n° 2.
Ce coliou, qui est assez commun au Sénégal et qu’on rencontre dans diverses autres contrées de l’Afrique, porte une huppe composée déplumés déliées d’un gris clair un peu vineux; cette couleur règne aussi sur le reste delà tête, la gorge, toutes les parties postérieures, le bas du dos, le croupion et les couvertures de la queue; la jiuque est d'un beau bleu céleste; le haut du dos et les couvertures supérieures des ailes sont d’un gris un peu foncé ; les pennes de la queue d’un gris tirant au bleu et trèsétagées; celles des ailes d’un gris-brun en dehors et rousses en dedans; le bec est rouge à sa base et noir à sa pointe; les tarses sont gris, et les ongles bruns. Longueur totale, 12 pouces. La femelle diffère du mâle en ce que sa nuque est grise au lieu d’être bleue. Le jeune, le nid et les œufs ne sont pas connus.
B. Doigt postérieur toujours dirigé en arriére, pl. B B. n° 6.
2tme division. BEC-CROISÉ, Loxia, Linnée, Gmelin.
Bec comprimé sur les côtés, crochu à la pointe de ses deux parties;
BEC-CROISÉS. 55
mandibules croisées en travers l’une sur l’autre, et un peu courbées en sens contraire, pl. E, n° 3.
Narines petites, rondes, et cachées sous des petites plumes dirigées en avant.
Langue cartilagineuse, courte, entière.
Tarses nus, annelés.
Doigt intermédiaire soudé à la base avec l’extérieur , totalement séparé de l’interne.
Ongles très-croclius.
Rémiges, première, deuxième et troisième les plus longues de toutes.
Queue composée de douze pennes.
Selon Montbeillard , la différente direction des mandibules provient du premier usage que ces oiseaux font de leur bec ( il serait, dit-il, toujours croisé du même côté, si certains individus ne se donnaient pas l’habitude de prendre leur nourriture à gauche, au lieu de la prendre à droite) ; cette assertion paraît fondée, puisqu’on voit des bec-croisés qui les portent dirigées de ces deux diverses manières. Ces parties s’étant accrues à leur extrémité et ne pouvant se rencontrer, il en résulte que ces oiseaux ne peuvent ni béqueter, ni saisir les petites graines autrement que de côté. La nature, qui a des vues fixes, et dont toutes les productions ont dans leur développement un but déterminé, leur a donné des mandibules ainsi conformées, afin qu’ils puissent soulever et détacher les écailles des pommes de pin pour en saisir l’amande; à cet effet, ils placent le crochet de la partie inférieure au-dessous de l’écaille, et la séparent avec celui de la supérieure. Ils se servent encore de ces crochets pour taillader la pulpe des ponnnes et des poires, dont ils ne mangent que les pépins, et pour grimper en s’accrochant aux branches, à la manière des perroquets.
Les becs-croisés de l’Europe et de l’Amérique septentrionale ont des moeurs, des habitudes et un instinct analogues. Ils se tiennent dans les contrées les plus boréales, et se réunissent en troupes nombreuses pour voyager. La plupart pénètrent plus ou moins dans le sud pendant l’été , ou à l’arrièresaison; les autres restent sédentaires dans leur pays natal. Ceux qui habitent l’Europe s’avancent quelquefois dans l’intérieur de la France, et les bec-
BEC-CROISÉS
croisés leucoptères se montrent aux mêmes époques dans l’état de Newiork ; mais aux approches de la douce température, tous ou presque tous les voyageurs retournent dans les climats froids, leur résidence favorite, où, dès le mois de février, on en voit déjà s’occuper d’une nouvelle génération. Les pins et les sapins, sur lesquels ils trouvent presque toujours leur aliment préféré, leur servent encore d’asile pour y construire leur nid. Us font ordinairement deux pontes annuelles, et chacune est composée de quatre ou cinq oeufs.
Cette division ne contient que trois espèces bien connues; dont deux se trouvent en Europe.
LE BEC-CROISÉ LEUCOPTÈRE, Loxia leiicoptera.