‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 86 sur 251 · PI. L1I · texte numérisé non relu

PI. L1I

Pennis albidis , margine rubris ; uropjgio dilule mbro ; crissoexcdbido ; caudâ alisque ni gris ; alarum fusciâ duplici a/bd ( mas. ). C api te , corpore : supra , alis cauddque fuscis ; uropjgio flaeescente-viridi ; gu/d exalbidâ fisco masculatà ( femina ).

White Winged Grosbill, Lal/i. , Synopsis , tom. a , pag. 108, n° a.

Loxia falcirostra, idem , index , n° 2.

Loxia leucoptera, Linn., Gin., Sjst. liât., édit., 1 3 , n° 12.

Le bec-croisé leucoptère, Buff. édit, de Sonnini , tom. 47 , ,pag . 65.

Le bec-croisé leucoptère, 2e édit, du nom’. Dict. d’Hist. nat., tom. 3, pag. 33g.

Cette espèce habite en été la baie d’Hudson, et en hiver le Canada et le nord tles états de la Pensylvanieetde Newiork; irrégulière dans ses courses périodiques, elle fréquente aussi des contrées plus septentrionales que celles-ci, pendant la mauvaise saison ; car il paraît vraisemblable que c’est de ce bec-croisé dont parle Mackenzie, et qu’il a rencontré au mois de décembre par la latitude de 56 dégrés 9 minutes nord, dans les forêts qui entourent le fort de la Fourche, et sur les bords de la rivière de la Paix. C’est presque le seul oiseau Sylvain qui ose se montrer alors dans ces régions glacées, sans doute parce que les neiges et les frimats ne peuvent le priver totalement de la graine des

BE(J-Cl\OISÉS.

arbres conifères et des baies, qui ne se détachent qu’au printemps. 11 vivifie ces forêts désertes et silencieuses, par un ramage qui, selon ce voyageur anglais, n’est pas sans agrément.

On trouve encore ces bec-croisés sur les bords du lac Ontario, où il suffit, pour en prendre un grand nombre pendant fliiver, de répandre de l’urine sur la neige. Telle est leur avidité pour cette sorte d’aliment, qu’ils se jettent aussitôt dessus et se laissent approcher d’assez près pour qu’on puisse les tuer à coups de bâton, et même les saisir à la main.

Ces oiseaux, que les habitans de la terre du Labrador appellent asilchou achctshish , se montrent à la baie d’Hudson dans le courant du mois de mars, et n’y fréquentent que les lieux plantés de pins. Ils construisent leur nid sur les branches vers le milieu de l’arbre, le composent d’herbes sèches, liées ensemble avec de la terre, et en tapissent l’intérieur avec des plumes. La ponte est de cinq œufs blancs, tachetés de jaunâtre. Les petits quittent leur berceau au mois de juin, et accompagnent leurs père et mère dans les voyages qu’ils entreprennent tous les ans au mois de novembre.

Le mâle a le bec noirâtre; la tête, le cou, le dessus du corps et les côtés de toutes les parties inférieures rouges, avec un mélange de gris sur le ventre; les côtés de la tête sont tachetés de noir; un trait de cette même couleur borde le front, passe à travers l'œil et se perd sur les oreilles; une bande pareille traverse le dos, sur lequel le rouge paraît plus foncé qu’ailleurs. Quelques taches noirâtres s’étendent en longueur sur les flancs; les couvertures inférieures de la queue sont blanches et noires; cette dernière teinte couvre aussi ses pennes, celles des ailes et leurs couvertures supérieures; l’autre règne encore sur quelques plumes de leur partie antérieure, ainsi qu’à l’extrémité des grandes tectrices et des rémiges secondaires les plus proches du dos; les pieds sont bruns; la queue est fourchue. Longueur totale, 5 pouces 8 lignes.

La femelle est moins grosse et moins longue que le mâle; elle en diffère encore par son plumage, qui est brun sur la tête, le dessus du cou, le dos, lés ailes et la queue; le croupion est vert-jaunâtre; le haut et les côtés de la poitrine sont verdâtres; les flancs de cette teinte, mais rembrunie; le milieu du ventre est blanchâtre; les parties postérieures sont brunes; les couvertures

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