‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 93 sur 251 · PI. LXVI · texte numérisé non relu

PI. LXVI

Cap i te violaceo ; corpore subtiis uropygioque rubris ; dorso viridi et olivaceo ( senior. )

Capite cœruleo violaceo corpore supra saturnie viridi; ventre griseo aut rubro flavoque vario; hypochondriis viridibus (adultus. )

PASSERINES.

Supra saturnie viridis , subtus viridi-olovaceus (femina et junior.)

Verdier de la Louisiane, Brisson, Ornith. , Loin. 3, pag. 200, n° 55; Appen. , pag . 74.

Le pape, Bujfon, Hist.nat. des Ois., torn. 4, pag. 176 ,pl. enl.,n° 1 5g , fig. 1 et 2.

Emberiza ciris, Lirai., Gm . , Sjst. nat., édit. 1 3, n° 24 ; idem, Latii. , index , nr> 6 1 .

Painted bunting, Lath., Synopsis, tom. i,pag. 206, n° 54-

Parmi les beaux oiseaux, celui-ci doit être placé au premier rang, d’autant plus qu’à la richesse de son vêtement il joint un naturel doux, familier, et un ramage mélodieux. Son chant ressemble beaucoup à celui de la fauvette à tête noire ; mais il est moins fort et plus agréable dans un appartement. Cette espèce , qui se plaît sur les orangers et y niche, est commune dans les Florides et à la Louisiane, plus rare dans la Caroline méridionale, et ne pénètre pas plus au nord dans les États-Unis. Les Espagnols l’appellent mariposa , et les Anglais nonpareil.

Le nom de pape , qu’on lui donne en France, vient du camail violet qui couvre la tête du mâle jusqu’au-dessous des yeux, lequel descend sur la partie supérieure et les côtés dû cou, et revient sur la gorge ; le devant du cou, les parties postérieures, le croupion et les couvertures de la queue sont d’un rouge éclatant ; le dos est du même rouge chez des individus , mais le plus souvent varié de vert tendre et d’olivâtre obscur ; les grandes couvertures alaires sont vertes, les petites d’un bleu violet; les pennes et celles de la queue d’un brun-rougeâtre; les pieds bruns; le bec est d’un gris rembruni. Longueur totale, 5 pouces et demi.

La femelle est d’un vert foncé sur la tête et toutes les parties supérieures; d’un vert-olive sur les inférieures, plus chargé sur la poitrine; d’un vert rembruni, bordé de vert clair sur les ailes et la queue. Les jeunes lui ressemblent ; les mâles , après leur première mue, ont la tête et le cou d’un bleuviolet; le dessus du corps d’un vert foncé; le dessous de la même couleur, mais varié de gris et de jaune sur le ventre; les flancs verts ; les couvertures supérieures , les pennes des ailes et de la queue brunes et bordées de vert à l’extérieur.

BRUANS.

7ème division. BRUANT, Emberiza.

Bec entier, un peu robuste, conique, un peu comprimé latéralement, pointu, à ouverture oblique et dirigée en enbas; mandibule inférieureà bords fléchis en dedans et rétrécis; la supérieure plus étroite, un peu creusée à l’intérieur, et munie d’un tubercule osseux, saillant, longitudinal ou arrondi. PI. F, n° 7 .

Narines orbiculaires , ouvertes, en partie cachées sous des petites plumes dirigées en avant.

Langue épaisse, fendue à la pointe.

Tarses nus, annelés.

Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’extérieur, et totalement séparé de l’intérieur.

Ailes moyennes ; deuxième et troisième rémiges, à peu près égales et les plus longues de toutes.

Cette division est composée de trente-huit espèces, qui sont répandues en Europe, en Afrique, en Asie et dans l’Amérique. Les bruans ont, de même que tous les séminivores, les deux mandibules mobiles, et un jabot dans lequel lès graines sont macérées avant de passer dans l’estomac. Tous vivent principalement de semences qu’ils cherchent à terre, et trèsrarement sur les arbres; ils sont aussi entomophages, et ils tuent les insectes avant de les manger, soit à coup de bec, soit en les secouant contre un corps dur; ils déchirent les gros par lambeaux et avalent les autres entiers. C’est avec ce seul aliment qu’ils nourrissent leurs petits nouvellement nés; ensuite ils leur dégorgent les graines à demi digérées. Ces oiseaux ont peu d’aptitude à s’approprier des chants étrangers, et généralement le ramage des mâles n’est pas aussi varié ni aussi agréable que celui des fringilles.

La plupart des bruans, qui habitent les contrées septentrionales, les quittent à l’automne, s’avancent plus ou moins dans le Sud, et y reviennent aux approches du printemps; les uns plus tôt, les autres plus tard. Ils fréquentent de préférence les haies et les bosquets; plusieurs, cependant, ne

GALERIE DES OISEAUX. IIe PARTIE.

BRUANS.

se plaisent que dans les prairies ou dans les champs cultivés ; quelques-uns font leur domicile dans les roseaux et y nichent; tandis que d’autres préfèrent les buissons; quelques-uns construisent leur nid à terre dans une touffe d’herbes ou dans des halliers. Tous font ordinairement deux pontes par an , composées de quatre ou cinq œufs. Le mâle aide la femelle dans la construction du nid, la soulage dans le travail de l’incubation, pendant quelques heures du jour, la nourrit quand elle couve, et partage avec elle les soins qu’exigent les petits. Ceux-ci naissent couverts d’un léger duvet, et quittent leur berceau avant de pouvoir voler, chez les espèces qui nichent à terre, dans les herbes ou au pied d’un buisson.

LE BRUANT HUPPÉ, Emberiza cristatella.

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