‹ La galerie des oiseaux (volume 3)Chapitre 112 sur 236 · AA PRE · texte numérisé non relu

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MANUCODES. 143

en arrière, où chaque partie se rapproche l’une de l’autre, et est séparée sur l’occiput par une bande de plumes longues, étroites, et partant de la base du bec; celles du sommet de la tête sont très-courtes et imitent le velours noir. Le bec est rougè à son origine et jaune vers le bout; l'iris de couleur noisette; les pieds sont d’un jaune orangé et les ongles bruns. Longueur totale 10 pouces trois quarts.

L’individu décrit par Brisson a les pennes des ailes, depuis la seconde jusqu’à la huitième incluse, blanches dans le milieu: cette couleur est coupée par le noir de la tige, n’occupe sur la seconde rémige que le côté intérieur, et sur la huitième que le côté extérieur. Le petit mainate d'Edwars diffère du précédent par une taille moins longue et par la forme des deux crêtes, qui se réunissent derrière l’occiput et embrassent la tête d’un œil à l’autre. Enfin, le grand mainate est de la taille du choucas, et il a le bec et les pieds jaunes sans aucune trace de rougeâtre. On le trouve dans l’île de Hainan en Asie. Le mainate de Boutius est une espèce distincte et particulière, et non pas une variété des précédens.

7% FAMILLE. MANUCODIATES où OISEAUX DE PARADIS, Paradiser.

Pieds médiocres, forts ou grêles.

Doigts au nombre de quatre, trois devant, un derrière.

Plumes cervicales ou hypocondriales longues et de diverses formes.

Bec emplumé à sa base, comprimé latéralement, robuste ou grêle, fléchi à sa pointe, le plus souvent échancré.

1% pivision. MANUCODE, Crcénnurus.

Bec garni à sa base de très-petites plumes dirigées en avant, grêle, convexe en dessus, un peu comprimé par les côtés; mandibule supérieure finement entaillée et fléchie vers le bout ; l’inférieure plus courte et droite, PI. I, n°rT

146 MANUCODES.

Narines recouvertes par les plumes du capistrum et nullement apparentes.

Langue médiocre, cartilagineuse, ciliée à sa pointe.

Tarses nus, annelés.

Doigt intermédiaire soudé à la base avec l’externe et totalement séparé de l’interne.

Ailes allongées, à penne bâtarde très-courte; première rémige plus courte que la sixième ; deuxième et troisième les plus longues de toutes; secondaires égales entre elles, ou à peu près.

Plumes hypocondriales larges, allongées , tronquées à leur extrémité.

Queue à douze rectrices; les deux intermédiaires filiformes, bouclées à leur pointe.

Cette division ne renferme qu’une espèce que l’on trouve dans l’Asie orientale. Elle se nourrit principalement de baies, et se tient habituellement dans les buissons. On lui a donné le nom de roi des oiseaux de paradis, parce que, dit-on, elle leur sert de conducteur dans les diverses courses qu'ils entreprennent.

LE MANUCODE ROYAL, Cicinnurus regius.

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