‹ La galerie des oiseaux (volume 3)Chapitre 124 sur 236 · PI. CIV · texte numérisé non relu

PI. CIV

Niger parumper nitens; rostro luteo; pedibus nigris, aut rubris, aut flavis.

Le choucas des Alpes, Briss., Ornith., tom. 2, pag. 30, n° 8, pl. 1, fêg. 2.

Idem, Buffon, Hist. nat. des Oùs., tom. 3, pag. 76, pl. enl., n° 531.

Corvus pyrrhocorax, Linn., Gmel., Syst. nat., edit. 13, n° 17.

Idem, Lath., Index, n° 4o.

Alpine crown, Lath., Synopsis, tom. 1, pag. 183, n° 11.

Schnee rabe, 'olfet Meyer, Taschenbuch der deutschen Vôgel Kunde, pag. 100, n° 6.

Ce choquart a le bec jaune; les pieds de cette couleur à un certain âge,

rouges dans l’âge avancé, et noirs dans la jeunesse. Cette dernière teinte domine seule sur tout son plumage, avec quelques reflets peu sensibles. Longueur totale, 15 pouces. On ne connaît ni la livrée du jeune, ni la couleur

des œufs.

6% pivision. CASSENOIX, Nucifraga.

Bec garni à la base de plumes sétacées, dirigées en avant, épais, droit, robuste, entier, convexe en dessus, comprimé par les côtés, à pointe un peu déprimée et presque tronquée; mandibule supérieure un peu plus longue que l’inférieure. PI. I, n° 10.

INarines petites, longues, ouvertes, cachées sous les plumes du capistrum

Langue cartilagineuse, courte, frangée, bifide et cornée à son extrémité,

Tarses nus, annelés.

Doigt intermédiaire soudé à la base avec l’externe, et totalement séparé de l’interne.

Ailes à penne bâtarde, courte et arrondie à la pointe; troisième et quatrième rémiges les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices.

166 CASSENOIX.

La seule espèce que renferme cette division se trouve en Europe. Elle préfère, pour sa résidence, les hautes montagnes de l'Auvergne, de la Savoie, de la Suisse, le Bergamasque en Autriche, les Alpes; on la voit très-rarement en Angleterre, et on la rencontre aussi en Russie, en Sibérie, au Kamtschatka, et même dans le nord de l'Amérique, selon Latham.

Quoique les cassenoix ne soient point des oiseaux de passage, ils sont quelquefois erratiques. Ils se réunissent, dans certaines années, en troupes très-nombreuses, quittent leurs montagnes , se répandent dans les plaines, et toujours de préférence dans les lieux plantés de sapins. Leur passage ou leur voyage se fait en automne, et ils mettent ordinairement entre chacun un intervalle de six à neuf ans. A cette époque, ils sont tellement affaiblis par le défaut de nourriture, qu'ils se laissent approcher assez pour être tués à coups de bâton, et même pris à la main; il suffit alors de leur présenter des appâts, et ils donnent en foule dans tous les piéges qu’on leur tend. On prétend qu'ils causent un grand préjudice aux forêts, en perçant les gros arbres à la manière des pics, ce qui leur occasione une guerre continuelle de la part des propriétaires; c’est une des raisons qui les empêchent de se perpétuer dans nos contrées, et les force de se réfugier dans les forêts escarpées. Ces oiseaux ayant les pennes de la queue usées par le bout,.on suppose qu'ils grimpent comme les pics; mais, ce qui est certain, c’est qu'ils nichent, comme ceuxci, dans des trous d’arbres. Leur cri est semblable à celui de la pie, et leur

ponte de cinq ou six œufs.

LE CASSENOIX MOUCHETÉ, Vucifraga guttata.

PIACNE

Fusca, albo-punctata; alis caudäque nigris; rectricibus apice albis ; intermedüis apice detritis ( mas ); rufescente-fusca ( femina ).

Le cassenoix, Briss., Ornith., tom. 2, pag. 59, n° 1, pl. 1, fig. 1.

Idem, Buff., Hist nat. des Ois., tom. 3, pag. 122, pl. enl., n° 5o.

Corvus caryocatactes, Linn., Gmel., Syst. nat., edit. 13, n° 10.

Idem, Lath., Index, n° 39.

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TÉMIAS. 107

Nut-cracker, Lath., Synopsis, tom. 1, pag. 400, n° 38.

Nusserabe, #olf et Meyer, Taschenbuch der deutschen Vügel Kunde, pag. 103, n° 9.

Cetroiseau, peu méfiant et peu rusé, est aussi babillard que la pie, vit, comme elle, de toute sorte de proie, et cache ce qu'il n’a pu consommer.

Son plumage est remarquable par un grand nombre de mouchetures blanches et triangulaires , semées sur un fond brun, qui est la couleur dominante de tout son vêtement. Ces mouchetures sont petites sur les parties supérieures du corps, plus larges sur la poitrine, et nulles sur le sommet de la tête; les ailes et la queue sont d’un noir brillant; quelques rémiges ont du blanc vers leur extrémité ; cette teinte n’est indiquée que par une très-petite tache à la pointe de six ou sept autres, et termine les rectrices; l'iris est couleur noisette; le bec et les pieds sont noirs. Longueur totale, 13 pouces environ. La femelle ne diffère du mâle qu’en ce que la teinte brune tend au roussâtre.

7% pivision. TÉMIA, Crypsirina.

Bec médiocre, robuste, couvert à la base de petites plumes veloutées, convexe en dessus; mandibule supérieure fléchie et entaillée vers le bout. PlST- mobrtre

Narines très-petites, rondes, peu visibles, et situées près des plumes du Capistrum.

Langue. . ..

Tarses nus, anneles.

Doigt intermédiaire soudé le long de la première articulation avec l'ex terne , et totalement séparé de l’interne.

Ailes courtes, à penne bâtarde; première rémige la moins longue des primaires; quatrième et cinquième les plus longues de toutes.

Queue très-longue, étagée, à dix rectrices.

La seule espèce dont cette division est composée, se trouve dans l’île de

Waigiou. Cest à quoi se borne tout ce que l’on sait de son genre de vie.

168 ASTRAPIES.

LE TEÉMIA VARIABLE, Crypstrina vartans.

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