‹ La galerie des oiseaux (volume 3)Chapitre 123 sur 236 · PI. CUT · texte numérisé non relu

PI. CUT

V'iolaceo-nigricans ; rostro pedibusque luteis aut rubris.

Le coracias, Briss., Ornith., tom. 2, pag. 3, n° x, pl. 1 , fig. 1.

Idem, Bufjon, Hist. nat. des Ois., tom. 3, pag. x, pl. enl., n° 255.

Corvus graculus, Linn., Gmel., Syst. nat., edit. 13, n° 18. Idem, Lath., Index, n° 4x.

Red legged Crow, Lath., Synopsis, tom. 1, pag. hox, n° 39.

Stemrabe, #olf et Meyer, Taschenbuch der deutschen Fôgel Kunde, pag. 1017, n° 7.

Ce coracias fréquente les Alpes, les montagnes de la Suisse , celles de l'Auvergne, mais on ne le voit point, dit-on, sur les montagnes du Bugey et dans toute la chaîne qui borde le pays de Gex jusqu'à Genève. On le retrouve encore dans les îles de Crète, de Candie, en Perse, et même en Égypte, selon Hass-el-Quits ( Voyage, pag. 238, n° 19 ). Il arrive dans cette contrée vers-le temps où le Nil débordé est prêt à rentrer dans son lit; y est attiré par les insectes et les grains nouvellement semés et ramollis par le premier travail de la végétation, car il est également granivore et insectivore. Son cri est aigu quoique assez sonore, et fort semblable à celui de l’huitrier. Il le fait entendre presque continuellement, et on prétend

qu'il apprend à parler. Il établit son nid au haut des vieilles tours abandon-

164 CHOQUARTS.

nées et des rochers escarpés; sa ponte est de quatre ou cinq œufs blancs, tachetés de jaune sale.

Cet oiseau est totalement d’un noir à reflets violets, verts et pourprés, selon l'incidence de la lumière; le bec et les pieds sont rouges; les ongles noirs. Longueur totale, 15 pouces. La livrée du jeune n’est pas connue. Chez des individus le bec et les pieds sont jaunes.

5% pivision. CHOQUART, Pyrrhocorax.

Bec droit et garni à la base de plumes courtes, dirigées en avant, médiocre, convexe en dessus, un peu grêle; mandibule supérieure un peu arquée et à échancrure usée vers le bout. PI. I, n° 9.

Narines orbiculaires, ouvertes, cachées sous les plumes du capistrum.

Langue cartilagineuse, aplatie, bifide à la pointe.

Tarses nus, annelés.

Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’externe, totalement séparé de l'interne.

Ailes longues; première rémige plus courte que la cinquième, troisième la plus longue de toutes.

Queue à douze rectrices.

Une des trois espèces que contient cette division se trouve en Europe; la deuxième à la Nouvelle-Hollande; quant à la troisième ( choquart sicrin ), on n’est pas certain de bien connaître son pays natal, ni qu’elle appartienne réellement à cette division : tout ce qu’on sait du genre de vie de la première se borne à dire qu’elle habite les Alpes, niche sur les arbres et dans les rochers; que sa ponte est de quatre ou cinq œufs; qu’elle se nourrit d'insectes, de vers de terre, de larves, de graines germées; et qu’étant nombreuse, elle fait du dégât dans les champs nouvellement ensemencés.

LP Ordort dl

CASSENOIX. 165

LE CHOQUART DES ALPES, Pyrrhocorax

alpinus.

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